novembre 30, 2020

Alice in Chains – The Devil Put Dinosaurs Here

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Avis :

Fer de lance de l’industrie du grunge qui commença dans les années 90, Alice in Chains s’est rapidement fait un nom entre Soundgarden, Pearl Jam et bien évidemment Nirvana. Le groupe s’établi en 1987 autour du chanteur charismatique Layne Staley et du guitariste Jerry Cantrell. Le succès est quasi immédiat, mais c’est surtout avec leur deuxième album, Dirt, que le groupe connait une renommée mondiale, avec des ventes qui assure un quadruple disque de platine. Mais comme énormément de groupe, l’histoire de Alice in Chains n’est pas toute rose. En effet, Layne Staley, le chanteur à la voix si reconnaissable, avait une terrible addiction et était toxicomane. Cela lui coutera d’ailleurs la vie en 2002 et l’arrêt du groupe pendant un long moment. En effet, il faudra attendre 2005 pour une reconstruction avec un nouveau chanteur et 2009 pour voir poindre un nouvel album, Black Gives Way to Blue. Heureusement pour les fans du groupe, l’album est très bon et il est acclamé par la critique. C’est en mai 2013 que sort enfin le cinquième album du groupe, avec un nom énigmatique et une pochette plus que bizarre. The Devil Put Dinosaurs Here est donc un petit évènement pour tous les fans de grunge de la belle époque. Mais qu’en est-il vraiment ? L’album est-il bon ? L’attente est-elle récompensée ? Fouillons cela de plus près !

L’album s’ouvre sur Hollow, qui est un excellent morceau. Complexe et long, il montre que le groupe a toujours de l’énergie, notamment sur les riffs de guitares saturées et le refrain revient bien en tête, notamment entre des couplets plutôt posés. Le problème, c’est que le deuxième morceau, Pretty Done, ressemble à s’y méprendre au premier titre. Même structure, mais avec une durée un peu moindre, on reste dans quelque chose de musicalement sympathique, mais qui respire tout de même la facilité. Hormis quelques solos de guitares bien senties. Heureusement pour nous, la suite sera un peu moins identique, notamment avec le hit Stone et son intro à la basse qui sera suivi par une guitare nerveuse. Le petit bémol, c’est le refrain relativement mainstream et la structure redondante de la guitare qui fini par lasser. C’est d’ailleurs le plus gros défaut de cet album, qui est très long, avec 12 pièces qui durent en moyenne 5 minutes, mais dont chaque titre revient avec une harmonie qui se répète et quelques solos de grattes par ci par là. Alors certes, c’est maîtrisé, c’es techniquement irréprochable, mais aucun réel morceau n’en ressort et l’on ne va pas retenir grand-chose sur le skeud, ce qui est bien dommage. Néanmoins, la clôture avec Choke est parfaite, avec un morceau superbe, beau, touchant et énergique. Alors il est vrai que certains morceaux sont peut-être un peu plus au-dessus des autres, comme Lab Monkey qui est assez sombre ou encore le très long Phantom Limb qui possède une aura particulière, mais en dehors de cela, rien n’est vraiment marquant.

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Au niveau de la voix, cela pêche un peu par moment. D’ailleurs, tous les titres sont chantés avec une aide supplémentaire pour le leader, donnant de la résonnance. Alors certes, c’est plutôt bien, et cela donne une énergie en plus, mais sur tous les morceaux et tout le temps, cela devient redondant et cache peut-être une faiblesse vocale. D’ailleurs, la voix de William DuVall est relativement nasillarde et assez monotone, même si sur certains morceaux elle colle parfaitement comme pour Low Ceiling, où elle colle parfaitement. Néanmoins, on retrouve l’esprit originel du groupe, la même hargne et une volonté de faire quelque chose de construit et de très technique. Il manque un peu de variation et surtout, je pense qu’il manque un peu plus d’énergie au sein de la voix et du chant, pour qu’il colle encore plus parfaitement à la musique qui emprunte beaucoup au métal.

Au final, The Devil Put Dinosaurs Here, le dernier album de Alice in Chains n’est pas mauvais, loin de là, mais il ne comporte aucun morceau relativement puissant, qui rentre dans la tête et qui fait que l’on adhère complètement au skeud. Long et complexe, l’album propose quand même un gros travail et une magnifique technicité, qui prouve que le groupe fait toujours partie des meilleurs et qu’il propose toujours quelque chose d’intéressant. Bref, un album qui ne fera peut-être pas l’unanimité mais qui demeure agréable.

  1. Hollow
  2. Pretty Done
  3. Stone
  4. Voices
  5. The Devil Put Dinosaurs Here
  6. Lab Monkey
  7. Low Ceiling
  8. Breath on a Window
  9. Scalpel
  10. Phantom Limb
  11. Hung on a Hook
  12. Choke

Note : 14/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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