Felicity Atcock – Tome 6: Les Anges Voient Rouge – Sophie Jomain

Auteur : Sophie Jomain

Editeur : Rebelle/J’ai Lu

Genre : Fantastique

Résumé :

Je n’ai jamais été une grenouille de bénitier, mais je me souviens très bien des grandes lignes de la religion qui affirment que Dieu est omnipotent, omniscient, omniprésent et… immense. Sauf qu’à en croire l’individu petit, chauve et rabougri qui se tient devant moi, il doit y avoir erreur sur la marchandise. Dans le cas contraire, si ce type est bel et bien le Tout-Puissant comme il le prétend, il va apprendre de quel bois je me chauffe. Même affronter l’enfer ne me fait pas peur. On n’avait qu’à pas m’enlever l’homme que j’aime.

Avis :

On l’attendait et le voici ! Le tome six, le dernier tome de la série Felicity Atcock de Sophie Jomain, est enfin disponible. Le tome cinq s’était bien mal fini et laissait un suspense insoutenable quant à la suite de l’histoire. Felicity s’avoue enfin l’amour qu’elle porte pour Stanilas, l’entre-deux, le mi-ange mi-démon, et est prête à donner sa vie pour passer ses jours à ses côtés pour l’éternité. L’immortalité a quand même du bon.

Son pacte avec Dieu (oui, rien que ça) va l’aider à retrouver son amour perdu. Dans sa quête, elle sera aidée par un être un peu répugnant : le zombi Orcus Morrigan. Répugnant ne suffirait pas à le décrire. Pervers, cynique, sarcastique, vicieux, profiteur, etc., Orcus Morrigan est un personnage au charisme insoupçonné qui égaye notre lecture par ses mots et expressions crues, dénués de sous-entendus, préférant aller au fond des choses de manière plutôt directe. Cela nous permet de retrouver aussi ce qui fait le charme de cette saga : un ton survolté, des dialogues hauts en couleur qui donnent de la force aux héros et qui nous font encore plus nous attacher à eux.

Orcus Morrigan n’est pas un personnage inventé par Sophie Jomain mais par Maxime Gillio, auteur du livre Manhattan carnage où apparaît ce zombie sympathique. La collaboration pour la nouvelle Les anges ont la mort aux trousses (que l’on peut considérer comme le tome 5.5 de la série Felicity Atcock) a été un succès tant pour les lecteurs que pour les deux auteurs qui se sont amusés à écrire une histoire drôle, zombiesque et totalement politiquement incorrecte. On y rencontrait Orcus Morrigan et d’autres zombies tristement célèbres de l’histoire, chargés de sauver Felicity, mise en danger par un de ses amis proches, Greg, qui la désirait un peu trop et de manière plutôt animale. Retrouver Orcus Morrigan était ainsi aussi inattendu et jouissif que la teneur de la nouvelle précédent le tome 6. Lire ce tome sans avoir lu la nouvelle ne perturbe cependant en rien la lecture. Des références sont annotées dans le texte et tout est expliqué. Ce que Felicity a vécu dans la nouvelle est sensé, de plus, avoir été retiré de sa mémoire. Aucun risque donc de se sentir perdu. Ceux qui ont lu la nouvelle vivront certaines scènes différemment, et auront un plaisir accru à la lecture des passages où Orcus et Felicity se disputent.

Dans ce livre, nous retrouverons nos personnages secondaires préférés avec Terrence, toujours prêt à aider Felicity ; le père de Felicity, qui essaie de rattraper le temps perdu avec sa fille ; Margaret, la tante et la vampire ; Adam, le fils de Felicity et Terrence ; Phil, le parfait compagnon lycan ; Jeliel, dont Terrence est follement épris ; Satan, celui qui n’est plus à présenter et qui cherche à tuer Stan par vengeance, et Stéphanie, une ange qui ne garde pas sa langue dans sa poche. On retrouve ainsi toutes les créatures qui ont fait le charme de la saga pour une fin en apothéose.

Adam est un être vraiment à part et on sent toute sa puissance dans ce dernier tome, à l’image du bébé de la famille des Indestructibles, Jack-Jack, qui possède en fait un millier de pouvoirs différents. Mi-ange, mi-démon, ce bébé est difficilement descriptible et ce qu’il va vivre dans ce roman est tout aussi terrible que déroutant. Felicity s’efforce à l’aider, à être une mère parfaite et aimante et ses souffrances, questionnements et maladresses à son propos sont vraiment émouvants. On la voit à la fois mère, combattante, amante et fille ; une femme contemporaine à la forte personnalité et au charisme foudroyants qui parlera aussi bien aux lectrices qu’aux lecteurs.

La lecture est fluide, agréable, on se laisse vite emporter dans l’action, les rebondissements incroyables et les révélations qui laissent sans voix. L’auteure a su nous énerver, nous mettre à bout et nous étonner pour la dernière fois même si certaines conclusions semblent communes à la littérature bit-lit, perdant ainsi quelque peu de leur originalité.

La fin est belle et fait du bien. On n’en attendait pas moins d’une telle saga déjà rafraichissante et pleine d’amour. Les scènes ardentes entre Felicity et l’homme de sa vie sont touchantes et excitantes, et comblent l’attente insoutenable que le tome précédent avait causée.

Les éditions France Loisirs ont ajouté un chapitre supplémentaire au livre : un dernier chapitre écrit sous le point de vue de Stan, le reste du roman étant écrit sous celui de Felicity. Ce chapitre est intéressant et inattendu. On se plaît enfin à découvrir un Stan changé, différent, heureux mais toujours aussi macho dans ses propos.

L’auteure a terminé sa saga en beauté et nous aura fait partager les moments de la vie d’une héroïne déterminée, têtue, prête à tout pour sauver ceux qu’elle aime malgré la peur et la mort ; une héroïne qui nous procure du courage et de la force pour affronter notre propre quotidien et qui nous donne de l’espoir et l’envie de croire à une fin heureuse.

Note : 19/20

Par Lildrille

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