Barbarella

De : Roger Vadim

Avec Jane Fonda, Ugo Tognazzi, David Hemmings, John Phillip Law

Année: 1968

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction

Résumé :

En l’an 4000, l’astronaute Barbarella, alors en vacances, se voit confier par le président de la Terre une mission spéciale. Elle doit retrouver Durand-Durand, un savant disparu il y a quelques années, inventeur de l’arme absolue, qu’il veut vendre à une planète ennemie.

Avis :

Roger Vadim est un réalisateur qui a officié sur plus de cinquante ans. Auteur de cinéma et de téléfilms, homme à femmes (Bardot, Deneuve, Stroyberg, ou encore Jane Fonda ont été ses épouses ou compagnes), Roger Vadim, décédé en Février 2000, a laissé derrière lui quelques petites pépites et classiques pour le cinéma français, dont  » Et Dieu… créa la femme« , son premier film.

Parmi la filmographie du réalisateur, on trouve un ovni inclassable, qui demeurera le dernier grand succès du réalisateur. Ce film, c’est « Barbarella« , comédie pseudo-érotique de science-fiction qui défie les lois de la logique et l’absurde.

Objet génial de son époque, « Barbarella » respire les années 60 à plein nez. Avec un scénario ubuesque et terrible à la fois. Doté d’une réalisation colorée et psychédélique, « Barbarella » est un moment de cinéma à part, qui fut un réel plaisir à découvrir.

L’an 4 000, l’univers vit une ère de Peace & Love. La guerre n’existe plus et les armes sont un vague souvenir. Aujourd’hui, tout le monde fait l’amour dans l’harmonie la plus totale. Barbarella est une astronaute terrienne. Un matin, elle se voit confier la mission de retrouver Duran-Duran, un inventeur qui a disparu. L’inventeur en question aurait inventé une arme et l’univers pourrait ainsi retomber dans la guerre.

Kitschouille des années 60, « Barbarella » est un film qui envoûte de par ses couleurs, son irréalisme, ou encore par l’époque dans laquelle il a été conçu. Improbable, pour ne pas dire incroyable, « Barbarella » est une expérience, un trip, un psychédélisme, qui alors qu’il a tout pour ne pas vraiment fonctionner, arrive sans aucun souci à charmer, divertir, et même passionner celui qui le découvre.

Si l’intrigue est tirée par les cheveux, si les comédiens sont loin d’être excellents, si les décors font carton-pâte, ou encore, si la mise en scène de Roger Vadim est un peu mollassonne, on va être surpris par le fait que les défauts de « Barbarella » en deviennent ses qualités, car cette histoire est aussi tirée par les cheveux qu’elle est géniale et offre de bons moments de science-fiction décalée. Les comédiens qui surjouent en permanence sont finalement parfaitement en accord avec le film. Les décors, qui sonnent tous faux, apportent un charme inqualifiable au film.

« Barbarella« , c’est un cinéma comme on n’en fait plus et comme on n’en a pas beaucoup fait. C’est un film plein d’audace. C’est un film qui essaie des choses. C’est un film envoûte et qui détient des idées de mise en scène extraordinaires (l’ouverture est une pure merveille), qui ont en prime gagnées en cachet avec les années qui passent. Les décors kitchs et plein de couleurs et de matières sont magiques et respirent une envie de cinéma. Les costumes sont aussi fous qu’ils sont beaux. Le film dégage une ambiance hippie qu’il serait bien impossible à reconstituer aujourd’hui si l’on en avait envie.

Les effets spéciaux sont de petits bijoux, particulièrement dans les incrustations psychédéliques qu’on trouve en arrière-plan. Oui, ils n’ont bien souvent aucun sens, mais là encore, ça donne quelque chose en plus au film qu’on adore.

« Barbarella« , c’est bien sûr une héroïne magnifique incarnée par une toute jeune Jane Fonda, divinement ingénue, dans un rôle qui lui va aussi bien que ses combinaisons rétro-futuristes. Ce qui est génial, c’est que l’actrice n’est pas toujours juste, comme le reste du casting (et quel casting, entre le Mime Marceau en rebelle, Ugo Tognazzi en dompteur de Barbarella, ou encore la belle Anita Pallenberg en Reine cornue), mais c’est bien le tout, l’ambiance singulière, la folie du film, l’érotisme chic, et l’amusement des comédiens et de l’équipe qui se ressent, qui fait que ça fonctionne plus que bien.

« Barbarella » est donc une séance de cinéma en dehors du temps qui a dû en inspirer plus d’un. C’est un trip unique et génial à la fois, dont il faut plus d’un visionnage pour en découvrir toutes les subtilités. Alors bien entendu, il faut remettre le film dans son époque et son contexte, pour le savourer d’autant plus.

Sexy, drôle, généreux, plein de caricatures dans le bon sens du terme, emporté par une Jane Fonda adorable, une BO parfaitement ancrée dans son époque et des décors génialement incroyable. Bref, « Barbarella« , c’est un sacré bon ovni.

Note : 15/20

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Par Cinéted

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