décembre 2, 2020

Bruce Springsteen – Wrecking Ball

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Avis :

Je pense qu’il n’est plus nécessaire de présenter Bruce Springsteen. Néanmoins, il est bon de rappeler un petit peu sa carrière pour comprendre son dernier album. Donc Bruce Springsteen est un guitariste de talent qui a commencé sa carrière avec le E Street Band dans les années 1970. Mais il connait la gloire avec un tube interplanétaire : Born in the USA. Sa voix grave, un peu éraillé, sa batterie entêtante et ses paroles patriotiques en font un succès presque attendu. Par la suite, il entreprend une carrière solo et dévoile son talent pour les balades avec Street of Philadelphia, chanson (et film) qui aura fait pleurer plus  d’une personne. N’étant pas un fervent connaisseur du monsieur, je n’ai pas suivi son actualité après cela. Mais il revient en 2012 avec un album assez discret mais au titre assez évocateur, Wrecking Ball (boulet de destruction). Selon ses dires, cet album lui a été inspiré par la crise et le nombre incalculable de personnes victime de ce crash boursier. Alors que vaut cet album ? Le chanteur, âgé de 62 ans a-t-il toujours la patate ?

L’album commence sur la chanson We Take Care Of Our Own, et il s’avère assez décevant. Plutôt mou du genou et à l’aspect très pop, il ouvre l’album de façon assez modeste. Easy Money, le deuxième titre semble plus folklorique, et respire bon l’Amérique et les grands espaces. Les guitares claires sont très bonnes et la batterie redondante amène à bouger la tête. Après la déception du premier titre, celui-ci semble plus intéressant et malgré sa simplicité, tout s’enchaîne dans une bonne humeur. La troisième pièce ressemble assez la précédente, sauf que celle-ci fait beaucoup plus gospel que rock américain. Pas déplaisante, elle reste cependant sans grand rebondissement et en dessous que ce que peut produire The Boss. La quatrième piste, longue de 6 minutes demeure assez lancinante et presque pénible à écouter. Molle et pas vraiment passionnante, seule la voix de Springsteen donne l’envie d’aller jusqu’au bout. Et ce n’est pas les trompettes au milieu qui changeront quelque chose à cela. Heureusement pour nous, la cinquième pièce, très folk avec ses flûtes et ses chants féminins en arrière relance l’album de façon efficace et bon enfant. D’ailleurs, c’est assez bizarre de faire une chanson joyeuse sur des paroles assez dures puisqu’il parle de la perte de sa maison. La sixième piste, This Depression, demeure là aussi pas super, redondante avec une batterie qui ne change pas de registre, seul la solo de guitare semble intéressant, mais tout cela est bien trop mou. Wrecking Ball, piste maîtresse de l’album demeure très bonne par contre, beaucoup plus rythmée, plus entrainante et proposant de superbes moments de violons, on retrouve enfin ce qui a fait le succès de Springsteen. Des passages mélodieux et calme puis un refrain entrainant, on a enfin le morceau de l’album. La huitième chanson, You’ve Got It avec sa guitare acoustique puis sa montée en puissance demeure là aussi une très bonne pièce de cet album. Avec Rocky Ground, on revient vers des chœurs féminins noires et un rythme assez lent rappelant un peu (mais juste un peu) Philadelphia, mais le génie n’est pas là et même si la chanson demeure jolie, elle n’apportera pas celui qui l’écoute. Il reste ensuite Land of hopes and dreams (la terre de l’espoir et des rêves), morceau faisant 7 minutes mais qui reste dans la continuité de l’album, sans grande envergure et sans grand moment musical fort, ce qui est bien dommage. La dernière chanson qui clôt l’album est à l’image de tout le skeud, décevante. Il n’y a rien qui donne envie de chanter ou de bouger, tout cela reste trop calme et  linéaire.

Au final, le dernier album de Bruce Springsteen demeure assez décevant et ce n’est pas quelques morceaux qui vont relever le niveau. Malgré quelques bons titres, on est à des années lumières de ce que peut faire The Boss et l’album semble un peu trop frileux au niveau énergie. J’espère qu’avec l’âge il ne va pas se radoucir au niveau des compositions car même si les paroles demeurent évidentes, elles ne sont pas forcément raccord avec les mélodies. Bref, un album en demi-teinte pour moi.

  1. We Take Care of our Own
  2. Easy Money
  3. Shackled and Drawn
  4. Jack of All Trades
  5. Death to my Hometown
  6. This Depression
  7. Wrecking Ball
  8. You’ve Got It
  9. Rocky Ground
  10. Land of Hope and Dreams
  11. We Are Alive

Note : 12/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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