The Haunting in Connecticut 2 – Ghosts of Georgia

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De : Tom Elkins

Avec  Abigail Spencer, Chad Michael Murray, Katee Sackhoff, Emily Alyn Lind

Pays : Etats-Unis

Année : 2013

Genre : Horreur

Scénario : Dave Coggeshall

Résumé :

Un couple et leur fille emménagent près d’une ancienne plantation du Sud des Etats-Unis. La petite fille semble dotée d’un étrange pouvoir et parle souvent d’un « Monsieur Gordy ». Les phénomènes se multiplient et s’accentuent. Les origines de ses manifestations semblent remonter à des centaines d’années, au temps de la colonisation…

Avis :  

Voilà encore un sempiternel film de fantôme, énième suite d’un film qui n’en méritait pas tant. Très efficaces par le passé (Poltergeist, …), les ghost stories actuelles ne sont, pour la plupart, pas effrayantes pour un sou, seules de trop rares péloches tirent leur épingle du jeu (Sinister, Ju-On,…). Mais dans quelle catégorie se situe cette histoire de fantôme géorgienne (aux USA, pas le pays d’Europe de l’Est) ?

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A première vue, le pitch banal nous donne l’impression d’assister à un film comme il en existe des dizaines. Un couple part habiter dans une baraque dans les bois. Leur petite fille discute avec des gens qu’elle seule voit, les parents refusent de la croire, les ombres derrière les protagonistes, les portes qui claquent, … la liste est longue, nous avons vraiment l’impression de voir un film au scénario usé jusqu’à la corde. L’originalité de l’histoire vient cependant des fantômes, issus de la colonisation et exploités par un type sans scrupules. On sent le scénar un peu plus fouillé par rapport à beaucoup d’autres films nous ressassant les éternelles vengeances d’outre-tombe. Un film certes pas original, mais qui a le bon gout d’avoir essayé de raconter une histoire

Le film ne nous épargne pas son fatiguant lot de « Jump Scare » qui ne fait pourtant plus peur à personne depuis longtemps, et que dire de certains effets spéciaux approximatifs qui nuisent au récit. Sans compter les éternels chuchotements, visions, hallucinations, murmures qui hantent tous les films traitant de ce sujet, si bien que ce n’est plus du tout effrayant.

Point de vue histoire, outre quelques improbabilités scénaristiques (la mère qui avait oublié qu’elle causait aux morts) et la risible mention « inspiré d’une histoire vraie » (j’aimerai bien savoir ce qui est vrai dans ce film), les personnages semblent un peu plus fouillés et moins caricaturaux que la moyenne et les acteurs jouent relativement juste, mention spéciale à la jeune Emily Alyn Lind qui est vraiment parfaite.

Mais ces quelques qualités ne suffisent cependant pas à sauver ce film dénué d’intérêt. En effet, le métrage manque de rythme, est parfois très long, quant au frisson, on repassera. Les quelques effets numériques présents discréditent ce qu’il restait de crédible dans cette série Z sans saveur, sans surprise et sans peur. La caméra bouge trop vite, par moment on ne comprend rien à ce qu’il se passe à l’écran, et que dire de ce final complétement absurde.

The Haunting in Connecticut 2 penche donc du côté des films de fantômes sans intérêt et rentre dans la liste des Paranormal Activity ou Insidious. Si l’histoire sort un peu du lot, ses effets usés jusqu’à la corde sabordent complétement le métrage. Et dire que ce genre de film insipide a eu les honneurs d’une sortie en salle chez nous alors que tant d’excellents films doivent se contenter d’un DTV dans nos contrées… Cherchez l’erreur.

Il serait temps que ces messieurs d’Hollywood arrêtent de nous prendre pour des vaches à lait et qu’ils comprennent qu’on ne fait pas peur aux gens en leur proposant que des chuchotements, des jump scares ou en montant le volume subitement. Dans un bon film de fantômes il faut une bonne ambiance, une bonne histoire, de bons effets et surtout, du frisson. Malheureusement, très peu de ces éléments sont présents dans ce film fade et dénué d’intérêt.

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D’un point de vue technique par contre, rien à reprocher à la galette proposée par Metropolitan. L’image est belle et que dire du son DTS Master 5.1 qui rend vraiment efficace certains effets pour ceux qui ont un home cinéma à la maison. En ce qui concerne les bonus, on y trouve le commentaire audio du réalisateur non sous-titré (l’intérêt ?) et un documentaire à la crédibilité relative, sur le fait divers dont est extrait le film, des scènes coupées et un bêtisier, et des bandes annonces de prochaines sorties Metropolitan, dont le remake d’Evil Dead           

Note : 08/20

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Par Trasher

AqMENote de AqME: 07/20

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