octobre 26, 2020

Resident Evil Extinction

De : Russell Mulcahy

Avec Milla Jovovich, Ali Larter, Oded Fehr, Iain Glen

Année : 2007

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur, Action

Résumé :

Le virus expérimental mis au point par la toute-puissante Umbrella Corporation a détruit l’humanité, transformant la population du monde en zombies avides de chair humaine. Fuyant les villes, Carlos, L.J., Claire, K-Mart, Nurse Betty et quelques survivants ont pris la route dans un convoi armé, espérant retrouver d’autres humains non infectés et gagner l’Alaska, leur dernier espoir d’une terre préservée. Ils sont accompagnés dans l’ombre par Alice, une jeune femme sur laquelle Umbrella a mené autrefois de terribles expériences biogéniques qui, en modifiant son ADN, lui ont apporté des capacités surhumaines. Depuis le laboratoire d’Umbrella, le Dr. Isaacs les surveille. Il est prêt à tout pour retrouver celle qui représente l’accomplissement ultime des recherches de la firme, la seule personne qui rende possible la mise au point d’un remède : Alice. S’ils veulent avoir une chance, les survivants doivent échapper à la fois aux morts-vivants qui infestent le pays et à Umbrella Corporation.
Pour Alice et ses compagnons d’infortune, le combat ne fait que commencer…

Avis :

On a souvent tendance à dire que le troisième opus d’une saga, et encore plus d’une trilogie, est le plus mauvais. Ou tout du moins le moins bon lorsque l’on parle de sagas cultes comme Le Seigneur des Anneaux, Le Parrain ou encore Die Hard. Sauf que le cinéma n’est pas une science exacte et qu’il peut y avoir de bonnes surprises, notamment dans des franchises aussi inégales que Resident Evil. Alors que le premier avait déçu les fans du jeu vidéo et que le deuxième film s’était fait basher comme une daube, le troisième film de la saga n’était pas spécialement attendu. Toujours à l’écriture et à la production, Paul W.S. Anderson voulait finir sa saga avec cette trilogie et on sent bien avec ce nouvel opus que le film prend beaucoup de liberté avec le domaine du jeu vidéo. Univers dystopique, on s’éloigne grandement de la saga de Capcom et pourtant, le résultat est plus que plaisant, car malgré des attentes asthmatiques, le film va s’avérer au-dessus des deux précédents volets.

Le début du film est très étrange. En effet, on avait laissé nos héros du deuxième film dans une voiture en partance pour un lieu inconnu. Alice avait subi des modifications génétiques et devenait de plus en plus forte, ayant même des pouvoirs psychiques. Dès le début du troisième opus, le monde s’assèche à cause du virus zombie et il ne reste qu’une poignée de survivants sur Terre. Mais chose étonnante, Umbrella mène toujours des expériences avec des milliers de scientifiques dans des laboratoires souterrains et Tokyo semble être une ville qui ne souffre des aléas de la planète. On touche là le principal problème de la saga. En effet, le liant entre les films est très ténu, mais en plus de cela, il n’y a pas vraiment de cohérence temporelle et spatiale. On a un peu la sensation que Paul W.S. Anderson fait ce qu’il veut de son monde sans jamais se soucier d’une quelconque cohérence dans l’univers ou dans la narration. De ce fait, on se retrouve complètement perdu dans un désert aride et on ne comprend pas bien comment les amis ont pu se retrouver totalement séparer.

Cependant, cette incohérence scénaristique va laisser la place à des retrouvailles plutôt intéressantes et à un film qui ne ressemble pas aux deux précédents. Evoluant dans un univers dystopique, les protagonistes vont devoir faire face à de nouvelles menaces, comme des corbeaux ou des zombies améliorés par Umbrella qui ne souhaite qu’une chose, faire de super-soldats. Il s’agit d’une récurrente dans les films de genre mettant en scène des scientifiques, sauf que là, encore une fois, il manque de crédibilité. Pourquoi ? A quoi va servir une armée de zombies dans un monde ravagé par la sècheresse et la dépopulation ? Faisant fi de cet état de fait, le film essaye tant bien que mal de s’en sortir et étrangement, on passe un bon moment devant ce Resident Evil Extinction. Mais qu’est-ce qu’il a de bien ce film ?

Tout d’abord, c’est le plus sobre de tous les Resident Evil. Il y a peu d’effets numériques, le nouveau réalisateur préférant utiliser le bon vieux latex pour les costumes. Russell Mulcahy, reconnu pour son travail sur Razorback en 1984, livre une mise en scène propre, qui a parfois des allures de Mad Max, notamment lorsque le camion-citerne s’écroule sur une horde de zombies. Cette mise en scène va mettre en valeur un monde aride et un Las Vegas dévasté du plus bel effet. En l’état, cette réalisation sauve vraiment le film du désastre et offre même des moments inattendus, comme cette famille de rednecks cannibales au tout début, qui montre bien la nationalité australienne du chef d’orchestre. Le seul petit bémol que l’on pourrait reprocher au film, c’est que les scènes de baston sont vraiment illisibles et que la caméra bouge dans tous les sens, perdant le spectateur dans les gestuelles de l’héroïne. Ensuite, le scénario apporte une petite pointe de survivalisme avec les êtres humains à protéger. Cette caravane est une bonne idée, car on ne sait jamais qui va mourir ou qui va vivre et cela rajoute un certain suspens qui était absent des deux autres métrages. Enfin, on retrouvera un clin d’œil à la saga de jeu avec un monstre de fin fidèle à la création sur console. Alors certes, ça ne va pas chercher bien loin, d’autant plus que dans le fond, c’est toujours Alice qui va buter Umbrella et les autres qui se cassent loin d’ici, on peut même dire que l’on piétine sur place au niveau de l’intrigue, mais on passe un bon moment ce film.

Au final, Resident Evil Extinction est certainement le meilleur film de la franchise même s’il est blindé de défauts. Relativement simpliste dans son écriture et le déroulement du scénario, le film se suit avec plaisir grâce à une action toujours au rendez-vous et quelques idées de mise en scène franchement intéressante. Il est juste dommage que le scénario soit si faiblard dans son ensemble et que finalement, il n’y a pas grand-chose à raconter. On pourra aussi pester comme l’incohérence qui règne entre les films, celui-ci tenant presque de science-fiction post apocalyptique alors que la fin du deuxième film laissait présager quelque chose de plus futuriste. Bref, en l’état, un film sympathique qui s’impose comme le meilleur de la saga.

Note : 12/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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