Freedom Call – Master of Light

Avis :

Parmi les pays les plus prolifiques dans le métal, l’Allemagne tient une place de premier choix. Si tout le monde connait Rammstein et son métal industriel, d’autres groupes parcourent les pays du monde entier sans que l’on ne sache vraiment leur nationalité. On peut parler d’Accept ou encore de Scorpions, même si là, il faut vraiment être un ermite pour ignorer cela. Quoiqu’il en soit, l’Allemagne semble être une terre de métal comme la Finlande ou encore la Suède. Freedom Call voit le jour en 1999 avec un premier album réussi, Starway to Fairyland. Le groupe explore alors un univers ultra balisé et déjà parcouru par de nombreux groupes, à savoir la fantasy et les récits qui se rapprochent de près comme de loin au Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. Faisant leur première apparition en France en 2002 en première partie d’Edguy et Angra, le groupe plait comme il semble être détesté par une partie des métalleux. Pourquoi ? Tout simplement parce que le groupe fait quelque chose de novateur, il joue du Happy Power Métal. Mélodies rapides et chants joyeux sont alors de la partie et il faut dire que cela peut marcher comme cela peut rebuter certains fans de métal. Master of Light est le neuvième album du groupe et il est fidèle à ce que propose le groupe depuis ses débuts et cela malgré les changements de line-up.

Le skeud débute avec ce qui peut paraître un hymne au métal et aux fans du genre. Metal is for Everyone est une véritable déclaration d’amour au genre et même s’il peut résonner comme un peu léger au niveau des riffs, le morceau est pourtant réussi, notamment quand il aborde des moments plus lourds, prouvant que le groupe peut faire ce qu’il veut, mais que ce n’est pas ce qu’il recherche. On retrouvera cette ambiance avec A World Beyond, qui est un véritable festival de technicité, tout en gardant ce côté joyeux et virevoltant, alternant entre des phases aériennes et des phases plus lourdes. Il s’agit d’ailleurs du meilleur morceau de l’album, se voulant lui aussi fédérateur, avec de nombreux chœurs et une instrumentalisation phénoménale, avec des cordes et des cuivres en arrière pour donner un aspect symphonique à l’ensemble. Ces chœurs se retrouvent sur quasiment toutes les pistes, comme pour Master of Light par exemple, qui s’amuse en son sein à partir vers du thrash gentillet, en reprenant rapidement un Master of Puppets de Metallica. En fait, cet album est assez difficile à cerner, non seulement par le genre qu’il brasse, qui se révèle étonnant, mais aussi parce que chaque morceau est un hymne différent qui colle à la peau du groupe et à ses performances scéniques.

Néanmoins, certains morceaux se détachent vraiment du reste, par leur tempo et par leur étrangeté. En premier lieu, on peut citer Cradle of Angels, qui fait office de ballade dans l’album et qui permet de se reposer un petit peu entre deux chants enjoués et survitaminés. Le titre, relativement simple et qui peut sembler déjà entendu, se révèle efficace et on se surprendra plusieurs fois à reprendre le refrain en chœur avec le groupe. Cependant, d’autres morceaux seront bien plus étranges, dont Ghost Ballet et son clavier électro qui donne un genre hybride bizarre à l’ensemble, notamment lors du refrain avec des riffs lourds qui ne se combinent pas forcément bien avec le clavier. Il en résulte un morceau pas désagréable, entrainant, mais inédit, et finalement, cela fait du bien d’avoir un groupe qui ose et propose quelque chose de novateur. On peut aussi évoquer Rock the Nation, un titre ultra joyeux, dynamique, mais qui ressemble à un titre hard rock hybride entre Queen et Dragonforce. L’ensemble n’est pas désagréable, mais encore une fois, c’est étrange, festif et donc intéressant à écouter. Enfin, on peut évoquer High Up qui clôture l’effort et c’est un titre là aussi hybride, qui mêle power métal avec des consonances irlandaises et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela donne une furieuse envie de danser et de hocher la tête.

Au final, Master of Light, le dernier album de Freedom Call, est à l’opposé de son immonde jaquette. A la fois puissant, fédérateur, mélodique et enjoué, le groupe continue son petit bonhomme de chemin et fait fi des critiques acerbes à son égard. Il en résulte donc un album complet, plaisant, qui a des faiblesses et qui peut laisser sur le carreau avec des mélanges parfois surprenants, mais l’essentiel est là, Freedom Call livre un album efficace et osé, avec des mélodies inédites et qui valent donc le coup d’oreille.

  1. Meta lis for Everyone
  2. Hammer of the Gods
  3. A World Beyond
  4. Master of Light
  5. Kings Rise and Fall
  6. Cradle of Angels
  7. Emerald Skies
  8. Hail the Legend
  9. Ghost Ballet
  10. Rock the Nation
  11. Riders in the Sky
  12. High Up

Note : 16/20

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Par AqME

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