Méga Force

De : Hal Needham

Avec Barry Bostwick, Michael Beck, Persis Khambatta, Edward Mulhare

Année: 1982

Pays: Etats-Unis, Hong-Kong

Genre : Action, Science-Fiction

Résumé :

Ace Hunter dirige Megaforce, un commando d’élite américain en motocyclettes à lance-missiles (Delta MK 4 Megafighter) et en buggies, et parcourt le monde pour combattre le mal.

Avis :

Ancien cascadeur, Hal Needham, après une dizaine d’années à faire de la cascade, s’est lancé dans la réalisation. Si sa carrière ne compte pas moins de dix-sept longs-métrages étalés sur une vingtaine d’années, aucun d’eux n’aura vraiment trouvé le succès. Ou alors si, l’un d’entre deux, mais très loin de son projet de départ, puisque l’on parle ici de « Mega Force« , énorme production à vingt millions de dollars, ce qui est bien plus que « Star Wars » ou « Terminator » de la même époque. Malheureusement, le film fut un échec total et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’on le retrouve depuis des années dans le cercle des meilleurs nanars de la création.

« Mega Force« , c’était Le blockbuster de l’été 1982… Enfin ça aurait dû l’être. Lancé en très grande pompe, allant jusqu’à créer des jouets à l’effigie de ses personnages, ce qui devait être une trilogie connut donc un échec cuisant et quand on voit le résultat, on comprend pourquoi. Impossible de prendre au sérieux ce délire kitsch. Doté d’un scénario des plus douteux, les bons Américains en sauveurs du monde libre aux rouges communistes, de personnages aussi débiles que mal construits, et d’une mise en scène ringarde au possible, « Mega Force » fait mouche et amuse, mais pas là où les producteurs et tous ceux qui ont cru au projet l’avait imaginé. Bref, un nanar à vingt millions de dollars, qui est aujourd’hui un petit bonheur, pour une bonne soirée moquerie entre potes.

En Galibie, la démocratie est en péril. Pour remettre de l’ordre, le Général Byrne-White fait appel à Mega Force, une organisation secrète des États-Unis qui fait respecter l’ordre et la loi à travers le monde. Puissante organisation, à la pointe de la technologie, son commandant en chef, le charismatique Ace hunter, accepte la mission, et ce qui devait être un travail plutôt banal pour l’équipe, ne va finalement pas être si simple que cela…

« Méga force » ou la séance magique ! Gros blockbuster américain dans tout ce qu’il peut avoir de plus noble, « Méga force » est le film génial qui démontre avec force, précision et assurance tout ce qu’il ne faut pas faire.

Magique de supériorité, sensationnel dans sa démesure et son ridicule, incroyable dans ses personnages qui sont au-delà de la caricature, « Méga force » est un concept à lui seul.

Doté d’un scénario écrit à cinq, dont on ne comprend rien tant le film s’embrouille dans des explications lassantes et ridicules, car tout ce petit monde se prend bien au sérieux. Et entre ses théories fumeuses, son patriotisme démesuré à faire passer Donald Trump pour une petite ballerine et la recherche qu’on entreprend pour savoir finalement de quoi le film a vraiment voulu nous parler, aucun thème et aucun sujet n’en ressort au final. On peut même remarquer que le film a tendance à génialement se vautrer dans la caricature, le manichéisme, le racisme ou le sexisme, pour notre plus grand plaisir de nanardeur.

Bref, on se retrouve à suivre « Méga force » avec un amusement non dissimulé qui pousse chaque scène à la moquerie. Qu’est-ce que c’est drôle de voir cette espèce de commando futuriste et pathétique sortir des vannes incroyables toutes les deux minutes, le tout moulé dans des costumes dorés en lycra, dont on se demande encore qu’elle est la costumière ou le scénariste qui a eu l’idée de cette chose magique. D’ailleurs, le commandent de l’équipe « Méga force », incarné tout brushing de sorti, par un Barry Bostwick en totale roue libre, est un bijou à lui seul. Et l’on aurait presque envie de le suivre n’importe où !

« Méga Force« , heureusement, n’est pas qu’un scénario horrible et des personnages incroyables. « Méga Force » est aussi un blockbuster qui a sorti tout ce qu’il avait en stock. Si, sur certains films, on se demande où est passé l’argent, avec « Méga Force« , il est bel et bien présent à l’écran. C’est ce qui prime même au point qu’on en a oublié d’écrire un scénario derrière. Qu’importe l’histoire finalement, on expose la supériorité des USA dans des scènes qui manquent absolument de tout. Et oui, si on en prend plein les mirettes, malheureusement, à aucun moment ça ne fonctionne, car tout est ringard et ce n’est pas à cause du vieillissement du film. Les scènes d’action n’ont aucun sens, aucun rythme, et en plus, comme le tout se veut aussi cool que sérieux, un peu à l’image du scénario, on ne comprend pas ce qui se passe à l’écran et c’est tout bonnement génial.

Nanar de luxe comme on les adore, « Méga Force » entre donc dans la catégorie des bijoux les plus improbables, voire même puants, que les USA ont pu produire. Magique, hors norme, et incroyable de bout en bout, il est bien impossible de garder son sérieux devant une chose pareille (franchement les motos qui tirent des missiles, c’est un coup de génie !).

Note : 02/20

Note Nanar : 19/20

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Par Cinéted

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