Elephant Heart

Titre Original : Elefantenherz

De : Züli Aladag

Avec Daniel Brühl, Manfred Zapatka, Jochen Nickel, Angelika Bartsch

Année : 2002

Pays : Allemagne

Genre : Drame

Résumé :

A 19 ans, Marko Stemper est issue d’un milieu défavorisé et travaille comme laveur de carreaux. Victime d’un père alcoolique, le jeune homme dédie sa vie à la boxe pour fuir son quotidien. Talent prometteur, il est repéré par Gerd Hermsbach. Cet homme d’affaire douteux lui offre alors l’occasion de passer professionnel. Marko accepte son offre mais ignore qu’il va devoir en payer le prix.

Avis :

Züli Aladağ est un réalisateur allemand dont la plupart des projets, qu’il soit film ou série, ne sont pas connus par chez, puisque malgré la proximité de nos pays, peu d’entre eux ont réussi à traverser la frontière.

Parmi le peu de films qui ont réussi à trouver le chemin de nos rayons (oui il ne faut pas pousser non plus), il y a ce « Elephant Heart« , un petit film sur un boxeur. Ce film est finalement arrivé chez nous grâce au succès rencontré par le chef d’œuvre de Wolfgang Becker « Goodbye Lenin ! » qui révéla Daniel Brühl, l’acteur principal d’ »Elephant Heart« .

Donc ici, Züli Aladağ nous invite à suivre le parcours d’un jeune lambda des quartiers de Hambourg. « Elephant Heart » est un petit film tout à fait sympathique qui se regarde comme n’importe quel film quelconque. Si les intentions sont là, le côté quelque peu cliché de son intrigue et le trop plein de thèmes que le réalisateur veut aborder a tendance à amoindrir le film et finalement, « Elephant Heart » vaut le coup d’œil pour un tout jeune Daniel Brühl déjà parfait.

Marko est un jeune homme de dix ans qui veut devenir boxeur professionnel. Lors d’un combat, il est remarqué par un ancien boxeur pro, Gerd Hermsbach, reconverti dénicheur de talent. Il donne sa chance à Marko, mais l’entraînement qu’il propose au jeune homme est trop intense et Marko, qui a un petit boulot à côté pour survivre, ne peut pas suivre. Gerd propose alors à Marko de travailler pour lui entre deux entraînements.

Des films sur la boxe, on en connait des titres et des titres et à force, il est devenu un peu difficile de renouveler le genre, tant certains ont été marquants et tant tout a déjà était fait en la matière. Mais pourtant, malgré ce constat, suivre le parcours d’un sportif a toujours quelque chose d’intéressant et il est toujours intéressant de découvrir d’autres histoires.

Et c’est ce que nous propose Züli Aladağ pour son quatrième film. « Elephant Heart« , c’est un peu un « Rocky » à la sauce allemande, puisque l’on nous présente un jeune des bas quartiers de Hambourg qui pourrait bien s’en sortir grâce au sport. Si l’on devait tenir un cahier des charges sur le film de boxe, alors Züli Aladağ, dans ses grandes lignes, le remplit amplement. De la découverte aux espoirs, des entrainements à la défaite, de la rage au ventre à la victoire, « Elephant Heart » ne sort à aucun moment des clous et c’est plutôt bien fait, malgré un côté déjà-vu. On appréciera donc le spectacle qui est de plus emmené par un Daniel Brühl convaincant et touchant.

Mais avec « Elephant Heart« , Züli Aladağ ne fait pas que rester dans les clous et veut faire un film plus grand dans ce qu’il va approcher. Ainsi, pour cela, il va développer plein de sous intrigues qui vont être autant de thèmes que le réalisateur veut aborder pour épaissir son film et son personnage.

L’alcoolisme d’un père, les femmes battues, l’envie de fuir un quotidien morne, la famille, le manque d’argent, ayant un petit côté mafieux et allant même chercher très en sous texte, une homosexualité inavouable et inavoué, « Elephant Heart » en fait trop et a tendance à s’enliser dans ce trop-plein de sujets. Le film donne la sensation d’un patchwork qui veut parler de tout, tout en ne développant pas assez ses sujets pour bien en parler. On se retrouve donc devant un film maladroit, qui a du mal à avancer, tout en se laissant regarder.

Ressort toutefois de bonnes scènes de boxe, une jolie ambiance dans une Hambourg belle, malgré ses bas-fonds. Surtout, on retient un personnage touchant et attachant. Et c’est même grâce au talent de Daniel Brühl qu’on peut retenir et apprécier le film. Daniel Brühl tient le film à lui seul et malgré le côté brouillon de ce patchwork, le jeune acteur allemand arrive à nous tenir en intrigue et l’on a envie de savoir jusqu’où le film va emmener son personnage, aussi bien sur le ring, que dans sa vie de famille, ou encore dans ses amours.

Du coup, « Elephant Heart » est un film qui tient presque uniquement sur son acteur. Si on enlève Daniel Brühl, il est certain que le film serait bien moins intéressant.

Loin d’être essentiel, « Elephant Heart » est un film qui, malgré ses clichés et son trop plein de diversité, reste divertissant à découvrir sur l’instant. Et même s’il risque de tomber dans l’oubli d’ici quelques mois, Züli Aladağ est loin d’avoir fait un mauvais film.

Note : 12/20

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Par Cinéted

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