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Identity

De : James Mangold

Avec John Cusack, Ray Liotta, Amanda Peet, Alfred Molina

Année: 2003

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Surpris par un orage, dix étrangers – une ancienne star de la télé et son chauffeur, un policier qui escorte un tueur, une call-girl, deux jeunes mariés, un couple avec un enfant – se retrouvent par hasard au Golden Palm Hotel, un motel situé en plein désert. Au cours de la nuit, ils se font assassiner les uns après les autres. Pour les survivants, c’est le début d’un terrible cauchemar, chacun soupçonnant l’autre.
Peu à peu, ils s’aperçoivent qu’ils ont tous quelque chose en commun. Ils vont devoir chercher, dans la personnalité et la vie de chacun, le mobile du tueur et par déduction trouver l’assassin.

Avis:

James Mangold a un début de carrière terriblement éclectique. Loin des blockbusters qu’il fait ces derniers temps (de bons blockbusters), James Mangold a longtemps fait dans ce que l’on va appeler de petits films. Passant du drame à la comédie, après quatre films, James Mangold s’essaye en 2003 au thriller avec « Identity« , film qui est devenu pour beaucoup de monde un classique des années 2000.

« Identity » est un énorme coup de cœur, et surtout un coup de cœur qui se reproduit à chaque visionnage. Thriller « labyrinthique », James Mangold livre là un film prenant de par son impeccable scénario qui se tient, prenant de par ses très bons acteurs, ou encore de par son compte à rebours, de par son ton, ou encore sa simplicité, malgré sa complexité.

Original et intrigant, James Mangold nous livre l’un de ses meilleurs films. Un film qui tutoie son « Copland« , son « Walk the Line » ou plus récemment son « Logan« .

Par une nuit d’orage, dix étrangers se retrouvent obligés, chacun à leur tour, de s’arrêter dans le seul motel du coin afin d’y passer la nuit au sec. Cette nuit, qui s’annonçait comme les autres, va alors être le témoin de meurtres atroces. Un assassin se cache au milieu d’eux et chaque meurtre s’annonce comme un décompte. Tous ou presque sont suspects, mais peut-être que la vérité est ailleurs…

Un thriller signé de l’excellent James Mangold, forcément que le film a tendance à attirer notre curiosité, surtout qu’il se trouve être un petit bijou d’enquête, de suspens et de psychologie.

Partant sur un scénario simple, voire même déjà vu, dix personnes se retrouvent piégées au même endroit. Un meurtrier se cache parmi elles et les cadavres s’entassent. Dans les grandes lignes, rien de bien neuf, mais c’est sans compter sur le scénario que tient là James Mangold. « Identity » va donc aller bien plus loin que cette simple intrigue et va se révéler être bien plus complexe et torturé que prévu.

« Identity« , dans sa majeure partie, va être une enquête afin de savoir qui est le meurtrier qui se cache parmi ces personnages qu’on a tous plus ou moins envie d’aimer. James Mangold distille ses indices avec parcimonie. Le scénario nous donne des pistes, bonnes ou mauvaises, ce qui a tendance à jeter le doute sur plusieurs personnages. Le jeu est très appréciable, surtout que la mise en scène élégante du réalisateur nous immerge et nous coince totalement dans ce motel.

Mais « Identity« , comme je le disais, va bien plus loin que ce premier postulat et c’est au travers de sa sous intrigue qu’il va prendre toute sa dimension tragique. Une sous-intrigue qui va prendre de plus en plus de place jusqu’à sa révélation. Une révélation qui sera aussi imprévisible qu’évidente, une fois le film revu. Une révélation qui transforme alors tout le film et offre quelque chose de nouveau en cours de diffusion et c’est tout bonnement excellent, car d’un coup, cette enquête devient en fait un puzzle. Un puzzle dont il faudra plusieurs visionnages pour en découvrir toutes les subtilités.

Le scénario est bourré de références et autres allusions. On pense aux « dix petits nègres » d’Agatha Christie. On pense parfois au « Silence des agneaux« . On pense à « Psychose » d’Hitchcock et plus simplement au cinéma d’Hitchcock.

James Mangold livre ici une mise en scène appliquée, efficace et superbement soulignée par une BO d’Alan Silvestri (BO qui rappelle aussi le cinéma d’Hitchcock).

Son film dégage une ambiance prenante, voire angoissante, et son rythme ne nous lâche jamais. On appréciera le fait que le réalisateur ne tombe pas dans le spectaculaire tout en offrant un certain spectacle, que ce soit par son enquête ou ses meurtres. On apprécie évidemment le twist très bien monté ou encore le final assez marquant de son film.

Ces dix petits nègres sont incarnés par une belle brochette d’acteurs, parmi lesquels se trouve un John Cusack en pleine forme, un Ray Liotta un poil agaçant, mais c’est le rôle qui veut ça. Une Amanda Peet excellente et une très bonne Cléa Duvall. On trouvera aussi Alfred Molina, John Hawkes, John C. McGinley ou encore la trop rare Rebecca De Mornay.

Une fois n’est pas coutume, ce cinquième film de James Mangold est donc une belle réussite, qui mérite qu’on s’y arrête plus d’une fois. Thriller, drame, huis-clos, policier, horreur, James Mangold mélange tout, au service d’une intrigue surprenante de simplicité et de complexité et le tout est servi par un casting génial…

Note : 17/20

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Par Cinéted

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