novembre 26, 2020

Trapped Saison 1

D’Après une Idée de : Baltasar Kormakur

Avec Olafur Darri Olafsson, Ilmur Kristjansdottir, Ingvar Eggert Sigurosson, Porsteinn Gunnarsson

Pays : Islande, Allemagne

Nombre d’Episodes : 10

Genre : Polar

Résumé :

Un torse non identifié échoue sur les rives de la petite ville de Seydisfjördur, en Islande. Lorsqu’une tempête rend les routes impraticables et isole la ville du reste du monde, elle bascule dans le chaos : les habitants réalisent qu’ils sont tous de potentiels suspects, mais aussi tous potentiellement en danger. Un flic impitoyable et perturbé risque alors sa vie, sa famille et la sécurité de sa ville pour résoudre le mystère, dans l’espoir de racheter sa réputation ternie.

Avis :

Acteur et réalisateur Islandais, Baltasar Kormákur est l’un pilier du cinéma islandais. Étant dans le milieu du cinéma depuis presque trente ans maintenant, Baltasar Kormàkur connaît une reconnaissance internationale, ce qui ne l’empêche pas, entre deux grosses productions américaines, de retourner sur son île pour réaliser un petit film bien de chez lui, ou encore une série, comme « Trapped« , qui porte très bien son nom.

« Trapped » est la première série de Baltasar Kormákur et pour sa première incursion sur le petit écran, le réalisateur a fait les choses bien. « Trapped » est une série qui respire le travail de Baltasar Kormàkur. Créateur, scénariste, producteur, il en aura même réalisé le premier et le dernier épisode de sa première saison. Et c’est quelque part entre le thriller et le polar qu’il a placé son intrigue, afin de nous piéger en plein hiver islandais, dans une petite ville pas si tranquille que ça.

Seydisfjördur est une petite ville islandaise perdue au milieu de nulle part. C’est une petite ville où il fait bon vivre, malgré les hivers terribles qui bien souvent coupent la ville du reste du monde. Un matin, des pécheurs remontent le torse d’un homme. Tous les indices convergent vers un meurtre et il se pourrait bien que le meurtrier soit l’un des passagers du ferry qui vient d’arriver en ville. Le Capitaine de la police local, Andri, aidé de ses deux agents, va alors tout faire pour élucider cette enquête qui va s’avérer être bien plus complexe et sombre qu’elle ne le laissait supposer.

Loin des séries américaines, « Trapped« , la première série de Baltasar Kormákur est donc une bonne surprise, car elle s’appuie sur son intrigue et son ambiance. Ici, il ne faut pas s’attendre à du spectaculaire, Baltasar Kormákur a décidé de surprendre autrement.

« Trapped » est donc ce qui reste d’un corps qui est retrouvé un matin comme un autre. Dès lors, et à la vision de l’état corps, il y a eu meurtre. Une tempête approchant, la ville se retrouve piégée et le dit meurtrier ne peut fuir. Avec un scénario aussi facile que déjà vu, Baltasar Kormákur va pourtant nous offrir une série très prenante, qui va aller de surprises en surprises. L’intrigue que nous sert ici le showrunner est cuisinée aux petits oignons. Malgré un rythme assez lent, « Trapped » arrive très facilement à nous tenir.

Dans cette série, on le sait, le meurtrier est parmi les gens que l’on voit et c’est avec un certain sadisme de la part de son scénariste que Baltasar Kormákur va nous mettre le doute. Dans « Trapped« , tout le monde finit par être suspect et ce qui est excellent, c’est que plus les épisodes défilent et moins l’on a de certitudes. Baltasar Kormákur noie le poisson, nous envoie sur de mauvaises pistes, dissimule des indices ici et là, parfois même de manière très discrète. Il développe aussi plusieurs intrigues dans l’intrigue, qui ont toutes un but et rend sa série encore plus riche qu’elle ne l’est. Chaque épisode appelle un suivant et finalement, on se mange les dix épisodes de « Trapped » sans même s’en rendre vraiment compte. Avec « Trapped« , sans jamais perdre de vue que la série demeure un polar, le créateur en profite aussi pour aborder les services de son pays, l’influence des médias, la politique d’immigration ou encore la ruralité et la vie de ces petites villes où tout le monde se connaît et s’entraide. La série joue beaucoup sur le côté humain, son intrigue, son histoire n’est pas spectaculaire, et son dénouement est même touchant au final. Si « Trapped » est prenante, elle sait aussi se faire intéressante et joue très bien avec les émotions. D’ailleurs ces émotions ressenties, on les doit aussi à son casting qui va être pour beaucoup de belles découvertes. Si Ólafur Darri Ólafsson est un habitué du cinéma de Kormákur et qu’on l’avait déjà repéré dans « Survive« , on sera très touché par Ilmur Kristjánsdóttir qui incarne la flicquette de la ville. Un rôle fort qui pose plein de bonnes questions et qui en bonus est tenu par une actrice formidable.

Pour nous tenir encore plus devant sa série, Baltasar Kormákur a soigné l’esthétisme. La série a de la gueule et son ambiance est terrible. Dans « Trapped« , on est enfermé dans cette ville, et le décor qui l’entoure finit par être un personnage aussi reposant qu’il peut être menaçant. Baltasar Kormákur profite des paysages, de la mer, et nous livre même quelques moments oppressants quand la ville est piégée dans une tempête.

Venue du Nord, cette première saison de « Trapped » est donc une bonne découverte. Entre suspens et émotion, le tout servi par des acteurs excellents et une mise en scène superbe, « Trapped » a su nous tenir alerte et ses dix épisodes se sont mangés comme du petit pain. Et si la saison a belle et bien une résolution, on attend et on est curieux de la saison deux.

Note : 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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