septembre 28, 2020

Tron l’Héritage

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De : Joseph Kosinski

Avec Jeff Bridges, Garrett Hedlund, Olivia Wilde, Bruce Boxleitner

Année: 2010

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction

Résumé :

Sam Flynn, 27 ans, est le fils expert en technologie de Kevin Flynn. Cherchant à percer le mystère de la disparition de son père, il se retrouve aspiré dans ce même monde de programmes redoutables et de jeux mortels où vit son père depuis 25 ans. Avec la fidèle confidente de Kevin, père et fils s’engagent dans un voyage où la mort guette, à travers un cyber univers époustouflant visuellement, devenu plus avancé technologiquement et plus dangereux que jamais…

Avis :

Sortit le 8 décembre 1982 sur  nos écrans, Tron a été une révolution dans le domaine du cinéma et dans l’industrie Disney. Alors que le jeu vidéo n’en est qu’à son balbutiement et que les disquettes existaient encore, on avait droit à un film qui explorait le côté virtuel et la possibilité de créer un monde au sein de l’informatique. Le film est un carton et montre une sorte de révolution technologique dans le septième art. Certains films essayeront plus tard de s’octroyer cet univers comme Le Cobaye ou encore Brainscan, mais sans grand succès. Bien évidemment, aujourd’hui, le jeu vidéo fait partie de la vie de tous les jours et il n’y a pas un enfant qui n’a jamais joué à un jeu vidéo. Disney flaire alors le bon coup et met en avant une suite directe près de 28 ans plus tard ! Tron l’Héritage promet donc une nouvelle révolution dans le domaine du cinéma, mais chose incroyable, Disney livre son nouveau bébé à un parfait inconnu qui répond au nom de Joseph Kosinski. Alors le film est-il bon ? La révolution est-elle en marche ? Allons faire un tour du côté de la grille !

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Tu devrais essayer cette combinaison, c’est super pratique le soir quand tu rentres de boîte à pied !

L’histoire de Tron l’Héritage suit directement celle de Tron premier du nom. On commence d’ailleurs avec un petit rappel de ce qu’il s’est passé dans le premier, notamment pour les personnes qui n’auraient pas vu le premier. Puis on fait un bond de 27 ans en avant, où l’on retrouve le fils du héros, qui se pose des questions sur la disparition de son papa et qui va pirater les systèmes de l’ancienne entreprise de son père, qui, à ses yeux, n’a plus la même ambition qu’auparavant. C’est alors qu’un message fait son apparition, provenant de l’ancienne salle de jeux vidéo que posséder son père. En y allant, le fiston découvre un atelier secret et va se faire propulser dans la Grille, le monde virtuel créé par son père. Il va alors se rendre compte que Clu, l’avatar de son père, a pris possession de la Grille et que son père vit reclus dans l’attente d’une erreur de son avatar pour le piéger et l’empêcher de sortir de la Grille. Si le scénario demeure un peu complexe à la lecture, il faut avouer qu’il ne l’est pas du tout dans le film. Il est même assez linéaire et c’est assez dommage d’avoir si peu joué avec les univers virtuels. Bien entendu, tous les ingrédients sont réunis pour en faire le parfait blockbuster, et il faut contenter un maximum de personnes (donnons au public ce qu’il attend et non pas ce qu’il a besoin pour paraphraser un certain John Carpenter), mais il manque cruellement quelque chose à ce film, l’émotion. Car même si nous sommes dans un univers virtuel et froid, même le côté esthétique très épuré renvoie finalement à quelque chose de mort et même si l’histoire n’est pas forcément joyeuse, le scénario aborde des thèmes forts comme les retrouvailles d’un père et son fils, le sacrifice de soi, le génocide et ses conséquences et rien ne donne le frisson, les larmes aux yeux ou un quelconque ressenti. Du coup, le film devient vite fade et n’est qu’un enchainement de scènes plus ou moins impressionnantes et d’effets spéciaux toujours plus tape à l’œil. Et c’est ça qui gène le plus dans le film, c’est cet aspect épuré, simpliste, dénué de toute fioriture mais qui met en avant des effets spéciaux vifs et parfois mal habile comme le passage dans la gare qui fait vraiment faux. D’autant plus que tout cela reste très linéaire et attendu, on reste sur notre faim.

Cette absence totale d’émotion, on la retrouve même dans le jeu des acteurs et des personnages. Le grand Jeff Bridges reprend ici son rôle qu’il avait dans le premier, et demeure assez convaincant, malgré son visage très plastique quand il est jeune. Il a effectivement plus de classe avec une grosse barbe. Néanmoins, les réactions de son personnage demeurent assez bizarres, comme le peu de choix qu’il éprouve en revoyant son fils après 27 ans ou encore son non combativité qui reste très agaçante. Mais le pire vient de Garrett Hedlund, déjà vu dans Death Sentence ou encore Eragon. Surjouant à mort avec sa grande bouche, il demeure peu convaincant et très énervant. Héros stéréotypé pour les adolescents et adolescentes, il n’est vraiment pas très bon dans ce registre. On pourra aussi pester contre Olivia Wilde, toujours en train de sourire béatement et mettant en avant sa coiffure tordue et son combinaison moulante. Elle fait office de potiche, tout comme la ravissante Beau Garrett. On pourra aussi fort Martin Sheen en roue libre dans le rôle de Castor, un tenancier de bar au teint livide et qui ne sert à rien dans le film, ou encore l’apparition expresse de l’excellent Cillian Murphy qui reste environ 30 secondes à l’écran. Bref, tout ce petit monde semble peu concerné par le métrage et seul Jeff Bridges semble tirer son épingle du jeu. Alors si tout n’est pas parfait, loin de là, le film divertit quand même un petit peu. Certaines scènes d’action sont plutôt sympathiques, comme la course de motos, grosse référence au premier Tron ou encore la très bonne idée de ce train lumineux, rappelant ces locomotives traversant des déserts dans les westerns, ou bien la course-poursuite en avion. Mais hormis cela, le film demeure assez vide, à l’image de son décor et de son esthétique. La fin reste dans la veine des Disney, avec un happy ending laissant libre cours à une suite qui verra le jour en 2014…

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On pourrait avoir une version X SM de Tron avec cette image…

Au final, Tron l’Héritage est tout de même une belle déception. Si les décors épurés et l’ambiance froide de l’univers virtuel demeurent une bonne idée, l’absence d’émotion et de sensations et tout de même préjudiciable. On s’ennuie presque devant ce film et les acteurs semblent peu intéressés par ce qu’ils font, hormis Jeff Bridges. Par contre, la bande originale composée par Daft Punk est très bonne et colle parfaitement à l’univers. Bref, un film qui ravira surement les jeunes, mais qui reste très convenu.

Note : 10/20

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Par AqME

Note de Mickey: 09/20 Tron..Tron..Tronc d’arbre ?

316356_10201093379436910_1464413393_nNote de Trasher: 08/20 Aïe ma tête!

DogrinNote de Dogrin: 08/20 Sinon Tron est ou ?

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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