Kingdomino

Fiche technique :

Auteur : Bruno Cathala

Joueurs : 2 à 4

Durée : 15 minutes

Première parution : 2016

But du jeu :

Construisez le royaume rapportant le plus de points de victoire en choisissant puis en plaçant judicieusement vos tuiles !

Règles :

Comme son nom l’indique, Kingdomino reprend le principe des dominos. Le recto de chacune des 48 tuiles est composé de deux carrés, comme aux dominos classiques, à ceci près que ces carrés représentent des types de terrains : Plaine, Mer, Forêt, Marécage, Champ et Grotte. Les deux carrés peuvent être du même type. Le verso est un nombre de 1 à 48.

Chaque joueur possède un carré de base sur lequel est placé le château de sa couleur et le pion Roi correspondant. Les dominos sont tous empilés nombre visible en une pioche, 4 en sont tirés et classés par ordre croissant. Puis ils sont retournés face terrain visible. Chaque joueur dans l’ordre place son pion Roi sur la tuile qu’il souhaite jouer.

Puis on révèle 4 nouvelles tuiles, que l’on classe toujours par ordre croissant. Dorénavant les joueurs vont agir dans l’ordre des tuiles. Chacun dans l’ordre va donc choisir la prochaine, en déposant son pion Roi dessus, puis jouer celle que son pion vient de quitter. Celui qui sélectionne la tuile de plus haute valeur fera donc son choix en dernier au tour suivant.

Exemple : les tuiles 2, 25, 37 et 14 sont piochées. Elles sont classées dans l’ordre, soit 2, 14, 25 puis 37. Bleu choisit la 14, Rose la 37, Jaune la 2 et Vert la 25. Puis les tuiles 6, 8, 31 et 43 sont révélées. Jaune choisit sa prochaine tuile en premier, mettons la 31, puis joue la 2. C’est ensuite au tour de Bleu qui se place sur la 43 et joue la 14, ensuite Vert avec la 6 en prenant par exemple la 31 et enfin Rose avec la 8 qui se place sur la 43. Au prochain tour Vert jouera en premier, suivi de Rose, Jaune et enfin Bleu. Enfin vous avez compris le truc.

Et comment joue-t-on les tuiles sélectionnées ? Vous l’avez plus ou moins saisi, elles comportent des types de terrain, chaque joueur doit donc placer dans son royaume la tuile qu’il a choisie au tour d’avant en fonction. N’importe quel type de terrain peut être adjacent au carré de base, en dehors de cela il faut qu’au moins un des carrés d’une tuile soit adjacent à un carré du même type. Les joueurs n’ont pas le droit de dépasser les limites de leur royaume, à savoir un grand carré de 5 x 5 petits carrés.

Certains carrés possèdent de 1 à 3 couronnes au-dessus du type de terrain, il s’agit d’un multiplicateur servant dans le décompte des points de victoire à la fin.

La partie se termine lorsque la pioche est épuisée, puis chaque joueur calcule ses points. Pour chaque type de terrain, il faut multiplier le nombre de carrés adjacents par le nombre de couronnes présentes dans cet ensemble. Le joueur qui obtient le plus de points de victoire est le vainqueur.

Exemple, je possède 3 carrés de Mer adjacents dont l’un contient 1 couronne, et 6 carrés de Plaine adjacents dont un contient 1 couronne et un autre contient 2 couronnes. Je marque 3 x 1 = 3 points pour la Mer, et 6 x 3 = 18 points pour la Plaine.

Avis :

Bruno Cathala est certainement l’auteur français le plus prolifique. Ses titres sont divers et variés et parfois inégaux mais en règle générale ils sont plutôt stratégiques et très appréciés des connaisseurs. Le fait que Kingdomino ait été nominé pour l’As d’Or Jeu de l’Année (récompense annuelle décernée lors du plus grand salon de jeux français, pour plus d’information vous pouvez vous diriger ici :http://www.lavisqteam.fr/?p=27121) semble indiquer qu’il possède de nombreuses qualités. Et dans les faits ?

Les explications semblent un peu (beaucoup) fastidieuses, à coups d’ordres de tuiles, de types de terrains, etc. Pourtant non, le jeu est simple. Même, extrêmement simple. Les parties sont très courtes et ne durent plus de 15 minutes que si les joueurs prennent vraiment le temps de la réflexion. Mais justement, cette rapidité rend les parties très fluides et plaisantes, si bien qu’on en redemande souvent et que les matchs s’enchaînent. De plus, cette simplicité fait que le jeu est accessible à tout le monde, à tous les publics, familiaux comme confirmés.

Du coup il est possible de jouer à plusieurs niveaux, en essayant simplement de finir son royaume sans dépasser du cadre du 5 x 5, ou en optimisant chacun des choix pour obtenir le plus de points possibles. Des règles optionnelles octroient des bonus en fin de partie, par exemple si le château est situé au centre du royaume, ces différents challenges ajoutant des contraintes pour augmenter la difficulté et plaire à des joueurs plus stratégiques.

Niveau matériel c’est assez basique. Les tuiles sont d’assez bonne facture, les châteaux sont à assembler, les pions ont des couleurs vives. Les meeples représentant les pions Roi ont une jolie forme, même s’ils sont exclusivement masculins. De ce côté, c’est assez classique. Mais la petite originalité se situe ailleurs. La plupart des tuiles sont pourvues de petites illustrations faisant référence à la culture pop, culture geek, aux mythes (comme Nessy du Loch Ness ou de Frodon du Seigneur des Anneaux). L’on se plaît alors à tenter de trouver tous ces petits dessins disséminés, entre deux parties. Et même si l’on excepte ces petites apparitions les tuiles sont très jolies, tout est très clair niveau code couleur, design.

Nous sommes donc en présence d’un jeu simple mais subtil, beau et rempli de références à différentes cultures, qui peut plaire à tout le monde. En un mot : un incontournable. Un jeu qui a mérité de faire partie de la sélection des As d’Or 2017 et qui se doit de figurer dans toutes les ludothèques.

Note : 18/20

Par Flippy Who

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