Mac et Moi

Titre Original : Mac and Me

De : Stewart Raffill

Avec Christine Ebersole, Jonathan Ward, Tina Caspary, Danny Cooksey

Année: 1988

Pays: Etats-Unis

Genre: Fantastique

Résumé:

Une sonde spatiale en reconnaissance sur Mars aspire un bébé martien et sa famille. De retour sur Terre, les scientifiques découvrent la petite tribu qui parvient à s’échapper. Mais le bébé extraterrestre est séparé des siens et se retrouve chez une famille dont le petit garçon, Eric, âgé de 10 ans, est paralysé.

Avis:

Stewart Raffill est un réalisateur anglais qui débute sa carrière à la toute fin des années 70. Malgré une réputation des plus douteuses, Stewart Raffill est toujours en activité trente ans plus tard, avec des films sortis directement en DVD, du moins quand ces derniers arrivent à sortir en DVD.

On l’aura bien compris, Stewart Raffill est le genre de réalisateur qu’on n’affectionne plutôt pas mal, car sa carrière est bien souvent dirigée vers le nanar. Mais alors qu’il compte douze films à son actif, aujourd’hui, on va s’arrêter sur le nanar hors catégorie. Un film tellement con, mauvais, mal filmé et tout ce que vous voulez, qu’il pourrait prétendre à la palme d’or de l’incontournable à voir une fois dans sa vie… Et si jamais vous avez la VHS, alors n’hésitez plus, car le charme de cette dernière vaut son pesant d’or.

Lors d’une expérience scientifique sur une planète inconnue, une sonde lancée depuis la Terre aspire une famille d’extraterrestre.

Arrivée sur Terre, la famille réussit à s’échapper, mais elle se trouve séparée. Le plus jeune de la famille va alors se cacher dans la voiture d’une famille américaine lambda. Eric, un jeune garçon de dix ans, paralysé de ses deux jambes, va alors remarquer la petite chose et tout faire pour essayer d’être son ami, notamment en la nourrissant de Coca-Cola.

Comment décrire au plus juste la médiocrité jubilatoire du film de Stewart Raffill ? Car oui, il s’agit bien de l’un des films les plus mauvais que l’on ait pu voir et en même temps, « Mac et moi » est d’un si mauvais goût qu’il en devient un véritable délire, prêt à nous surprendre devant l’absence de ses limites à chaque instant.

« Mac et moi » est une comédie fantastique pour toute la famille. Enfin, c’est comme ça que le film nous est vendu. Mais malheureusement pour lui, et bien heureusement pour nous, rien, absolument rien, ne tient la route et c’est pour ça qu’on l’adore !

Un scénario ? N’en cherchez pas, car si ce dernier essaye d’être présent afin de faire illusion, il a très vite renoncé par laisser place à une succession de scènes et d’actions qui seront, pour la plupart, totalement gratuites. D’ailleurs, presque toutes les péripéties du film n’ont pas vraiment de sens si on regarde bien, et on se demande comment un truc pareil a bien pu être validé. On pourrait bien excuser le film, en essayant d’imaginer qu’il n’est qu’une satire d’une société de consommation, mais au vu de tous les problèmes que « Mac et moi » accumule en une heure et quarante minutes, on se demande vraiment si la satire est assumée ou involontaire, et la balance a bien plus tendance à pencher vers la deuxième solution.

Donc le scénario, c’est le néant qui tire vers le pitoyable. On pourrait se dire que « Mac et moi » se rattrape vers sa réalisation. Que nenni encore une fois. En fait, « Mac et moi » est une sorte de best of de tout ce qu’il ne faut pas faire. La mise en scène est plate et n’a aucun sens. Le film accumule les défauts de raccords, les ellipses et les incohérences comme Meryl Streep accumule les récompenses. Chaque scène détient au moins une connerie et le plus amusant dans l’histoire, c’est qu’on finit par être bien plus attentif à ce qui ne va pas, qu’à l’intrigue en elle-même.

Le comble de l’histoire, c’est bien sûr quand on va remarquer l’immense pub que « Mac et moi » est. Une pub totalement assumée. Une pub, premièrement pour Coca-Cola, la boisson la plus cool du monde, que même les extraterrestres adorent puisqu’ils se nourrissent que de ça et ça leur redonne même vie.

Ensuite, « Mac et moi » est une pub pour McDonald, avec une scène de fête démente qui vante toute la coolattitude et les bienfaits d’un anniversaire chez McDo. À noter que l’on trouvera dans le film, le véritable Ronald McDonald qui joue son propre rôle.

Enfin, troisièmement, ce film est aussi une pub pour Skittles, avec une bannière totalement énorme dont la marque vient gifler l’écran.

Enfin, on ne peut pas passer à coté des effets spéciaux totalement grossiers et à la ramasse que le film peut avoir. La famille d’extraterrestres est absolument immonde. D’ailleurs, là encore, le film fonctionne malgré lui, car c’est tellement moche que ça en devient tordant.

On ajoutera à cela le jeu des comédiens peu convaincus et convaincants et le tableau est tout simplement admirable et déchaîne l’hilarité.

« Mac et moi » est donc un très mauvais film qui n’a absolument rien pour lui. Aucun souffle, aucun rythme, aucune empathie pour les personnages, et des gags à tous les plans. Dans un cinéma « classique », il est évident que « Mac et moi » est une horreur. Mais du point de vue du nanar, c’est une toute autre affaire, car « Mac et moi » fait scintiller la définition du nanar. Hilarant, con et fun, on passe un très très bon moment à s’amuser des bêtises évidentes, et même affolantes, que le film détient. J’en ai vu des nanars, mais « Mac et moi » peut concourir vers le haut du panier ! Et c’est pour cela qu’à bien des mauvais arguments, « Mac et moi » est un incontournable qu’il faut avoir vu au moins une fois, lors d’une soirée entre potes. Par contre, si le nanar n’est pas votre truc, alors oubliez immédiatement…

Note : 04/20

Note Nanar : 17/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net