Trancemission – Naked Flames

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Avis :

Il y a des groupes qui ne survivent pas aux années et d’autres qui deviennent des légendes. Il y a des groupes qui ont une renommée mondiale de par leur carrière monstrueuse et d’autres qui, malgré les années, ne connaîtront jamais la gloire et seront cantonnés aux arrières salles vides. Trancemission est un groupe allemand que je découvre avec cet album, Naked Flames. Et pour cause, le groupe ne possède aucun site internet et la plupart des sites d’information ne connaissent pas non plus. Pour en savoir un peu plus, il faut aller sur les sites spécialisés qui ne sont pas non très prolixe sur ce groupe. Et pourtant, j’ai quand même appris quelques trucs, car le groupe teuton joue depuis les années 80 et a connu un mini coup d’éclat avec un album. Relativement fugace, le groupe n’a jamais su se réinventer et ne connaîtra jamais la gloire discrète de Accept ou le succès phénoménal de Scorpions. Naked Flames arrive donc à mes oreilles grâce à internet et la douleur est là. On ressent vraiment le poids des années et l’absence totale de volonté dans un renouvellement exutoire. Moche jusque dans la jaquette, ce skeud ne fait pas envie, mais avec le heavy métal, on ne rigole pas et il faut assurer. Alors quel est le verdict avec cet album ? Une chose est sûre, il ne sera surement pas album de l’année !

Au niveau son, on commence avec une longue introduction de près de 5 minutes. Rien d’original, si ce n’est une approche presque viking métal, avec un gros son qui n’évoque rien de bon. Naked Flames Part 1 n’est qu’une ébauche sans fin, une sorte de parenthèse qui sera close à la fin de l’album par Naked Flames Part 2, identique à la première, ce qui ressemble fortement à un foutage de gueule complet. Mais qu’y-a-t-il au sein même de cette parenthèse pas si inattendue. On retrouve des morceaux faciles, peu engageant, qui souffre du poids des années et qui ne présente rien de neuf. Thorn Bird essaye de démarrer sur les chapeaux de roue, mais cela ressemble à un vieux rock n’roll des années 60 hyper mal fichu avec une basse redondante et une gratte au second plan. Not Me est un calvaire de plus de 3 minutes qui ne présente aucune variation et qui n’avance pas. Sex Me Up démarre plutôt sympathiquement juste avant que le chanteur ouvre sa gueule. You est une balade assez sympathique mais qui ne renouvelle rien et qui a juste le mérite d’être là, en plein milieu. House of Love est résolument le morceau le plus kitsch et le plus horrible de l’album, absolument affreux par ses paroles lénifiantes et par une rythmique dégueulasse. Thanks God I’m a Fool reste un morceau agréable, mais qui ressemble à du sous AC/DC et qui donc ne présente rien de bien neuf mais possède déjà une rythmique plus rock et plus rapide. Tout cela ne durera pas puisque les deux autres  morceaux Jenny and the Beast ainsi que Sushi’n’Mape, malgré une intro très belle, reprennent les vilains défauts de tout l’album, ne proposant qu’une rythmique fadasse et des moments de léthargie absolument insupportable. Bref, tout cela ne respire pas l’originalité et surtout, tout cela ne respire pas l’esprit rock et rebelle, si cher aux groupes des années 80 et on reste dans quelque chose de mou, et de bien souvent pénible à écouter.

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Mais le pire dans tout ça, c’est la voix du chanteur qui fait dans les aigus. Autant le dire tout de suite, il faudrait qu’il arrête de chanter, c’est un vrai supplice pour lui et pour nous. Sa voix est juste insupportable, hors de propos et à mille lieues de ce qui se fait de mieux dans le genre comme avec Judas Priest par exemple. Certains morceaux se retrouvent totalement saccagés par cette voix infâme comme Thorn Birds ou encore Not Me. A contrario, le chanteur qui possède une voix plus grave est bien plus sympathique et s’impose comme un choix bien meilleur dans les chants posés comme Sushi’n’Mape par exemple. Alors je ne sais pas si c’est le même chanteur et qu’il ne peut pas suivre la rythmique des guitares avec sa voix grave, mais faut arrêter de suite les aigus qui sont vraiment atroces et qui m’ont fait arrêter l’album plusieurs fois avant de l’écouter en entier ! Mais le pire dans tout ça, c’est You où l’on doit se taper une chanteuse qui a la même voix que Bonnie Tyler et là, c’est tout un pan du heavy qui s’écroule et le rire n’est pas très loin !

Au final, Naked Flames, le dernier album de Trancemission est un calvaire atroce, que ce soit pour les yeux avec cette jaquette dégueulasse et pour les oreilles avec cette succession de morceaux sans saveur et surtout, cette affreuse voix. Je suis sûr qu’avec un chanteur crédible et les mêmes musiciens, le groupe aurait pu avoir un joli succès, mais pour l’instant, il n’en est rien et le groupe restera surement encore dans l’anonymat le plus complet avec cet album.

  1. Naked Flames Part 1
  2. Thorn Birds
  3. Not Me
  4. Sex Me Up
  5. You
  6. House of Love
  7. Thanks God I’m a Fool
  8. Jenny and the Beast
  9. Sushi’n’Mape
  10. Naked Flames Part 2

Note : 03/20

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Par AqME

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