Resident Evil – Chapitre Final – Anderson le Glas

Titre Original : Resident Evil : The Final Chapter

De: Paul W.S. Anderson

Avec Milla Jovovich, Ali Larter, Shawn Roberts, Ruby Rose

Année : 2017

Pays : Etats-Unis, Allemagne, Canada, Australie, France

Genre : Action, Horreur

Résumé :

Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a débuté : le Hive à Raccoon City. C’est là, qu’Umbrella Corporation a regroupé ses forces pour mener un assaut final contre les survivants de l’apocalypse.

Avis :

Il y a quinze ans, Paul W.S. Anderson s’occupait d’adapter le célébrissime jeu « Resident Evil« . Depuis, le film est logiquement devenu une franchise, mais hormis l’opus de Russell Mulcahy, on ne peut pas dire que la franchise ait poussé vers des sommets de cinéma. On peut même dire que depuis les deux derniers films « … Afterlife » et « … Retribution« , on a perdu totalement espoir en « Resident Evil » et ça, malgré les efforts acharnés de Milla Jovovich, qui pourrait bien être la seule à y croire vraiment, car même en cherchant des excuses, second degré, gros divertissement, fun, rien n’y fait.

Et nous voici donc après cinq films, avec un sixième qui se nomme « … Chapitre Final« . Enfin, tout le monde a l’air d’être raisonnable et enfin, Paul W.S. Anderson et Milla Jovovich ont décidé de mettre fin aux souffrances de la pauvre Alice.

Bref, l’heure de la confrontation finale a sonné et malgré une bande-annonce flippante qui laissait entrevoir tout ce que l’on reproche à la franchise, l’envie de savoir comment les mésaventures d’Alice, mais aussi de Claire, allaient finir, était plus fort. C’est donc sans espoir qu’on entre en salle, pour une dernière projection sadomasochiste. Avez-vous remarqué comment les cinéphiles aiment bien se faire du mal de temps en temps ? Mais à la place de trouver un film nauséabond, on a trouvé un petit film, qui ne vole pas très haut, mais qui détient de bonnes idées de confrontations et surtout répond enfin, au bout de quinze ans, à plus d’une question qu’on se posait. Résultat des courses, ce n’est pas terrible, ça a tendance à aller vers le bas à plus d’un moment, mais pourtant, étonnement, ça reste sympa et divertissant.

Alice s’est fait doubler par Wesker. La rébellion de la maison blanche n’était qu’un piège. Quelques temps après cette bataille, Alice est contactée par la Reine Rouge. Cette dernière lui explique que l’extinction de la race humaine aura lui dans quatre-huit heures et elle ne peut laisser faire cela, surtout qu’il existe un antivirus, transportable par les airs qui mettrait un terme à tout. L’antivirus est détenu à Raccoon city, dans le Hive. Alice a donc quarante-huit heures pour sauver ce qui reste de l’humanité.

Après la calamité des deux derniers épisodes, c’est donc avec étonnement que ce « dernier » chapitre s’avère plutôt plaisant.

Doté d’un scénario toujours aussi con et toujours aussi incohérent, on remarquera d’ailleurs que ce « dernier » film ne suit pas grand-chose, si on met bout à bout toutes les informations qu’on a pu avoir dans les épisodes précédents, ou alors, il mériterait plus d’explication sur certains détails.

« Resident Evil« , nommé très sobrement « … Chapitre final » aura toutefois l’intelligence de résoudre beaucoup de choses et de répondre à beaucoup de questions. Des réponses, dont il faudra quand même s’accommoder et surtout tricoter avec les incohérences qu’elles apportent. Mais bon, même si parfois ça ne tient pas la route (on aura un peu de mal sur les révélations finales) on sourira devant la touche écolo. Mais étrangement, sur le tout, ça fonctionne.

En fait, la franchise est faite de tant de moments incohérents, tant d’ellipses, qu’on qualifiera de « What the fuck », que finalement, il se pourrait bien que Paul W.S. Anderson ait réussi en quinze ans à nous rendre très, très, très indulgent face à ses films. Alors quand ce dernier fait moins dans le tape à l’œil et le putassier, on serait presque à accepter ce qu’il nous présente et peut-être même rehausser l’avis et le plaisir sur un film qui reste, il faut le dire, assez mauvais. C’est peut-être bien-là que réside le « génie » de Paul W.S. Anderson.

Doté d’une réalisation toujours aussi hystérique, surtout dans ses flashbacks ou ses combats assez peu crédibles, on appréciera énormément le calme du réalisateur sur les moments de ralentis qui se font peu présents dans ce dernier film. « Resident Evil, chapitre final » détient d’excellentes idées de confrontations. Plongé dans une ambiance apocalyptique réussie qui ne sent pas trop le fond vert, ou bien moins que ce que la franchise a pu nous faire subir, on appréciera les scènes d’action démesurées du film, comme l’attaque d’un fort, ou encore l’armée de morts-vivants qui fonce sur Raccoon city. D’ailleurs, toutes les meilleures idées, et même le meilleur du film, se passent en dehors du Hive, car une fois entré dans celui-ci, ce que Paul W.S. Anderson nous sert est bien plus convenu et déjà vu.

« Resident Evil, chapitre final » voit des facilités scénaristiques incroyablement géniales se développer autour de ses personnages, en nous ressortant le Dr. Isaacs de sa tombe. On remarquera aussi qu’Alice est la femme la plus chanceuse du monde, car comme dans les précédents films, elle retrouvera ses amis, toujours par hasard. Ainsi, on réintroduit le personnage de Claire Redfield, toujours tenu par la charmante Ali Larter. Pour les autres personnages que le film introduit, on aura tous compris qu’ils n’ont aucun fond et qu’ils sont tous là uniquement pour mourir.

Enfin, on ne peut pas ne pas évoquer Milla Jovovich, puisque « Resident Evil » est une franchise à sa gloire, et ce, même quand elle se lance dans des scènes d’action dont elle ne croit pas elle-même. Mais bon, on peut dire que si on a supporté les dérives de « Resident Evil » et Paul W.S. Anderson, c’est surtout grâce à elle et on avoue que c’est plaisant de la retrouver « une dernière fois » dans la peau d’Alice. Surtout que cette fois-ci, Milla se dépasse encore une fois, et nous réserve même des surprises.

Ce dernier chapitre allie donc le mauvais et le plaisant pour un résultat qui n’est pas si mauvais que ça. En même temps, on conçoit qu’il était difficile de faire pire que les deux derniers films.

Toujours aussi con, toujours aussi incohérent, toujours aussi mal réalisé sur plus d’une séquence, toujours aussi gratuit, « Resident Evil, chapitre final » détient pourtant de bonnes idées, offre un spectacle assez bon, surtout dans son ambiance apocalyptique, et enfin offre des réponses satisfaisantes dans une moindre mesure, qui ont surtout comme qualité de clore le chapitre…

Note : 10/20

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Par Cinéted

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