LEGO Jurassic World

Résumé :

Suivant l’histoire de la saga Jurassic Park, incluant donc, Le Monde Perdu et Jurassic Park III mais il vous sera aussi possible de revivre l’histoire épique de Jurassic World. Pour la première fois, revivez l’expérience des quatre films.

Avis :

Ce n’est un secret pour personne, les jeux à licence sont rarement de qualité ; parfois corrects, souvent médiocres. Peu d’entre eux valent le détour ou ont bénéficié d’un développement soigné pour que l’on y prête attention. Mais, depuis quelques années, Warner Bros Games semble avoir trouvé la formule magique en adaptant certaines œuvres emblématiques sous forme de Lego. Un concept décalé qui, au fil des titres, s’est révélé le parfait compromis pour toucher un public adulte et plus jeune. Les premiers apprécient l’aspect ultra-référentiel et l’humour. Les seconds peuvent s’initier sans frustration au jeu vidéo en toute quiétude. Lego Jurassic World ne déroge pas à la règle avec une approche sans surprise, mais toujours distrayante.

Les joueurs familiers de Lego ne seront pas dépaysés puisqu’on retrouve ses marques dès les premières minutes de l’aventure. Chaque personnage possède des compétences qui lui sont propres et se révèlent complémentaires avec celles des autres intervenants. La progression se base principalement sur la coopération. Autrement dit, l’intérêt même de la franchise Lego est de trouver un partenaire pour se partager les tâches et élucider les énigmes de concert. Il est toujours possible d’entamer une partie solo, mais l’effet est alors beaucoup plus redondant sur le long terme. Autre point que peu de jeux peuvent se vanter : réunir un public de tous âges, joueurs débutants ou confirmés.

Pour ce faire, le challenge est inexistant. On se contente d’aligner les tableaux et les séquences en résolvant des puzzles basiques et peu retors. Ceux-ci s’appuient davantage sur notre capacité à se remémorer les aptitudes nécessaires pour pouvoir progresser. De rares ennemis viennent ponctuer la partie et, le cas échéant, il suffit de marteler la touche d’attaque. Plus d’énergie ? Pas de souci, le personnage réapparaît immédiatement avec une pénalité sur les boulons (néanmoins récupérable par son partenaire). En cela, Lego Jurassic World s’impose comme un parfait apprentissage à la maîtrise de la manette, la gestion de l’espace et les réflexes à adopter selon différents cas de figure.

Seulement, le système n’évolue pas d’un iota et n’offre que peu de subtilités par rapport aux autres titres de la licence. Et c’est ce manque de risque flagrant, un rien pleutre, qu’on lui reproche principalement. Pas l’ombre d’une nouveauté ou d’une idée novatrice pour renouveler un gameplay rôdé et néanmoins ronflant. La conduite des véhicules demeure toujours aussi aléatoire et sommaire avec de menus problèmes de caméra. Quelques bugs sont malheureusement de la partie. S’ils ne sont pas récurrents, des erreurs de scripts ou des bugs de collision obligent parfois à relancer une séquence entière pour continuer à avancer. Pas très handicapant, mais frustrant.

Toujours est-il que si l’on passe outre ces écueils et le manque évident de surprises, force est de reconnaître que l’intégration de Jurassic Park à l’univers des Lego fonctionne parfaitement. Qu’il s’agisse des grandes lignes de chaque volet, de la présence de protagonistes ou d’intervenants secondaires, on retrouve toute la magie de l’œuvre imaginée par Michael Crichton avec l’autodérision et l’humour potache des Lego. Bien éloigné des parodies de bas étage aux répliques grossières et éculées, le ton est ici décomplexé pour toucher petits et grands. On édulcore les passages les plus violents, on inverse régulièrement les rapports de force (proies et prédateurs) et l’on obtient une ambiance décalée.

Côté intrigue, on reprend la trame des quatre films en choisissant les séquences les plus symboliques. Les cinéphiles goûteront à la multitude de références et de clins d’œil, même si le montage peut paraître précipité pour équilibrer chaque aspect de l’aventure. On retrouve avec plaisir les bandes-son respectives, ainsi qu’une partie des doublages originaux. L’immersion est donc au rendez-vous pour arpenter environnements sauvages et infrastructures plus ou moins dévastées. Élément appréciable, la possibilité d’incarner à intervalles réguliers des dinosaures ou de s’adonner à quelques duels par le biais de QTE simples, mais, là encore, source d’apprentissage.

En revanche, s’il est un aspect sans surprise dont on aime la constance, c’est bien la durée de vie. Pléthore de bonus, de véhicules et de personnages (humains et dinos) sont à débloquer en plus de la dizaine d’heures qu’offre l’aventure principale. On l’a vu précédemment, l’ensemble reste très facile. Cependant, l’on y revient sans heurt pour tout dénicher ou pour explorer les moindres recoins du jeu libre, notamment la création de dinosaures hybrides ou la collecte de tous les secrets (briques d’or, ambre…) Même si la chronologie de base est appréciable, on peut choisir l’ordre dans lequel on parcourt les épisodes (Jurassic Park ou Jurassic World, dans un premier temps).

Très abordable, Lego Jurassic World demeure une valeur sûre pour initier les débutants et les plus jeunes aux jeux vidéo, tandis que les plus expérimentés s’amuseront des séquences détournées, des nombreux clins d’œil et du ton humoristique décalé. Toutefois, il est dommage que les développeurs continuent à se reposer sur leurs lauriers en recyclant un gameplay certes efficace et aisé à assimiler, mais dénué de la moindre amélioration. En somme, si les Lego permettent enfin aux jeux à licence d’accéder à certains standards de qualité, ils ne démontrent guère l’envie d’évoluer ou de proposer autre chose qu’un divertissement dépourvu de challenge réel. Pour autant, difficile de bouder son plaisir en redécouvrant les quatre films de la saga sous un jour bien différent.

Note : 14/20

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Par Dante

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