Papa Roach – The Connection

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Avis :

Papa Roach est un groupe de métal alternatif qui a vu le jour en 1993 à Vacaville, une petite ville de Californie. Le groupe se forme autour du frontman Jacoby Shaddix et de l’ancien batteur du groupe, Dave Buckner. Après plusieurs Ep et des tournées en faisant les premières parties de groupes cultes comme Static-X ou encore Incubus, c’est en 2000 que le groupe perce vraiment, notamment avec leur second album Infest. Peuplé de tubes en puissance, mélangeant un rap énergique avec des riffs métal très intéressant, le groupe se taille une grosse réputation, notamment avec des morceaux comme Last Resort, Between Angels and Insects ou encore Broken Home. L’album suivant, Lovehatetragedy, va être plus structuré et va délaisser le nu métal pour aller vers un hard rock plus standard et un peu plus sombre. L’album se vendra d’ailleurs à plus de 500 000 exemplaires. L’opus suivant, qui sort en 2004, va battre les records de vente grâce au morceau Scars. Getting Away With Murder devient alors l’album le plus vendu du groupe. En 2008, le batteur et co-fondateur du groupe s’en va pour une cure de désintoxication. Après deux albums en 2006 et en 2009, le groupe revient en 2012 avec The Connection et affiche clairement un léger changement dans l’orientation musicale. Alors l’album est-il bon ? Allons voir ce que cache le père des cafards !

L’album s’ouvre sur une introduction qui annonce clairement la volonté d’inclure des sonorités électro à l’album et elle annonce aussi la chanson suivante. Et l’album commence très fort avec Still Swingin’, un morceau rapide, nerveux et avec un refrain entêtant. Les riffs sont agressifs et on sent une volonté de faire quelque chose de commerciale, mais aussi de très rock et cela fait plaisir. La suite est du même acabit avec des hits en puissances comme Where Did The Angels Go ou encore Silence is the Enemy qui fait grandement penser à Faint de Linkin Park, époque Météora et pas époque Living Things où tout cela pue le mercantile. Le seul problème avec The Connection, c’est que beaucoup de morceaux sont calqués sur le même moule et qu’au bout d’un moment, cela devient lassant. D’autant plus que certains morceaux font vraiment bouche-trou comme Before I Die et son intro électro maladroite et déjà entendu ou encore Wish You Never Met Me. Heureusement, par la suite, certains morceaux sauvent les meubles comme l’excellente Not That Beautiful et son refrain très puissant ou encore Walking Dead, qui marque bien les esprits. La plupart des riffs sont engagés sauf pour les refrains se qui sous-entend que l’album est taillé pour la radio américaine et pas forcément pour la scène. Si l’énergie est présente, on sent bien aussi que Jacoby Shaddix et sa bande n’oublie l’aspect commercial et c’est plutôt dommageable, comme le prouve la dernière pièce, As Far As I Remember, avec son intro pour midinettes. Néanmoins, quand on écoute l’album dans sa totalité, il n’est vraiment pas désagréable, bien au contraire, il possède un certain charme. D’ailleurs, on ne marquera pas de souligner un retour vers les premiers amours et le nu métal avec des morceaux rappés comme dans Won’t Let Up, morceau très sympathique aussi.

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Au niveau de la voix, Jacoby Shaddix s’en sort plutôt bien. Sa voix lui permet de bien chanter et de pousser parfois quelques hurlements bien sentis. Seulement, on n’aura pas là un growleur, mais plutôt un hurleur et bien souvent ces moments sont en second plan, derrière des riffs puissants de guitares. C’est assez dommage car cela aurait pu donner un aspect un peu plus violent à l’album. On pourra aussi entendre une voix féminine sur Not That Beautiful, rajoutant une dose de sensualité et une dualité qui colle bien aux paroles de la chanson. L’autre problème avec le groupe, c’est qu’il s’agit là d’une bande de poseur, comme l’en atteste la photo ci-dessus et parfois, les morceaux ne sont là que pour mettre en évidence les membres du groupe et non la qualité de la musique. Du coup, on peut sentir que le groupe se destine prochainement à un groupe de jeunes adolescentes en chaleur, un peu à la manière de Bullet for my Valentine.

Au final, The Connection, le dernier album de Papa Roach n’est ni une déception, ni un chef d’œuvre. Il s’agit d’un album sympathique où les morceaux énergiques et intéressants côtoient d’autres morceaux moins denses. Les refrains sont efficaces et rentrent bien dans la tête. Par contre, les insertions électros sont inutiles et ne rendent aucune ambiance. Bref on est loin des débuts du groupe, mais cela reste assez plaisant.

  1. Intro
  2. Still Swingin’
  3. Where Did The Angels Go
  4. Silence is the Enemy
  5. Before I Die
  6. Wish You Never Met Me
  7. Give Back My Life
  8. Breathe You In
  9. Leader of the Broken Hearts
  10. Not That Beautiful
  11. Walking Dead
  12. Won’t Let Up
  13. As Far As I Remember

Note : 13/20

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Par AqME

Note de Mickey: 16/20

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