Boomerang

De : François Favrat

Avec Laurent Lafitte, Mélanie Laurent, Audrey Dana, Wladimir Yordanoff

Année : 2015

Pays : France

Genre : Drame

Résumé :

Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine…

Avis :

Réalisateur qui ne fait pas vraiment de bruit, François Favrat traine dans le cinéma depuis plus de quinze ans maintenant. Si son premier film, « Le rôle de sa vie« , est loin d’être terrible, « La Sainte Victoire« , sorti en 2009, avait quelque peu remonté le niveau. Depuis, le réalisateur avait disparu des écrans.

Et c’est en 2015 qu’il fait son retour avec « Boomerang« , son troisième film et adaptation du roman de Tatiana de Rosnay qui porte le même nom. Pour son troisième film, le réalisateur s’est donc entouré d’un très beau casting, où l’on retrouve Mélanie Laurent, Laurent Laffite ou encore Audrey Dana et Bulle Ogier. Bref, un bien joli casting qui a tendance à faire saliver d’avance, mais malheureusement, si la carte postale est belle, quand on la retourne et qu’on s’attarde sur ce qu’elle nous raconte, « Boomerang » est loin de convaincre, offrant une histoire sans surprise et alambiquée. Dommage.

Antoine et sa sœur Agathe ont perdu leur mère voilà trente ans sur l’île de Noirmoutier. Si la jeune femme s’est noyée accidentellement, Antoine n’a jamais vraiment cru à cette histoire et alors qu’il vient de passer la quarantaine, il décide de se lancer dans ce tabou, ce secret de famille. Mais plus Antoine questionne et provoque, plus il se trouve face à un mur. Antoine est-il parano ou la mort de sa mère cache-t-elle un lourd secret de famille ?

Avec son troisième film, François Favrat se plonge dans un drame familial au lourd passé. Un passé qui s’est transformé en secret de famille, et c’est donc un personnage plus téméraire que les autres qui va devoir le percer.

Si dans le fond, et de loin, « Boomerang » se laisse suivre, et peut même séduire, notamment grâce à son casting qui, s’il n’est pas toujours juste, hormis une Andrey Dana excellente de bout en bout, attire la sympathie d’emblée. Mais voilà, la sympathie ne fait pas tout et « Boomerang » en est une belle preuve. Doté d’une intrigue qui avait tout pour être intéressante, et même touchante, on remarquera que François Favrat n’arrive jamais à nous faire pleinement plonger dedans. Doté d’un scénario convenu, où la surprise est oubliée, le réalisateur livre ici un film et une intrigue qui s’essoufflent vite.

Allant d’indice en indice, tel un puzzle compliqué, François Favrat n’arrive pas à nous passionner pour cette histoire. On n’arrive pas bien à savoir où le réalisateur veut nous emmener et comme en plus, il crée une sorte de suspens lorgnant sur le thriller, alors qu’on sait parfaitement que ses personnages ne craignent rien, on ne comprend pas bien les choix du metteur en scène. Puis arrive la solution finale, qui est peut-être la seule surprise du film, mais comme elle est mal amenée et que le réalisateur n’a pas réussi à nous accrocher avant, cette résolution, qui aurait dû être une touchante révélation, tombe complétement à plat. Pire encore, quand on s’y intéresse de plus près, on voit qu’elle est parcourue de zones d’ombre qui font qu’elle a bien du mal à convaincre.

De plus, si le casting allèche, à l’écran le résultat est là aussi quelque peu décevant. « Boomerang » aura bien de jolis moments de grâce, mais la plupart du temps, on restera sur le sentiment dérangeant de ne pas avoir le bon casting en face finalement. Laurent Laffite a du mal à convaincre, en plus de trouver un personnage incohérent et Mélanie Laurent en fait soit trop ou pas assez. Les grands-parents ne tiennent qu’à moitié la route, parce que l’on est indulgent et finalement, seule Audrey Dana ressort incroyablement avec un personnage magique, qui redonne de l’amour.

Je ressors donc déçu de ce petit film, qui avait pourtant réuni tous les arguments pour séduire. Si dans le fond, « Boomerang » se laisse regarder et détient de beaux et bons moments, on retiendra surtout une intrigue sans surprise, qui manque de saveur et qui en bonus, se perd avec les hésitations de son réalisateur. Bref, c’est vraiment dommage, mais bon les déceptions, ça fait aussi partie de la magie du cinéma.

Note : 09/20

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Par Cinéted

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