Black Sabbath – 13

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Avis :

Comment ne pas connaître le groupe de heavy métal Black Sabbath et son frontman charismatique Ozzy Osborne ? Outre la pseudo télé-réalité que nous avait proposé Mtv avec Ozzy, le groupe, fondé en 1968 à Birmingham, a su dès le départ s’imposer comme le pilier central de la musique métal, créant un nouveau genre, et montrant une maestria incroyable que ce soit au niveau de la technicité ou des mélodies. D’ailleurs, on peut citer des titres devenus cultes avec le temps comme Paranoid, Iron Man ou encore War Pigs, qui montrent que le groupe n’est pas qu’un simple phénomène. Après moult transformations, dont l’entrée de Ronnie James  Dio et le départ de Ozzy Osborne pour sa carrière solo, le groupe change de nom pour s’appeler Heaven and Hell. Lorsque Ronnie James Dio décède des suites d’un cancer, le groupe fait une pause, puis fait une annonce qui va faire vibrer le monde entier, la reformation originelle ! Bien entendu, tout ne sera pas rose, car le batteur refuse le contrat et pour ce 19ème album studio, c’est celui de Rage Against the Machine qui le remplace. Mais quel bonheur de revoir Tony Iommi et Ozzy Osborne de nouveau ensemble. Alors maintenant, le skeud est-il à la hauteur ? Car bien souvent, les retours de groupe ne sont pas forcément terribles, comme l’en atteste le St Anger de Metallica ou encore le Super Collider de Megadeth. Allons écouter cela de plus près !

On pourrait reprocher que le skeud de base ne comporte que 8 titres, mais Black Sabbath demeure l’un des groupes les plus généreux qui soit, car chaque morceau est long, et il faut plus de 50 minutes pour en faire le tour. Les trois pistes supplémentaires ajoutent du bonheur pour un peu plus d’une heure. Le premier titre, End of the Beginning est l’un des morceaux les plus longs, commençant avec des riffs très lourds, très sombres et enchainant avec la voix envoutante de Ozzy Osborne. Cette pièce fait preuve d’une grande maîtrise technique et prouve une fois de plus que sans les vieux la musique serait bien triste. Le plus incroyable, c’est que l’on a l’impression d’entendre deux morceaux différents en un seul alors que tout se tient. Et c’est surement cela qui fait la force surnaturelle de Black Sabbath. God is Dead est la piste la plus longue et le morceau choisi pour  faire le premier clip de l’album et pourtant, ce n’est pas le meilleur de l’album. Assez répétitif malgré une sonorité lourde et entrainante, ce morceau est intéressant grâce à ses paroles évolutives et à une rupture intéressante. Néanmoins, et même s’il s’agit là d’un énorme morceau, notamment à partir de la sixième minute, je trouve qu’il s’agit peut-être du morceau le moins intéressant de l’album. Par la suite, les morceaux vont se suivre avec une fluidité incroyable, notamment grâce à un rythme d’enfer imposé par Loner, puis avec une ballade onirique proposée avec Zeitgeist, et en continuant avec Age of Reason et son rythme assez mais avec des riffs lourds et un solo absolument magique. Live Forever va faire office de gros interlude en proposant quelque chose de classique, d’assez bourrin, toujours avec des riffs rapides et lourds qui sont la marque de fabrique de Tony Iommi. Néanmoins, à mon sens, le point d’orgue de l’album est atteint avec Damaged Soul, morceau sublimissime qui transcende absolument tout le reste de l’album. Démarrant sur une base de blues, la pièce va alternant les moments de chant avec des solos instrumentaux absolument dingues, prouvant une fois de plus que le blues est surement la base de toute musique rock. Le skeud se termine avec Dear Father, qui est très bon là aussi, avec des riffs toujours aussi lourds et des couplets très intéressants qui collent parfaitement au rythme. Les trois morceaux présents sur la version de luxe sont très bons aussi, avec Methademic qui est très rapide ou encore Pariah qui mise plus vers une ambiance noire.

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Si Tony Iommi n’a rien perdu de sa superbe, alors qu’il a deux doigts endommagés, qu’en est-il de ce cher Ozzy tout tremblant ? Et bien il semble être en très grande forme, offrant une prestation sans faille qui rappelle les meilleurs souvenirs des débuts du groupe. Ainsi, quand il faut pousser, il est bien présent, comme on peut l’entendre dans Methademic ou encore dans Loner, mais il pose aussi sa voix, souvent en la trafiquant pour donner un aspect fantomatique, éthéré aux morceaux, comme sur Zeitgeist ou sur Peace of Mind. Du coup, le papy du heavy revient dans une forme olympienne qui fait plaisir à voir. Les paroles, notamment sur Damaged Soul sont à l’image du groupe, sombres et axées sur le diable et Dieu, mais avec un tel niveau de technicité, on s’en fout royalement !

Au final, 13, le dernier album de Black Sabbath est une tuerie monumentale, un socle inébranlable sur lequel bon nombre de groupes de métal devraient s’inspirer pour fournir des albums de qualité et qui ne cherche pas forcément à faire de l’argent. Loin, bien loin devant tous les autres groupes de heavy, Black Sabbath impose sa suprématie et montre que la musique n’a pas d’âge et que le hard rock vivra toujours !

  1. End of the Beginning
  2. Go dis Dead
  3. Loner
  4. Zeitgeist
  5. Age of Reason
  6. Live Forever
  7. Damaged Soul
  8. Dear Father
  9. Methademic
  10. Peace of Mind
  11. Pariah

Note : 19/20

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Par AqME

Note de Mickey: 17/20 Du bon vieux Black Sabbath comme on aime!

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