Virtual Obsession

De : Mick Garris

Avec Peter Gallagher, Mimi Rogers, Jake Lloyd, Andy Comeau

Année: 1998

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction

Résumé :

Le Dr. Joe Messanger a mis au point un programme informatique capable d’enregistrer et d’emmagasiner les données contenues dans un cerveau humain et ainsi procurer à son utilisateur l’immortalité. Juliet Spring, une jeune chercheuse atteinte d’un mal incurable voit dans cette intervention le moyen de survivre et de prendre sa revanche sur la société pour la profonde injustice qui la frappe. Elle s’empare des dossiers du professeur et teste sur elle ce programme. Après son décès, l’esprit de celle-ci se réincarne à travers les circuits informatiques…Elle n’a qu’une seule obsession : se venger…

Avis :

Mick Garris est un réalisateur de seconde zone, bien connu notamment pour ses adaptations de Stephen King pour la télévision. C’est à lui par exemple que l’on doit la mini-série « Le fléau« . Mick Garris, c’est aussi lui qui se trouve derrière des films comme « Psychose 4« , « Critters 2 » ou encore « Freddy, le cauchemar de vos nuits« , série adaptée des films de Wes Craven sur laquelle il a bossé pour quelques épisodes.

Réalisateur toujours en activité aujourd’hui, je vais m’arrêter sur l’une de ses productions de la fin des années 1990. Sorti en 1998, « Virtual Obession » ou « L’expérience fatal » est un téléfilm que vous trouverez en DVD si le cœur vous en dit.

Partant d’une idée intéressante, transplanter la conscience de quelqu’un dans un programme informatique, Mick Garris tenait un scénario qui avait de l’idée, mais malheureusement, son film ne sera pas une réussite, notamment à cause d’une intrigue clichée au possible en plus d’être totalement absurde, conne et incohérente, ce qui est bien dommage.

Le docteur Messenger travaille sur l’intelligence artificielle. Il a d’ailleurs mis au point un programme intelligent, nommé Albert, qui régit une très grosse partie de la ville. Un jour, il reçoit la visite de Juliet Spring, une jeune femme qui vient de mettre au point un programme qui serait capable d’extirper une conscience et de la garder à l’intérieur du réseau informatique. Si cette expérience est concluante, on pourrait donc parler d’immortalité de l’âme. Juliet souhaite plus que tout que cette expérience réussisse, car la jeune femme est condamnée et ne peut accepter son sort. Manipulant tout le monde, Juliet va très vite se trouver être une jeune femme incontrôlable et perverse. Essayant le programme sur elle-même, Juliet va réussir à sortir sa conscience de son corps et ainsi envahir tout le réseau informatique.

Si jamais vous traînez dans les boutiques où l’on trouve des films d’occasion, alors il est sûr et certains que vous êtes déjà tombé sur « Virtual Obsession« , tant le film parcourt les bacs à quatre-vingt-dix centimes. Et ce n’est que justice car en lieu et place d’un sympathique nanar, on trouve là un immonde navet.

Et pourtant, « Virtual Obsession » partait avec une idée pour le moins intéressante, puisqu’il s’agissait de l’éventualité de capturer l’âme humaine et de la transformer en fichier informatique, et ainsi créer une intelligence artificielle capable de penser et ressentir par elle-même et plus largement, défier la mort avec l’éventualité de l’immortalité.

Des idées et des réflexions intéressantes, mais qui se trouvent être mis au service d’une intrigue débile, clichée, allant même chercher du côté de l’agacement, tant le film utilise des ficelles grossières et ridicules.

« Virtual Obsession » est un film qui accumule les incohérences et les facilités scénaristiques et ça, dès son ouverture qu’on ne comprend pas très bien, puisqu’elle est déjà gratuite et incohérente. Bon, étant indulgent et voulant laisser sa chance, on pousse un peu, mais bon, on se rend très vite compte que rien ne tient la route. Débilité, connerie, invraisemblance, incohérence et histoire d’adultère et vengeance ridicule viennent ruiner un film qui n’avait déjà par grand-chose pour lui. Et au fur et à mesure que l’intrigue avance, on ne sait plus trop comment réagir devant, tant tout finit par agacer devant tant de facilité et de niaiserie. D’ailleurs, le film prête vraiment à rire, tant il est hors concours. Il faut l’avoir vu pour le croire.

Malheureusement, le film ne se rattrape pas du côté de sa réalisation qui, si elle pouvait avoir quelque chose il y a presque vingt ans, s’avère avoir particulièrement mal vieilli. Décors en carton, effets spéciaux grossiers et scènes gratuites qui ne feront pas avancer une intrigue qui fait déjà du sur place… Bref, « Virtual Obsession » n’a pas grand-chose pour lui.

Idem du côté du casting, qui est une belle déception, car il réunit des acteurs comme Peter Gallagher et Mimi Rogers, mais rien n’y fait, les comédiens sont en roue libre, au service d’une histoire qui ne ressemble pas à grand-chose.

Seul petit point intéressant mais qui fait sourire, c’est le fait de trouver en méchante Bridgette Wilson-Sampras, la fille de Schwarzenegger dans « Last action hero » et Jake Lloyd qui n’est autre que le gamin de « La menace fantôme » de George Lucas.

« Virtual Obsession » avait une idée de départ intéressante, mais ce sera tout. Con, gros, débile, cliché, bref, Mick Garris se plante totalement avec ce téléfilm, qui en prime a très mal vieilli.

Note : 04/20

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Par Cinéted

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