octobre 1, 2020

Conan le Destructeur

Titre Original : Conan the Destroyer

De : Richard Fleischer

Avec Arnold Schwarzenegger, Grace Jones, Wilt Chamberlain, Mako

Année : 1984

Pays : Etats-Unis

Genre : Fantasy

Résumé :

Conan se voit confier par la maléfique reine Taramis la mission d’escorter le princesse Jehnna, chargée d’aller voler la corne du dieu Dagoth. En récompense : le retour à la vie de Valéria, la femme qu’il aimait, morte dans le premier épisode. Mais derrière les motifs apparents de cette excursion, la reine ne cache-t-elle pas de plus noirs desseins ?

Avis :

En 1982, le réalisateur John Milius pose une pierre angulaire dans le domaine de l’heroic fantasy, « Conan le barbare« , film immensément adulé et à raison, qui n’a absolument rien perdu de sa superbe à travers les années. Milius étant parti sur « L’aube rouge » et au vu du succès du premier « Conan« , forcément une suite est mise en chantier et la direction est alors revenu à Richard Fleischer, immense réalisateur de « Soleil vert« , « L’étrangleur de Boston« , « Le voyage fantastique« , « Les Vikings« , pour ne citer qu’eux … Alors forcément, quand on découvre que c’est Fleischer qui s’occupe de cette suite, les attentes sont belles et grandes.

Mais malheureusement pour nous, cette suite va être très loin du film de John Milius. Alors que le premier opus jouissait d’un univers incroyable et d’une mise en scène passionnante, ici Richard Fleischer nous ennuiera plutôt qu’autre chose. Peu ou pas d’univers, une histoire qui fait le minimum et qui est bien entachée par un humour plus que dispensable, des acteurs qui en font bien trop et enfin, un côté vieillot et kitsch qui accentue encore un peu plus la déception, car si le film de Milius n’a pas pris une ride, celui-ci a pris un sacré coup.

Résultat, « Conan, le destructeur » se regarde de loin et restent pour nous ravir les notes de Basil Poledouris, toujours aussi magnifiques.

Conan se voit confier l’escorte de la jeune Princesse Jehnna. Cette dernière est la seule à pouvoir voler deux objets précieux qui pourront ramener un Dieu à la vie. Celle qui lui a confié cette mission, c’est la Reine Taramis et elle a promis en échange à Conan de lui ramener celle qu’il aime plus que tout d’entre les morts. Mais ce que Conan va découvrir, c’est qu’il s’est fait duper et que la Reine, une fois les objets volés, a ordonné de tuer Conan.

Avec « Conan, le destructeur« , Richard Fleischer, pourtant ô combien grand réalisateur, est sur le déclin et n’arrive pas à donner à « Conan … » tout ce qu’il mérite. Et le plus triste, c’est qu’on va pouvoir constater qu’il n’y a vraiment pas grand-chose à en retenir.

L’histoire que nous conte là Richard Fleischer n’a pas vraiment de saveur. Tout est trop lisse, et tout passe bien trop vite, allant d’un lieu à un autre et la plupart du temps, sans rythme, ni charme ou action pour nous entraîner. Les actions sont édulcorées, malgré quelques scènes sanglantes. On sent que ce « Conan » est fait pour le plus grand public, mais malheureusement, ce manque de tout lui enlève tout. On remarquera aussi l’humour assez lourd qui a été ajouté pour je ne sais quelle raison. De plus, l’intrigue n’apporte pas de surprise et tout est prévisible de bout en bout, ce qui est dommage, car il n’y a aucun suspens.

On ajoutera à cela que la mise en scène est molasse, qu’on ne croira pas à plusieurs scènes de combats. Des combats qui évoluent dans des décors qui sonnent faux. Alors que dans le film précédent, « Conan … » avait un vrai cachet et des décors grandioses, dans celui-ci, ça sonne carton-pâte et ce ne sont pas les effets spéciaux ratés qui vont rehausser le niveau, car le film a pris un vrai coup de vieux.

Enfin, du côté des acteurs, le constat reste le même malheureusement. Arnold n’y croit plus vraiment et se contente du minimum et c’est triste, car parfois, il peut prêter à sourire. Grace Jones est hystérique, Wilt Chamberlain ne dégage rien, si ce n’est une expression, quant à Olivia d’Abo, elle est totalement figée. Bref, on n’a vraiment pas grand-chose à quoi se rattraper.

On regarde donc « Conan, le destructeur » de plus en plus loin en cour de diffusion et on le quitte avec un goût de déception. D’un film épique, au caractère fou et à l’univers génial, Richard Fleischer livre là un film bête et méchant, qui ne dégage rien et ne marquera pas. Et ce constat est encore plus crève-cœur du fait qu’il vienne de Richard Fleischer !

Note : 07/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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