octobre 26, 2020

Prince of Persia Les Sables du Temps

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Titre Original: Prince of Persia: The Sands of Time

De : Mike Newell

Avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley, Alfred Molina

Année: 2010

Pays: Etats-Unis

Genre: Aventure

Résumé:

Un prince rebelle est contraint d’unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.

Avis:

Alors que les adaptations de jeux vidéo en film s se font de plus en plus nombreuses, Disney sort la même année Tron l’Héritage, film qui parle du jeu vidéo en lui-même et de la réalité virtuelle et Prince of Persia Les Sables du Temps, tiré d’un jeu vidéo éponyme. Quand on voit la qualité de certains métrages puisant leur ressource dans le monde vidéoludique, comme les Resident Evil, Silent Hill ou encore Mario Bros, on se demande encore ce qui poussent les producteurs à sortir et promouvoir des films de cette qualité. Car ne nous voilons pas la face, même si les jeux sont sublimes, le constat est que les films sont franchement mauvais (avec un petit bémol pour le Silent Hill de Christophe Gans qui demeure sympathique). Alors qu’est-ce qui fait que l’on voit encore aujourd’hui des productions tirées de jeux vidéo? Tout simplement l’argent et la horde d’adolescents pustuleux se ruant dans les salles pour voir leur héros de pixel se transformer en héros de chair. Malheureusement, si Prince of Persia est à peine divertissant, il n’élève pas la barre et demeure très moyen. Remontons le temps avec ce sable jusqu’en 2010.

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Une garde en verre, si ça casse, je me coupe la main, ils sont cons les accessoiristes ou quoi!

Le scénario de Prince of Persia suit à peu de chose près le scénario du jeu vidéo. On aura droit à une jolie voix off, nous expliquant rapidement que le pouvoir est entre les mains de deux rois, et que l’un des deux va adopter deux gosses des rues car il les trouve amusant et doué. Quelque temps plus tard, le fougueux jeune homme est beau, bien bâti et demeure une forte tête. Lors d’un raid sur la ville sainte d’Alamuth, le beau prince récupère un poignard magique. Alors qu’il est accusé à tort d’avoir tué son père, il s’enfuit avec la prêtresse du coin (qui s’avère être une bombasse) et découvre que ce poignard a le pouvoir de faire remonter le temps grâce à du sable spécial. Il se rend alors compte qu’il est victime d’un complot orchestré par son oncle qui veut le pouvoir. Rien de bien neuf là-dedans, mais tout cela peut être sympathique et dépaysant. Malheureusement, le film demeure une production Disney, avec un budget conséquent et un gros problème de personnalité. Il ne se dégage rien de ce métrage, si ce n’est quelques courses-poursuites et des combats expédiés manu militari. Les gags bien lourds et le jeu de séduction entre la prêtresse et le prince rebelle sont de mise et on aura droit aux seconds couteaux rigolos qui filent un coup de main au gentil à la fin. Bien sûr, tout cela est prévisible et on se retrouve encore une fois devant une version édulcoré qui oscille entre le dernier Conan et Solomon Kane à la sauce enfant. Néanmoins, tout n’est pas à jeter dans ce métrage. Souhaitant être fidèle au matériau de base, au retrouve quelques clins d’œil sympathiques bien qu’anecdotiques. Par exemple, lorsque le prince arrive dans un endroit, on va avoir la caméra qui montre le parcours à suivre, exactement comme dans le jeu ou encore les ombres qui annoncent l’arrivée de sorciers pas très sympathiques sont présentes. Seulement, ces quelques bonnes idées sont perdues dans un marasme de bons sentiments et d’ennui profond. Les sorciers noirs, qui auraient pu être intéressants, sont abattus de façon grotesque et rapide, comme le montre la scène de fusillade à coup de couteaux dans la salle du poignard.

Au niveau des acteurs, on reste dans quelque chose de basique et surtout, on reste dans du Disney tout craché. Jake Gyllenhaal tient le rôle principal et s’en sort plutôt bien. Bon, c’est certain qu’il ne fait pas trop arabique, mais il fallait bien quelqu’un de bankable pour endosser le rôle et il fait du mieux qu’il peut, même si l’on sent qu’il n’est pas très à l’aise. Il sera meilleur dans Jarhead ou encore dans Brothers, des drames plus intimistes et cérébraux. A ses côtés, on retrouve la magnifique Gemma Arterton, qui cabotine mais à qui cela va bien. Elle joue assez bien et demeure l’atout du charme du film et cela fonctionne plutôt bien. D’autant plus qu’elle a l’habitude de ce genre de rôle puisqu’elle a déjà incarné Io dans Le Choc des Titans version 2010. Le grand méchant est bien entendu incarné par Ben Kingsley, qui ne peut faire que ce genre de rôle avec son faciès. Est-il convaincant? Difficile à dire tellement il ne peut faire d’autres rôles. Cela étant dit, il demeure un piètre adversaire et ne fait pas long feu. Pour le reste du casting, ça reste à peu près correct, mais sans plus. Le dernier point dommageable du film, ce sont les effets spéciaux qui ne sont pas vraiment bien foutus. A force de foutre de mettre des images de synthèse de partout, on a vraiment du mal à y croire et pas mal de choses font fausses, comme par exemple les serpents dans l’oasis ou le fauve abattu par le frère du roi étant jeune. Heureusement pour nous, les autruches qui font la course seront de vraies autruches. Tout cela rend le film vraiment impersonnel et on n’aura aucun droit sur de sublimes décors, car quand ils sont présents, ils sont encore une fois en images de synthèse. Bref tout cela n’est guère folichon.

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Comment ça tu n’as pas signé pour un film de zoophilie?

Au final, Prince of Persia Les Sables du Temps est un film très moyen et à peine divertissant. Si l’histoire reste plaisante à suivre, on assiste sans être interpellé comme c’est devenu le cas dans nombre de films d’aujourd’hui. C’est linéaire, simpliste et même pas beau à cause des trucages numériques dégueulasses. Bref, un film que l’on peut voir une fois pour la belle Gemma Arterton ou le beau Jake Gyllenhaal, mais c’est bien tout. A quand une adaptation de Pac-Man en film avec de vrais acteurs?

Note: 09/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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