mars 3, 2021

Semi-Pro

De : Kent Alterman

Avec Will Ferrell, Woody Harrelson, André Benjamin, Maura Tierney

Année: 2008

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Résumé:

Jackie Moon a fait fortune il y a quelques années avec le seul tube qu’il ait jamais écrit – en fait, une chanson qu’il avait volée à sa mère. Il a tout investi dans sa vraie passion : le basket. Il est à présent le propriétaire, l’entraîneur et le joueur star des Flint Tropics, une équipe semi-professionnelle. Les Tropics sont un ramassis de bons à rien et de déjantés, depuis Clarence qui en sait plus long sur la fumette que sur le dribble, à Bee Bee qui fait mieux la roue que les paniers… Les fans viennent aux matchs pour reluquer les pom-pom girls, mais ça ne suffit même pas pour récupérer le tableau des scores chez le prêteur sur gages.
Pour se sortir de la panade, Jackie décide d’engager un vrai joueur, Monix, ancienne star de la NBA avant sa blessure au genou. Colérique et alcoolique, Monix a pourtant un vrai talent, et il sait tout du basket.
Jackie et ses coéquipiers se donnent du mal, mais la réalité reste implacable : ils sont nuls ! Ils vont donc faire ce que font tous les désespérés : oublier toutes les règles. Prêts à tout pour s’en sortir, ils ne reculeront devant rien. Ils vont faire asseoir tous les spectateurs du même côté pour faire croire aux télés qu’il y a du monde, ils vont hurler sur les arbitres, se battre avec leurs adversaires pendant les coupures pub et passer leur temps à danser le disco !

Avis:

Kent Alterman n’est pas connu du grand public et c’est normal, puisque c’est un homme qui agit dans l’ombre, car il est avant toute chose un producteur. Petit producteur, on lui doit d’avoir fait quelques coups d’éclat, puisque c’est lui qui a mis des billes dans des films comme « A history of violence » de Cronenberg, « Elfe » de Jon Favreau, ou le « Little children » de Todd Field.

Dans son parcours, Kent Alterman a eu l’envie de passer à la réalisation et cette envie s’est concrétisé en 2008 avec « Semi-pro« , une comédie qui avait de très bons arguments sur le papier. Avec ce seul film, le réalisateur a décidé de placer son actif dans les années 70, dans le milieu de basket et le tout parcouru par une ambiance très funk. De plus, il se choisit un bon casting, qui annonçait de quoi bien se marrer, mais finalement, hormis deux ou trois gags plutôt fun, il n’y a pas grand-chose à retenir de ce « Semi-pro« , qui s’avère être aussi distrayant que lourd… Dommage.

Jackie Moon est l’homme d’un tube qui l’a rendu célèbre et riche. Avec cet argent, il s’est payé une équipe de basket, dont il est le coach. Alors que son état compte quatre équipes de Basket semi-pro, la NBA décide de n’en garder qu’une seule à la fin de la saison et la faire passer en équipe professionnelle. Les Flint Tropics, qui sont de véritables ratés, vont alors tout faire pour essayer de gagner cette saison. Pour les aider, Jackie Moon engage un véritable joueur, Monix, ancienne star de NBA. Voici donc les Flint Tropics lancés pour aller au sommet…

« Semi-pro » est une déception, qui a de bons éléments pourtant. Kent Alterman signe ici une comédie oubliable par manque de fun. Alors que le film a de très bons éléments pour lui, le réalisateur n’arrive jamais à nous éclater avec son idée.

Si le film se suit sans mal et arrive parfois à distraire, à aucun moment on sera marqué par ce qui s’y passe. C’est même tout le contraire, puisque « Semi-pro » est très linéaire, prévisible et bien souvent ses gags tombent à l’eau, et ça, malgré un casting qui y croit. Mais malheureusement pour eux, les choix du réalisateur rendent le tout bien lourd et bien souvent, on se demande pourquoi et où ce gag était censé être drôle.

« Semi-pro« , c’est aussi un film qui manque clairement de rythme. Non pas qu’il soit ennuyant, mais Kent Alterman n’arrive pas à insuffler un rythme qui nous embarque avec cette équipe. Et alors qu’on s’attendait à être embarqué dans les aventures de cette équipe, on se retrouve finalement que simple spectateur. On les suit, on s’amuse quelque fois, le combat avec l’ours ou la roulette russe étant un peu les best of du film, mais la plupart du temps, on reste assis dans les gradins sans niaque. C’est vraiment dommage.

Pourtant derrière les lourdeurs, derrière le manque de rythme et de comédie, se trouve un film qui a de très bons éléments. Kent Alterman a décidé de placer son film au moment où la ABA-NBA ont fusionné. À travers cette comédie, c’est donc un bout de l’histoire du sport des États-Unis que le réalisateur nous présente, et culturellement parlant, c’est pas mal du tout.

« Semi-pro« , c’est aussi un film excellent de par son ambiance seventies. La plongée au cœur de cette décennie est très bonne, et on se laisse immerger non sans plaisir. Les costumes, les coiffures et les décors sont géniaux, on sent que Kent Alterman s’est donné les moyens pour offrir un film crédible qui en plus a du cachet.

Puis il y a cette BO très funky, très disco qui s’accorde totalement. Une BO qui est un véritable plaisir pour les oreilles. Un plaisir qui se partage entre tubes très connus et d’autres plus underground qu’on découvre avec joie. Puis il y a ce titre génialement improbable de Will Ferrell sous le nom de son personnage. Un petit régal qui rehausse à lui seul la sympathie qu’on éprouve pour le film.

« Semi-pro » est un film qui détient un casting alléchant, mais malheureusement, qui reste assez décevant. Si les personnages restent sympathiques, on en attendait plus et surtout, on les voulait autrement, car entre un Will Ferrell assez lourd et un Woody Harrelson sous exploité, Kent Alterman n’arrive pas à tirer le meilleur de ses acteurs qui pour la plupart se retrouvent à faire simplement le service requis. Et finalement, seul Rob Corddy, dans un rôle ultra secondaire marque par son fun et son délire.

« Semi-pro » est donc une déception malgré les bonnes idées, voire même de très bonnes idées, que le film détient. C’est un film qui se regarde, qui fait passer une soirée, mais au vu de son délire, de ses idées, de son concept et de ses comédiens, « Semi-pro » est un film qui déçoit et pire encore, qui s’oublie…

Note : 09/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.