novembre 30, 2020

The Book of Henry

De : Colin Trevorrow

Avec Naomi Watts, Jacob Tremblay, Jaeden Lieberher, Lee Pace

Année: 2017

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame, Thriller

Résumé :

Un enfant précoce élevé, avec son frère, par leur mère célibataire, échafaude un plan pour aider sa jeune voisine battue par son père.

Avis :

Colin Trevorrow a surpris énormément de monde voilà deux ans, quand il s’est vu offert les rênes de « Jurassic World« . Alors que la Mecque hollywoodienne a tendance à abîmer des films qu’on adore en en faisant des remakes ou des suites inutiles, Colin Trevorrow, malgré les défauts de son film, a su redonner un souffle et une envie autour de « Jurassic Park« , au point que sa suite, réalisée par Juan Antonio Bayona, est l’un des films qui pique le plus ma curiosité pour l’année prochaine.

Bref, alors que le réalisateur a fait carton plein avec un nouvel opus de la saga initiée par Steven Spielberg, et qu’il aurait très bien pu se lancer dans un nouveau blockbuster démesuré, Colin Trevorrow a choisi de faire dans le petit film et c’est un très bon et surtout très beau choix, car « The Book Of Henry » est un bijou d’émotion qu’on n’attendait absolument pas et c’est injustement qu’il sort directement en DVD.

Susan Carpenter est une mère célibataire qui vit dans une petite ville avec ses deux enfants. L’un de ses deux enfants, le plus âgé, Henry, est un petit génie qui peut être considéré comme l’adulte de la maison tant Susan se repose sur son fils de onze ans. Henry est secrètement amoureux de sa jeune voisine, Christina, qui est la fille du chef de la police de la ville. Un jour, Henry découvre que Christina est battue par son beau-père. Il monte alors un plan pour la délivrer. Un plan où il va devoir compter sur sa mère.

« The Book Of Henry« , c’est un peu la claque émotionnelle que je n’attendais pas. « The Book Of Henry » tient plus que la route, puisqu’il se révèle prenant, imprévisible, surprenant et même bouleversant.

Ce qui est génial avec ce film, c’est toute la promotion presque mensongère qui a été faite autour. Très différent du film qu’on nous vend, ce troisième film pour Colin Trevorrow est bien plus un drame fort et puissant qu’un thriller à l’intrigue étrange, même si on y parviendra peu à peu à ce synopsis.

« The Book Of Henry » est donc un film qui parle avant tout d’amour, celui de la famille. C’est un film empreint de moments aussi magiques que tristes. L’intrigue qui tourne autour de la jeune fille battue, même si elle évoque de très bons sujets, comme justement les enfants battus, ou encore le fait de ne jamais vraiment faire attention, malgré les signes, est finalement un prétexte pour nous plonger dans cette famille et le drame qu’elle va subir. Être un bon parent, l’éducation, l’amour, le deuil, et le fait de s’accrocher à n’importe quoi par peine, quitte à en prendre ses repères sont autant de sujets que Colin Trevorrow approche avec sensibilité et réalisme. Et finalement, ce film qui donne l’impression d’être un deux en un, à tout instant, avec intelligence, sert la même cause et parle de la même chose, l’amour d’une mère.

Entre temps, le film nous touche, nous émerveille, nous amuse grâce à la naïveté des enfants et surtout, il nous bouleverse. Et ça, même si le film est un peu trop idyllique sur son final.

Ce deux films en un, on le retrouve aussi dans la mise en scène de Colin Trevorrow. Une mise en scène qui s’adapte à toutes les épreuves que traversent ses personnages. Pleine de poésie et de rires d’enfants, elle sait aussi se faire sérieuse et d’une grande tristesse, ou encore se faire pleine de suspens dans ses dernières vingt minutes. Une dernière partie qui laissait craindre le pire et qui finalement offre une belle morale et une décision aussi intelligente que touchante.

Bien sûr, « The Book Of Henry« , c’est aussi des acteurs remarquables. Si Naomi Watts est excellente, cool, drôle (quand elle s’éclate sur sa console, c’est génial) et touchante, c’est bien les talentueux Jaeden Lieberher et Jacob Tremblay qui épatent le plus.

Les deux gamins sont incroyables et confirment encore une fois tout le bien qu’on pensait déjà d’eux, en particulier Jaeden Lieberher, qui après son rôle de Billy dans le « Ça » de Muschietti, trouve là un rôle incroyable de maturité, de charisme et d’émotion. Inutile de dire que le gamin ira loin !

Injustement privé de sortie sur les grands écrans, le nouveau film de Colin Trevorrow est pourtant magnifique. C’est un très beau drame surprenant que nous offre là son réalisateur. Un drame qui confirme aussi le talent d’un réalisateur qui nous fera encore palpiter et sur qui il faudra compter dans les années à venir.

Note: 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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