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Power Rangers – Don’t Go Go

Titre Original : Saban’s Power Rangers

De : Dean Israelite

Avec Dacre Montgomery, RJ Cyler, Naomi Scott, Becky G

Année: 2017

Pays: Etats-Unis

Genre: Action, Aventure, Fantastique

Résumé:

Dans une petite ville, cinq adolescents découvrent qu’ils ont des pouvoirs extraordinaires. Ils vont devoir apprendre à surmonter leurs peurs et à faire équipe pour devenir les Power Rangers : le destin les a choisis pour sauver le monde de la destruction orchestrée par une force extraterrestre surpuissante…

Avis :

Dean Israelite est un réalisateur qui nous vient d’Afrique du Sud. Comme tous, il commence dans le court-métrage, mais se fait assez vite remarquer. Direction les Etats-Unis, où Michael Bay (s’il vous plaît) va produire son premier film, « Projet Almanac« , un film en found footage qui va trouver son succès malgré le fait qu’il soit plus que discutable.

Après avoir été envisagé pour réaliser « Doctor Strange« , il est finalement embauché par les Studios de Lion Gates afin de mettre en images les « Power Rangers« . Série délirante des années 90, l’idée de voir renaître les « Power Rangers » n’était déjà pas vraiment bonne. Optimiste dans l’âme, on pouvait lui laisser une chance, mais malheureusement pour lui, les bandes-annonces, ne l’ont pas aidé. Et une fois encore, malheureusement pour lui, le visionnage de ce film va confirmer ce que l’on pensait. Mauvais, moche, et bien trop long, « Power Rangers » 2017 est un objet raté, alors même qu’il avait plutôt bien commencé.

Cinq adolescents, quelque part dans une petite ville perdue aux Etats-Unis, se découvrent des pouvoirs après avoir fait la découverte de médaillons de couleurs scellées dans la roche au milieu d’une carrière en voix de destruction. Ces cinq ados vont apprendre qu’ils ont été choisis pour défendre la Terre et la vie sur Terre. Ils vont aussi apprendre qu’ils sont les Power Rangers et qu’ils n’ont que onze jours pour se former, avant que Rita Repulsa, une ancienne Ranger, ne vienne arracher le cristal de la vie sur Terre.

« Power Rangers » 2017 promettait une version sérieuse et sombre ainsi que d’en mettre plein la vue et officiellement maintenant, on peut dire que le film n’arrive jamais à atteindre ses objectifs.

Le film possède tout de même quelques bons points. Le premier qui vient en tête, c’est la première demi-heure du film. Une première demi-heure qui malgré des côtés assez pompés sur « Breakfast Club » de John Hughes, présente bien ses personnages. Leur découverte des médaillons, ou encore leurs découvertes de pouvoirs, est bien amenée. Le film nous présente des personnages ordinaires d’ados avec des problèmes d’ados, mais qui étonnement ne sont pas insupportables. On se laisse prendre au jeu et le film développe de bonnes idées (la recherche du vaisseau spatial enfoui, des scènes sous l’eau, ou encore la fuite de la carrière). Le film est aussi bien filmé, du moins dans cette première partie lycéenne. C’est simple, déjà vu, mais efficace et comme on a tendance à s’attendre au pire, on reste étonné de la simplicité du film.

On remarquera aussi une bonne BO qui navigue entre classique et électronique. Une BO qui par contre fera le faux pas de reprendre la musique « originale » de « GO GO Power Rangers », ce qui nous donnera une scène aussi laide que drôle et ridicule.

Voilà ce qu’on peut retenir de bien de cette version 2017, car pour le reste, même si c’est moins pire que ce à quoi on s’était préparés, ça reste quand même une sacrée mauvaise expérience qu’on subit. Une expérience qui s’étire en longueur interminable, un comble pour ce qui est censé être un divertissement d’action.

Et avant même d’aborder le pitoyable final, l’un des éléments les plus agaçants du film, c’est sa façon d’en faire des tonnes et des tonnes sur l’entraînement des Rangers et l’esprit d’équipe. Sur le fait que pour ne faire « qu’un », il faut être une famille et se faire confiance. Niais, imbuvable, répétitif, si le portrait des ados était intéressant, et même joli, à force de vouloir trop en faire et de faire bien trop dans le cliché, le film finit par nous ennuyer.

De plus, cette partie s’avère magique d’incohérences. Où sont passés les scénaristes pendant l’écriture de ce film ? Donc la fin du monde étant programmé dans onze jours, les Rangers étant des ados normaux, ils ne s’entraînent que deux ou trois heures par jour ? Ah oui, il ne faut pas manquer l’école ou encore les soirées entre potes pour se découvrir et enfin se faire confiance … Mais de qui ne moque-t-on ?

On ajoutera à cela que plus le film avance et moins les personnages sont attachants et je ne parle même pas des acteurs (le Zac Efron du pauvre) qui sont à la limite du lamentable, entre personnages chiants ou clichés (et oui, il fallait placer le racisme et l’homosexualité dans le film, pour remplir le cahier des charges 2017).

Cette version 2017 nous promettait de nous en mettre plein la vue et franchement là, le cahier des charges est rempli, mais malheureusement, ce n’est absolument pas dans le bon sens. Moche, hideux, difforme, incompréhensible, après avoir passé plus d’une heure et demi avec des problèmes d’ados mal dans leur peau, le film prend le spectateur à quatre-vingt-dix degrés, passant du Teen-movie à « Transformers« . Mais voilà, aucun sens de l’action, aucun rythme, les effets spéciaux sont hideux et illisibles donnant l’impression que la chose qui nous est présentée n’est pas finie. Les monstres sont moches et parfois on ne les comprend pas, tellement ils sont mal fichus. Je pense aux monstres de pierres qui ne ressemblent à rien.

On ajoute le manque d’enjeux, de suspens (oui tout est convenu d’avance) et le manque de crédibilité des acteurs et l’on trouve ce que malheureusement on redoutait. Le film se prend tellement au sérieux qu’il pousse au sourire de catastrophe. Un sourire qui est d’autant plus amené du fait qu’Elizabeth Banks nous signe LA comédie de l’année, dans le rôle de la grande méchante démoniaque, qui veut juste être méchante. L’actrice en fait des caisses et elle en arrive même à être touchante, tant on sent qu’elle s’éclate à faire ce rôle, malgré le fait que tout autour d’elle, et elle-même, soit mauvais.

Cette version de « Power Rangers » 2017 est donc bien le raté qu’on imaginait. Insupportable de prise au sérieux, aucune ambiance, immonde visuellement parlant et traînant dans la longueur, on n’aura même pas le petit plaisir d’être diverti, ou alors il faut se focaliser sur le jeu d’une Elizabeth Banks totalement possédée par son rôle. Là, vous avez de quoi sourire, pour le reste, c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on sait que le film tombera dans l’oubli très vite.

Note : 07/20

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Par Cinéted

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