février 25, 2021

Sexy Killer

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Titre Original: Sexykiller, Moriras por Ella

De : Miguel Marti

Avec Macarena Gomez, Alejo Sauras, Angel de Andres Lopez, César Camino

Année : 2008

Pays : Espagne

Genre : Comédie/Horreur

Résumé :

Depuis toute petite, Barbara rêve de ressembler à Cindy Superstar, sa poupée favorite. Devenue une jeune femme mentalement instable aux tendances criminelles, elle a enfin atteint son but et ressemble trait pour trait à Cindy. Mais cela ne suffit pas, car il lui faut aussi trouver Glen, le compagnon de la fameuse poupée. Elle jette ainsi son dévolu sur Tomas, employé dans une morgue.

Avis :

J’ai toujours tendance à dire que l’Espagne est une terre propice à faire ressortir des films qui sortent de l’ordinaire et beaucoup de réalisateurs ibériques de films de genre se font remarquer. Bien entendu, tout le monde connait Jaume Balaguero ou encore Paco Plaza pour les films Rec. On a déjà entendu parler de Guillem Morales et de son génial Les Yeux de Julia. On connait tous un film de Alex de la Iglesia, le barjo de service, dont tous les films sont des ovnis jubilatoires. Bref, l’Espagne possède une bonne palette de réalisateurs talentueux, mais elle a aussi ses petits défauts et quelques films moins reluisants, comme Atrocious ou encore Apollo 18. Sexy Killer est un film qui rentre typiquement dans l’esprit hispanique, avec cette petite folie qui caractérise bien souvent tous ces films. Néanmoins, sommes nous en présence d’un nanar en puissance surfant sur la vague parodie gore comme Shaun of the Dead ou encore Lesbian Vampire Killers ? Ou bien le film est-il réussi et bien déjanté ? Allons voir Barbara, cette jeune fille complètement taré !

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Vous me virez le type à droite qui se marre !

Le scénario de ce film est assez déjanté et vraiment bizarre. On va y suivre Barbara, une jeune et belle fille un peu psychopathe sur les bords et qui adore tuer les gens qui l’énerve. Rêvant de devenir aussi parfaite que Cindy Superstar, sorte de Barbie, elle rêve de trouver son Glenn d’amour. Entre deux tueries, elle va donc tenter de trouver l’homme idéal. Elle jette alors son dévolu sur Tomas, un médecin de la morgue, qu’elle prend pour un Serial Killer comme elle. Ce qu’elle ignore, c’est que Tomas est en train de mettre en place un système révolutionnaire qui permet de voir ce qu’à vu un mort juste avant de mourir. Seulement, sa machine va faire renaître les morts et les rendre plutôt agressifs. C’est dans ce contexte là que l’on va avoir Sexy Killer, un mélange presque indigeste de parodies de tous les genres, en passant par les films de zombies comme les films de tueurs en série. Mais l’histoire n’est pas le seul point un peu déjanté dans le film. En effet, le réalisateur utilise des ellipses temporelles durant une bonne partie du film, où Barbara raconte sa vie et cela n’est parfois pas très évident de se retrouver dans le temps. Autre point, Barbara s’adresse de temps à autre à la caméra, à la manière d’un Wayne’s World, mais seulement ne prend pas forcément, ralentissant le rythme et cassant la narration du film. Cela étant dit, le mélange de tout cela reste vraiment étonnant et si quelques passages demeurent brouillons, on peut dire que le film est un gros délire plutôt maîtrisé. Miguel Marti, le réalisateur du métrage en profite pour placer une tonne de référence à son film, en passant par le nom de l’école, Romero, jusqu’à la scène de réanimation des morts, rappelant un certain Re-Animator de Stuart Gordon. Du coup, on se laisse prendre au jeu et le rythme soutenu du film permet l’absence de l’ennui, le pire ennemi du cinéma.

Macarena Gomez tient ici le rôle titre de la tueuse Barbara. Plutôt bien gaulée, on pourra admirer son corps durant tout le métrage vu les tenues affriolantes qu’elle porte. Mais au-delà de son physique, elle incarne parfaitement la fêlée de base, avec un regard globuleux et une attitude qui fait froid dans le dos. Malheureusement, la VF est assez abominable, donnant dans les tons aigus et désagréables. A ses côtés, on aura César Camino, interprétant Tomas, le médecin dont elle est amoureuse et qui reste persuadé qu’il s’agit d’un tueur psychopathe comme elle. Il donne parfaitement le change avec elle, étant gentil et plutôt maladroit, notamment dans la description de son métier et le quiproquo marche à merveille. Il tient bien la route, tout comme son compagnon Alejo Sauras, qui sera certainement plus intéressant en zombie qu’en playboy à l’humour douteux, comme sa blague téléphonique rappelant Scream (encore une référence). Le reste du casting demeure sympathique, sans être vraiment indispensable.

Par contre, le film n’a pas oublié d’être gore et c’est plutôt bien. Loin des effets clinquants des grosses productions, le réalisateur va à l’essentiel et fait faire à Barbara toutes sortes de sévices bien givrés. Entre une tête découpée, quelques coups de poignard et une pendaison par le ventre avec un crochet de boucher, un talon aiguille qui transperce un crâne ou encore un égorgement bien senti, le métrage n’est pas avare en scènes crades et plutôt bien fichu. Les zombies sont eux aussi bien convaincants, notamment dans le maquillage. Néanmoins, tout n’est pas rose dans ce petit film. En effet, les effets spéciaux numériques qui parsèment le métrage, comme les deux explosions, sont vraiment très moches et plombent un petit peu l’image de film honnête que l’on en avait pour devenir un petit nanar sympathique. A vouloir péter plus haut que son cul, on finit décoiffé. Bon, c’est vrai que je chipote un peu, mais entre des dialogues parfois inutiles et parfois savoureux ou encore une narration parfois classique et parfois déjanté, le spectateur a du mal à trouver sa place.

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Redit que j’ai une tête de cocker avec cette coupe !

Au final, Sexy Killer est un film loin d’être désagréable, mais loin d’être mémorable. Affichant l’ambition de faire un film déjanté et drôle avec une pointe de sadisme et d’horreur (la caverne rappelant celle du Jeepers Creepers), le métrage perd un peu le spectateur dans une narration pas si évidente et quelques effets un peu dégueulasses, notamment sur la fin. Il reste un film bourré de références et plutôt sympathique, mais loin, très loin d’un Alex de la Iglesia !

Note : 12/20

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Par AqME

316356_10201093379436910_1464413393_nNote de Trasher: 10/20 sitôt vu, sitôt oublié

ServalNote de Serval: 08/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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