Vescera – Beyond the Fight

Avis :

Les changements de line-up dans un groupe de musique, c’est relativement récurrent et rares sont les formations qui tiennent complètement sur la durée. L’autre fait que l’on voit assez souvent dans le monde du rock ou du métal, c’est l’ajout de musiciens autour d’un Guitar Hero ou encore la nécessité de trouver un chanteur pour combler un manque au sein d’une formation. Michael Vescera fait partie de ces chanteurs que l’on a tous plus ou moins entendu durant les années 80/90, mais qui a toujours été caché dans l’ombre des formations dans lesquelles il apportait sa voix. Chanteur d’Obsession, du groupe japonais Loudness ou encore pour le grand guitariste Yngwie Malmsteem, il a décidé en 2016 de créer son propre groupe en prenant son nom de famille. S’entourant de musiciens italiens, Michael Vescera prend alors les rênes de sa carrière et décide de faire un peu de bruit dans le monde du hard, du heavy et du métal. Beyond the Fight est donc le premier album de cette formation, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les références du monsieur sont assez nombreuses et végètent toutes plus ou moins dans les années 80, offrant donc un skeud plutôt réussi, très pêchu et qui donne une véritable envie de bouger la tête et les jambes.

L’album débute avec Blackout in Paradise et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça démarre très fort. La batterie ultra rapide balance les riffs de grattes de façon virulente et le chanteur peut se lâcher avec sa voix assez aigue et nasillarde mais qui colle parfaitement au Heavy dans lequel évolue la formation. Le titre est très efficace, notamment dans son couplet en mid-tempo et son refrain très catchy, rentrant très rapidement en tête, permettant de le chanter à tue-tête. Véritable premier hit de l’album, Vescera tape fort et nous rappelle à quel point les années 80, au niveau du heavy, c’était entrainant, mélodique, tout en étant rapide et accessible. L’album sera d’ailleurs parcouru de titres dans le même style, à l’instar de In the Night, un poil moins rapide, dans une atmosphère plus lugubre, mais qui fonctionne là-aussi du tonnerre, notamment grâce à une voix parfaite et surtout une rythmique qui évoque le heavy de la bonne époque, tout en n’oubliant d’être dans l’air du temps. On peut aussi citer Looking for Trouble, un titre très pêchu et d’une efficacité sans faille, ou encore Troubled Man qui débute avec un chant surpuissant donnant immédiatement le ton sur un titre en mid-tempo mais qui accroche rapidement. Bref, dans son ensemble, l’album est une belle réussite, et on peut aussi parler de Soldier of Fortune, un morceau qui ne s’arrête pas une seconde et qui envoie du lourd du début à la fin.

Cependant, tout n’est pas parfait dans ce premier album. Si l’on sent la maîtrise technique et une production impeccable, certains titres demeurent moins marquants que les autres, comme Stand and Fight, une piste très rapide, peut-être un peu trop et qui rappelle beaucoup trop ce que peut faire un Judas Priest en mieux. On peut aussi citer des titres qui n’interpellent pas, la faute à un manque d’identité flagrant, comme pour Vendetta qui démarre de suite avec le couplet, sans introduction, ou encore Suite 95 qui manque d’innovation, et cela malgré une jolie ligne de basse. On peut aussi évoquer Never Letting Go et sa batterie électrique au début, qui fait penser au hard rock des années 80 (encore), mais qui manque de rythme, se plaçant comme le titre le moins rapide et le moins nerveux. Cependant, ce manque d’identité est parfois contrebalancé avec des titres plus intéressants, comme pour Dynamite, qui est un morceau qui s’écarte du heavy pour offrir quelque chose qui se rapproche plus du hard ou encore Seventh Sign – Crash and Burn, qui ressemble à un titre de Power Métal. Cela permet donc d’oublier les titres un peu en deçà pour laisser un goût satisfaisant dans les oreilles des petits métalleux en herbe.

Au final, Beyond the Fight, le premier album de Vescera, est une petite réussite qui mérite d’être mieux mis en lumière. Officiant dans un Heavy assez classique, ce premier album est un bon revival des années 80 et malgré quelques petites scories propres au fait que ce soit un premier skeud, il n’en demeure pas moins que l’on prend du plaisir à découvrir cet artiste complet qui, on l’espère, aura encore une belle carrière.

  1. Blackout in Paradise
  2. In the Night
  3. Stand and Fight
  4. Dynamite
  5. Looking for Trouble
  6. Vendetta
  7. Troubled Man
  8. Never Letting Go
  9. Suite 95
  10. Soldier of Fortune
  11. Seventh Sign – Crash and Burn

Note : 15/20

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Par AqME

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