AtomA – Skylight

Atoma-Skylight

Avis :

On le sait tous, les pays nordiques sont les maîtres en matière de métal. Démocratisé depuis l’avènement de Lordi lors de l’eurovision, les pays scandinaves  nous régalent avec des groupes talentueux, arborant des styles variés et des techniciens incroyables. On pense bien entendu à Nightwish, mais aussi à Amon Amarth ou encore à Ghost. AtomA nous vient de Suède et il s’agit des anciens membres d’un groupe qui répondait au doux nom de Slumber. Skylight est le premier skeud de la formation et révèle un nouveau genre au nom assez explicite : Apocalyptic post rock/métal. Difficile de faire plus complexe dans le terme mais plus explicite dans le sens. On s’attend alors à avoir quelque chose de très sombre, de très travaillé, mais aussi qui bouge et qui envoie du lourd. On s’imagine déjà un Sunshine de Danny Boyle mais à la sauce Saw. Un truc spatial mais qui arrache la gueule et qui balance de l’hémoglobine. A partir de ce postulat et de ce que l’on imagine, le résultat est-il à la hauteur ? Avons-nous quelque chose qui bouge, qui envoie du lourd tout en étant planant ? La réponse est définitivement non, malgré quelques fulgurances sympathiques. Mais pourquoi la sauce ne prend-elle pas suivant nos attentes ? Alors voir cela de plus près, a risque de se prendre une volée de bois vert !

Quand on lit le mot métal, on s’attend forcément à quelque chose de brutal, avec des rythmes rapides et des riffs saturés. AtomA va prendre tout le monde à revers en proposant dès le premier titre un mélange de musique tribal et électro, sans une once de guitare ou de voix. On aura plutôt tendance à écouter une bande originale de film plutôt qu’un vrai morceau de groupe. Mais tout l’album va être comme cela, enchainant avec des morceaux qui n’ont aucun rapport les uns avec les autres, si ce n’est la présence de claviers grandiloquents sur tous les titres. Alors bien entendu, certains morceaux se détachent des autres pièces, notamment Skylight qui sera dans un registre plutôt métal, hard rock, ou encore Hole in the Sky, qui ressemble à du post rock, rappelant par moment Muse, grâce à la présence des claviers et des sonorités électro. D’ailleurs certains morceaux seront essentiellement électro, voir lounge comme Highway ou encore Bermuda Riviera, qui restent assez planants mais qui ne réveillent pas le métalleux qui sommeille en chacun de nous. Sommes-nous trompés par la marchandise ? Surement un petit peu, comme de métal, le skeud n’en a que l’apparence et parait bien calme. Alors certes, on peu dire que chaque morceau a sa propre identité, que l’album est varié et propose différents styles, mais ce n’est pas ce que l’on attendait d’un album et d’un groupe comme celui-ci. D’autant plus que certaines pièces sont ratées, comme Rainmen qui est chiante comme la pluie ou encore Solaris qui ressemble à un mauvais morceau électro des années 80 enregistré sous la mer. Néanmoins, on pourra apprécier des morceaux un peu plus pêchus où les guitares résonnent comme pour Resonance ou encore Hole in the Sky. En dehors de cela, le trip tribal électro fin du monde et pluie de météores reste trop obscur pour moi et n’est qu’un prétexte pour fournir un album prototype.

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Au niveau de la voix, c’est très difficile de dire si elle est belle ou pas. Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’elle est assez jolie et plutôt pure, venant de ce fait sublimer certains morceaux comme Skylight ou encore Hole in the Sky, qui est le morceau le plus conventionnel. Au-delà de ça, on ne peut que difficilement juger car les trois quarts des morceaux sont instrumentaux et ne comportent pas de voix, si ce n’est quelques apports féminins qui rendent le morceau plus planant et, dans ce cas de figure, c’est plutôt réussi. Mais pour un skeud qui est classifié métal, autant le dire tout de suite, seulement trois morceaux apportent quelques élans nerveux et le reste demeure assez progressif voir poussif. Du coup, il est assez difficile de dire si cet album est recommandable ou pas. Soit vous êtes fans de nouvelles expériences apportant quelque chose de plus calme au domaine du rock, voir d’électro, soit vous êtes réfractaires à cela et à ce moment l’album va vous sembler chiant.

Au final, Skylight, le premier album de AtomA, qui aura mis plus de deux ans avant de trouver un producteur et un distributeur, est une semi déception pour ma part. M’attendant à quelque chose entre le doom métal et le heavy, j’ai eu droit à quelque chose d’expérimental, de futuriste et qui m’a d’abord déçu, nécessitant plusieurs écoutes. Si au bout du compte cela s’avère sympa, l’approche musicale du skeud est difficile et certains morceaux ne semblent pas très intéressant (Solaris ou Rainmen). Bref, un album différent qui ne peut laisser indifférent.

  1. Atoma
  2. Skylight
  3. Hole in the Sky
  4. Highway
  5. Bermuda Riviera
  6. Resonance
  7. Solaris
  8. Rainmen
  9. Saturn and I
  10. Cloud Nine

Note : 11/20

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Par AqME

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