octobre 27, 2020

Ghost in the Shell 2: Innocence

Titre Original : Inosensu : Kôkaku Kidôtai

De : Mamoru Oshii

Avec les Voix de Akio Otsuka, Atsuko Tanaka, Kôichi Yamadera, Tamio Oki

Année : 2004

Pays : Japon

Genre : Animation

Résumé :

Batou est un cyborg vivant. Son corps entier a été fabriqué par l’homme. Seules lui restent des bribes de son cerveau et le souvenir d’une femme. Dans un monde où la frontière entre humains et machines est devenue infiniment vague, les Humains ont oublié qu’ils sont humains. Voici la débauche du « fantôme » d’un homme solitaire qui néanmoins cherche à conserver son humanité.

Avis :

En 1997, Mamoru Oshii sortait l’un des animés les plus fascinants de l’animation japonaise « Ghost in shell« . Dessin animé d’anticipation, aux réflexions sur la vie et la mort et l’humain, avec ce film, Mamoru Oshii ne finira jamais de fasciner et passionner. Après une pause d’animation avec son film « Avalon« , sorti en 2002, le réalisateur donne alors une suite à « Ghost in the shell« . Une suite qui sera même sélectionnée au prestigieux festival de Cannes. Un petit miracle quand on voit la frilosité du festival quant au cinéma d’animation.

Le premier film « Ghost in the shell » est un petit bijou d’animation, dont la réflexion était si poussée qu’à la découverte, on a un sentiment d’être passé à côté et finalement un deuxième visionnage, voire même un troisième était nécessaire. En commençant cette suite, j’avais un peu l’appréhension de trouver un film tout aussi incompréhensible que lors du premier visionnage du film de 1997 et finalement, même si encore une fois les réflexions métaphysiques sont poussées assez loin, cette suite apparait comme plus lisible.

Batou est un humain à moitié cyborg qui travaille pour la section 9, section qui appartient au gouvernement. La section hérite d’une nouvelle enquête aussi étrange que violente. Des gynoïdes, qui sont des robots de compagnie pour les hommes, se mettent à tuer leur maître et une fois le massacre fait, ils se suicident. Une enquête des plus complexes qui va l’emporter, lui, mais aussi Togusa, un collègue humain, vers le milieu du cyber-terrorisme.

« Innocence, Ghost in the shell » fait donc suite au film que Mamoru Oshii avait sorti en 1997. L’intrigue se passe quelques années après cette première incursion et cette fois-ci, dans un premier temps, le réalisateur nous propose de suivre le personnage de Batou sur une enquête.

Ce qui est très appréciable avec ce nouveau film, c’est qu’il poursuit très bien les réflexions que l’on pouvait trouver dans le premier, tout en tenant bien son enquête. Dans un premier temps, le Major, personnage si marquant du premier film, sera une sorte de fantôme, tout le temps évoqué, mais jamais vu, aux côtés de Batou.

Le scénario nous tend une enquête rigoureuse et intéressante à tout moment. Une enquête qui véhicule son lot de mystères, rebondissements, indices et surtout de « voyages », allant de décors fabuleux en décors fabuleux.

Cette enquête finira évidemment par amener les personnages, mais aussi les spectateurs, aux réflexions qu’on apprécie tant dans l’univers « Ghost in the shell« . La mort, la vie et surtout l’humain sont encore une fois évoqués. Qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains et surtout qu’est-ce qui fait notre importance à travers le temps et l’époque ? Notre vie, parmi toutes les autres, est finalement insignifiante et pourtant, parmi l’anonymat, rien ne vaut la vie et la nôtre.

« Innocence … », au travers de son enquête et de ses personnages, fait beaucoup réfléchir sur ces questions et parle avec énormément de métaphores. Cette suite creuse ses personnages et en même temps complète parfaitement ce qui a été fait auparavant, si bien qu’on pourrait presque aller vers un seul et même film, divisé en deux parties.

« Innocence … », c’est une animation sublime, comme pour le premier film. Mamoru Oshii en grand-maître qu’il est, nous offre un rythme soutenu et des scènes qui sont bien souvent bluffantes. Toujours aussi envoutant, fascinant et emporté par une BO toujours incroyable, « Innocence … » est bien la digne suite de l’œuvre de Mamoru Oshii.

Mais cette suite se distingue de l’autre sur un point et je dois dire que c’est un point avec lequel j’ai eu beaucoup de mal. Alors que le premier était entièrement fait en dessin animé, cette suite mélange l’animation traditionnelle et des scènes en images de synthèse et je dois dire que ce choix a tendance à dénaturer l’univers de « … Ghost in the shell« . Non pas que l’animation soit mauvaise ou laide, on peut même dire que les images sont magnifiques et que ça peut être une suite logique face au progrès de la société que décrit le film. Et pourtant, malgré ces arguments, ces séquences-là ont tendance à sortir le spectateur de l’intrigue.

« Innocence, Ghost in the shell » est un film plus abordable que le premier métrage de Mamoru Oshii. Cette suite est aussi bonne que nécessaire, car elle développe bien plus l’intrigue et ses personnages, en plus de développer l’univers. Ceux qui ont aimé le premier vont alors être séduits et transportés par cette suite, quant aux hermétiques, rien de nouveau pour vous…

Note : 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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