octobre 30, 2020

Un Violon sur le Toit

Titre Original : Fiddler on the Roof

De: Norman Jewison

Avec Chaim Topol, Norma Crane, Leonard Frey, Paul Mann

Année: 1971

Pays: Etats-Unis

Genre : Comédie Musicale

Résumé :

Le laitier d’un petit village du sud de l’Ukraine a bien du mal à marier ses cinq filles qui veulent en matière de mariage n’en faire qu’à leur tête. Chef d’une famille juive, Teyve doit en plus faire face aux pogroms de plus en plus violents. Il est finalement, lui et sa famille, contraint à l’exil.

Avis :

Le cinéma de Norman Jewison, c’est pour la plupart un véritable petit bijou. Outre le chef d’œuvre indémodable qu’est « Dans la chaleur de la nuit« , Norman Jewison, c’est aussi des films comme « L’affaire Thomas Crown« , « Le kid de Cincinnati« , « F.I.S.T » ou plus « récemment » « Hurricane Carter« . Bref, que du bon qui à chaque fois a réussi à marquer et à passionner.

Mais voilà, le cinéma, c’est aussi des déceptions et voici la première venant du cinéma de Norman Jewison. « Un violon sur le toit » date de1971, et c’est un très très long moment de cinéma. Absolument pas touchant et intéressant par les personnages ou même l’histoire, « Un violon sur le toit » se suit avec détachement, en espérant que le générique de fin arrive vite. Pas de pot, le film dure trois heures…

XXe siècle à Anatevka, petite bourgade d’Ukraine, Tevye, un laitier, est le père de cinq magnifiques filles qui sont plus ou moins en âge de se marier. Alors que les traditions juives sont bien établies dans la famille, Tevye va faire face aux décisions de ses filles et à l’évolution des mœurs. Mais en ce début de siècle, la famille doit faire face à la montée puissante de l’antisémitisme.

« Un violon sur le toit« , c’est donc l’histoire d’un père de famille désabusé qui essaie tant bien que mal de bien marier ses filles.

Adapté d’une célèbre comédie musicale, Norman Jewison nous plonge alors auprès d’une famille juive, perdue dans un petit village en Ukraine au début du siècle dernier. Le drame devient alors une comédie et surtout une comédie musicale. Qu’à cela ne tienne, le projet a l’air bien plus intéressant et surtout surprenant comme cela.

Mais malheureusement, on déchante très vite. « Un violon sur le toit« , c’est un film où l’on entre dedans ou alors on reste sur le carreau et ce fut clairement la deuxième proposition pour mon cas.

Il y a des films comme ça, d’emblée, on sait si l’on est susceptible de passer un bon moment ou non.

Hormis le fait que le film ait très mal vieilli, le principal problème vient de son rythme. Car dans les grandes lignes, « Un violon sur le toit« , c’est trois heures de film sur un homme qui veut marier ses filles. C’est long, beaucoup trop long et si, dans le fond, tout le travail fait sur la montée de l’antisémitisme est très intéressant, tout comme la multitude de sujets que le film approche, l’intrigue principale n’arrive à pas tenir en éveil pendant tout le film.

« Un violon sur le toit » est un film qui est truffé de longueurs, de moments répétitifs, de scènes étirées qui ne font pas avancer l’intrigue. « Un violon sur le toit« , c’est trois heures de film qui sont parcourues d’une voix off pour le moins agaçante. Norman Jewison n’offre pas des personnages attachants et finalement plus le film avance et plus l’on se sent détaché des personnages.

Ok, l’intrigue et les personnages ne sont pas intéressants, mais peut qu’être que « Un violon sur le toit » aurait d’autres arguments pour lui. Malheureusement, j’ai bien du mal à en trouver. Les chansons n’ont pas vraiment de rythme et sont barbantes, alors que certaines ont de belles paroles. Les comédiens n’arrivent pas nous emporter et nous convaincre. De plus, on a bien du mal à s’accrocher à leurs personnages. Et c’est bien dommage, car dans le fond, le film de Norman Jewison aborde des sujets forts comme les traditions et la rupture de ces dernières. Il parle du choc des générations ou encore des mariages d’amour, de la place de la femme au sein de la communauté juive. Quand le film aborde l’antisémitisme grandissant, il tourne en dérision les ordres reçus par les soldats. Eux même ne savent pas pourquoi ces ordres sont donnés et finalement, ils les exécutent sans grandes convictions. Le film parle du déracinement, des droits civiques.

Bref, Norman Jewison livre un film riche, très riche, mais qui n’avance pas. Un film qui ennuie, un film qui n’arrive pas à trouver son rythme, comme il n’arrive pas à offrir des personnages intéressants ou encore des chansons et des scènes de comédie musicale entraînantes. On suit ce « … violon sur le toit » de manière détachée, avec ennui, le cœur triste et lourd. Et même si le film aborde d’excellents sujets très intéressants, c’est avec tristesse que je me suis rendu compte que le plus intéressant dans mes attentes, c’était l’arrivée du générique final.

Note : 07/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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