Le Pianiste

Titre Original : The Pianist

De : Roman Polanski

Avec Adrien Brody, Thomas Kretschmann, Emilia Fox, Ed Stoppard

Année: 2002

Pays: France, Angleterre, Allemagne, Pologne

Genre : Drame

Résumé :

Durant la Seconde Guerre mondiale, Wladyslaw Szpilman, un célèbre pianiste juif polonais, échappe à la déportation mais se retrouve parqué dans le ghetto de Varsovie dont il partage les souffrances, les humiliations et les luttes héroïques. Il parvient à s’en échapper et se réfugie dans les ruines de la capitale. Un officier allemand, qui apprécie sa musique, l’aide et lui permet de survivre.

Avis :

Immense cinéaste, il est inutile de présenter Roman Polanski tant ses films font partie pour la plupart des merveilles de l’histoire du cinéma. Quand sort « Le pianiste« , Roman Polanski fête alors ses quarante ans de carrière. Une carrière qui marque chaque décennie et il vient de terminer les années 90 sur une note mitigée, puisque même si aujourd’hui « La neuvième porte » est un film culte, il continue à avoir ses admirateurs comme ses détracteurs.

Il y a quelques années de cela, Steven Spielberg proposa à Roman Polanski de réaliser « La liste de Schindler« , mais la blessure est bien trop forte pour que le réalisateur accepte. Quelque temps plus tard, il fait la rencontre de Wladyslaw Szpilman, dont le récit va le passionner au point de vouloir raconter cette histoire. Et cette histoire donnera « Le pianiste« , l’un des plus grands et mérités succès de Roman Polanski.

Pour son dix-septième film, Roman Polanski s’attaque donc à une triste odyssée. Prenante, bouleversante, réaliste et d’un drame absolu, Roman Polanski livre là un très grand film, un très grand drame, ainsi que l’un de ses films les plus personnels. Bref, quinze ans après sa sortie, « Le pianiste » reste un très grand moment de cinéma.

Pologne, 1939, l’Allemagne Nazie s’apprête à plonger le monde dans la Seconde Guerre mondiale. Varsovie, Wladyslaw Szpilman est un célèbre pianiste qui joue sur Radio Varsovie. Juif, il va être parqué avec sa famille dans le triste ghetto de Varsovie. Lutte, humiliation, survie, planque, terreur, Wladyslaw Szpilman va réussir à échapper aux camps de la mort, mais à quel prix …

Une palme d’or, sept Césars parmi les plus importants, trois Oscars dont celui du meilleur réalisateur, un Goya, deux Baftas… Bref, partout où est passé ce « … pianiste« , le résultat fut le même et c’est à raison, tant le film de Roman Polanski fait partie de l’un des plus beaux bijoux abordant la Seconde Guerre Mondiale.

Bouleversant de réalisme, empli de sensations fortes, aussi triste et dur qu’il est magnifique, « Le pianiste » est une immersion totale et à fleur de peau dans cette foutue Seconde Guerre mondiale.

Doté d’une mise en scène exemplaire, qui tire sur le chef d’œuvre à elle seule, Roman Polanski sait comment nous raconter ce parcours incroyable. Toujours juste dans son ton, ne tirant jamais dans le larmoyant, alors que l’histoire est d’une rudesse folle, Roman Polanski est habité par ce film et fait tout son possible pour que son rendu soit puissant et marquant. Avec « Le pianiste« , on vole de séquences tristement fabuleuses en émotions palpables et ces cinq années d’enfer sont racontées avec une fluidité et une cohérence incroyable.

Ayant un scénario solide, qui s’appuie sur une matière première parfaite, puisque « Le pianiste » est une adaptation du roman autobiographie de Wladyslaw Szpilman lui-même, Roman Polanski a tous les ingrédients réunis ici pour raconter du réel. Un réel qui, on s’en doute, est abreuvé dans son ambiance par le propre vécu du réalisateur, qui est rescapé du ghetto de Cracovie. C’est donc avec minutie et talent que chaque instant du « .. pianiste » raconte quelque chose d’essentiel. Du déni, aux milices juives du ghetto, de la vie du ghetto à son « sauvetage » in extremis de la déportation, des camps aux errances, des humiliations à la folie, avec, tapi dans l’ombre, toujours cet amour de la musique (amour amplifié par la magnifique BO de Wojciech Kilar), Roman Polanski n’oublie rien et nous raconte tout avec le talent des plus grands conteurs.

Enfin, il est impossible d’évoquer « Le pianiste » sans mentionner Adrien Brody, César et Oscar du meilleur acteur pour ce film et encore une fois, c’est totalement mérité tant l’acteur tient là ce que l’on pourrait appeler le rôle de sa vie. Attachant et bouleversant, l’acteur crève aussi bien l’écran que nos émotions et l’on craint pour son personnage à chaque instant.

Bref, des films de cet acabit ne courent pas les écrans tous les ans.

Essentiel, incontournable, indémodable, culte, « Le pianiste« , c’est du grand cinéma et cette odyssée est à voir et revoir et re-revoir.

Note : 20/20

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Par Cinéted

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