mars 7, 2021

Spawn

De : Mark A.Z. Dippé

Avec Michael Jai White, Martin Sheen, John Leguizamo, Theresa Randle

Année: 1997

Pays: Etats-Unis

Genre: Fantastique

Résumé:

Al Simmons, agent du service action, employé par une organisation gouvernementale secrète, est trahi par son supérieur, Jason Wynn, qui le fait périr dans l’explosion d’une usine d’armes biochimiques. Simmons se retrouve alors devant Malebolgia, seigneur des ténèbres. Il signe avec lui un pacte lui permettant de revoir sa femme. Il devra mener les armées du mal dans leur ultime combat. Simmons devient alors un guerrier infernal à la force et aux pouvoirs illimités: Spawn!

Avis:

Mark A.Z. Dippé est un réalisateur qui reste méconnu, malgré le fait qu’il ait plus d’une trentaine d’années de carrière. L’homme commence dans les effets spéciaux et travaille sur des films de rêve. À son tableau de chasse, on trouvera « Abyss« , « Retour vers le futur 2« , « Jurassic Park » ou encore « Terminator, le jugement dernier« , bref, du lourd, du culte, de l’immense.

Auréolé d’un si beau palmarès, Mark A.Z. Dippé est alors passé à la réalisation avec « Spawn« , désastre total duquel il ne s’est jamais remis. Depuis, Mark A.Z. Dippé continue bien souvent dans l’animation, comme il continue dans le domaine des effets spéciaux.

Le cas de « Spawn » est tout à fait incroyable, tant le film sombre à chaque instant dans une étonnante médiocrité. On pourrait même en rire, si seulement ce n’était pas vrai. Navet ultime, le premier film de Mark A.Z. Dippé est un étron comme on en voit rarement. Entre le ratage total, la calamité de tous les instants et la réflexion qui nous envahit sur le fait que le film soit fini ou non, on passe donc un inoubliable moment de cinéma.

Al Simmons est un agent secret qui travaille pour une organisation toute aussi secrète. Son dernier contrat s’est mal passé et des civils ont été tués. Simmons, ne le supportant pas, démissionne, mais accepte une dernière mission. C’est sur cette mission que son chef va le tuer. Une fois en enfer, Al conclut un pacte avec le diable pour pouvoir se venger. Ainsi, il devient Spwan, un mort qui est censé conduire les armées du diable sur Terre.

Comment arriver à qualifier « Spawn » autrement que par les mots : daube, bouse, horreur, erreur, bref, c’est de la merde, n’ayons pas peur des mots, car là, on atteint des records de nullité et de non-cinéma. C’est même à peine croyable d’enchainer autant d’horreurs en si peu de temps.

Avec « Spawn« , Mark A.Z. Dippé fait passer le « Catwoman » de Pitof pour un chef d’œuvre inestimable. Il est difficile de savoir par où commencer tant tout est horrible là. « Spawn« , c’est un film sans ambiance, sans atmosphère, sans univers, alors que le matériel de base a vraiment de quoi offrir un film sombre et inquiétant. Mais là, Mark A.Z Dippé rate totalement sa cible. Tenu par une intrigue qui frôle le ridicule, le réalisateur veut nous entraîner dans un cocktail d’action, d’aventure et de drame, mais rate totalement son coup, car entre cette intrigue aussi bête que prévisible, ces personnages qui se vautrent lamentablement dans la caricature, au point où l’on a juste envie qu’ils se fassent tous tuer au plus vite, histoire qu’on en termine, franchement, on se fiche de ce qui peut arriver à « Spawn » et oui, on est simplement catastrophé par l’horreur et l’erreur du film. Et John Leguizamo, excellent comédien habituellement, est ici en clown le best of de l’horripilant. Entre humour graveleux et personnages incompréhensibles, on se demande ce qui a bien pu lui passer par la tête pour jouer dans ce film. Tout comme Martin Sheen, horripilant dans le rôle du méchant qui veut juste être méchant.

Mais ce n’est pas là l’immense défaut de « Spawn« . L’horreur ultime de « Spawn« , c’est sa mise en scène qui manque d’à peu près tout. Des cinématiques détenant des séquences à la ramasse totale et d’autres séquences encore d’un niveau d’amateurisme, qu’on est en droit de se demander si le film est fini et qui a validé ça. Comme je le disais, même le « Catwoman » de Pitof est largement mieux fait. Bref, le film était à la ramasse déjà à sa sortie et les années qui ont passé n’ont absolument rien arrangé.

Et finalement au milieu de tout ceci, on se rattrapera simplement sur l’excellente BO, qui mélange des titres de Marilyn Manson, The Prodigy, Korn, Metallica et bien d’autres. C’est les seules fois où cela fait du bien et ce sont les seuls éléments appréciables dans ce monde de nul…

Mauvais, nul à chier, « Spawn » surprend par son étonnante nullité et entre d’emblée dans le panthéon des plus grosses daubes qu’Hollywood ait pu fournir. Entre un visuel infâme, des acteurs énervants, des personnages têtes à claques, une histoire bête au possible et prévisible au possible, oubliant d’avoir un univers, jouissant d’un humour à pleurer, rendant des effets spéciaux plus que douteux, « Spawn » est une erreur qu’on n’est malheureusement pas près d’oublier, tant elle est choquante.

Note : 03/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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