Breakfast Club

Titre Original : The Breakfast Club

De : John Hughes

Avec Emilio Estevez, Anthony Michael Hall, Paul Gleason, John Kapelos

Année: 1985

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie Dramatique

Résumé:

Cinq lycéens aux caractères totalement opposés se retrouvent en colle un samedi après-midi. Au fur et à mesure que la journée passe, ils discutent, se déchirent et finissent par se trouver plus de points communs qu’ils ne pensaient.

Avis:

John Hughes, c’est peut-être bien le réalisateur qui a inventé le Teen Movie. Au départ auteur de sketchs dans un magazine, très vite son style est remarqué, ce qui lui permettra d’écrire ses premiers scénarios. Sa carrière se situe énormément dans les années 80, où il a réalisé des films aujourd’hui devenus des classiques. Dans les années 90, il s’éloignera de la réalisation pour se concentrer à l’écriture, c’est à lui qu’on doit le scénario de « Maman, j’ai raté l’avion  » et sa suite. De plus en plus éloigné d’Hollywood, il passera les années 2000 presque incognito et meurt d’une crise cardiaque en 2009 à l’âge de cinquante-neuf ans.

Sa carrière en tant que réalisateur commence très fort, car son premier film « Seize bougies pour Sam« , trouve un joli succès, mais c’est bien avec son deuxième film que le réalisateur américain va convaincre tout le monde. « Breakfast Club« , c’est le film de toute une génération et bien plus encore. Chef-d’œuvre absolu, « Breakfast Club » surprend par la qualité de son analyse des maux de l’adolescence. Déguisé en comédie, ce samedi de colle est un beau et bon drame qui va alors passionner, toucher et devenir inoubliable. Ici, John Hughes vise le cœur avec des personnages parfaits. L’on en ressort émerveillé, sourire aux lèvres, et même l’envie de le revoir dans la foulée, tant, plus de trente ans après sa sortie, le film reste intact.

Andrew, Brian, John, Claire et Allison sont cinq adolescents tous ayant un caractère radicalement opposé aux autres. Le seul point en commun qu’ils aient est le fait d’être collé tous ensemble ce samedi-là. Alors que tout les oppose, cette journée de colle va s’avérer être l’une des journées les plus enrichissantes de leur vie, car aux fils des heures, ils vont se chercher, s’entre-déchirer, s’éclater, et finalement se trouver des points communs auxquels aucun d’eux n’aurait pu penser.

SURPRENANT … Voilà le premier et seul mot qui vient en tête pour aborder ce chef d’œuvre sur l’adolescence. Oui, c’est bien le mot surprenant, car « Breakfast Club » s’annonçait comme une comédie dans le genre teen movie comme j’en avais déjà vu des milliers et après une entrée en matière qui laissait penser encore plus que le film allait aller dans cette direction, John Hughes a su prendre tout le monde à revers et c’est bien entre les lignes et les gags qu’il va installer un très beau drame qui saura parler de l’adolescence comme peu de films ont su le faire.

Magique, car le tour de force que nous offre le réalisateur est brillant. Bouleversant, car le scénario et surtout l’écrire, les dialogues et les maux de l’adolescence le sont. « Breakfast Club« , c’est une heure et demie au plus près de l’adolescence. C’est une heure et demie de jeunes adultes qui vont s’observer, s’analyser pour savoir si oui ou non ils peuvent se livrer et c’est aux grés des heures, de façon aussi drôle qu’intime et naturelle, qu’ils vont finir par s’accepter, s’aimer et se livrer comme rarement ils ont pu le faire. D’ailleurs, toute la première partie du film de John Hughes, que ce soit dans les gags, les bêtises ou les agacements, donne l’impression, un peu comme une évidence, que tout a été fait et mis en œuvre pour ces confessions, assis par terre. Une fois les voiles tombés, une fois la confiance acquise, ce moment à part qui ne dure que très peu de temps, dans l’intégralité du film, le fera briller à jamais comme un chef d’œuvre. On est intrigué, on écoute, on se laisse bercer par ce flot, par ces maux, par ces confessions qu’on n’avait pas vraiment vu venir et finalement, on est ému par chacun d’eux. L’écriture de John Hughes est tout simplement extraordinaire et le jeu de cette tripotée de jeunes talents est superbe. Les maux qu’aborde le film et les confessions que ces jeunes se font sont des sujets éternels qui résonnent toujours d’actualité aujourd’hui. Rarement une plume aura été aussi juste, aussi vraie pour décrire le malaise de l’adolescence, cette confrontation des émotions et des sentiments, entre le paraître, le laisser paraître et ce que l’on peut être vraiment. L’espace d’un instant, les remparts tombent, et les peurs, tout comme les jugements n’existent plus, reste alors ce moment pur de complicité, d’écoute, de partage. La vie reprendra peut-être ou non, son cours, les différences reprendront peut-être, mais l’important sera d’avoir vécu ce moment.

« Breakfast Club« , comme je le disais plus haut, ce n’est pas que cette scène et pour y arriver et la dépasser aussi le réalisateur nous a réservé plein de surprises. « Breakfast Club« , c’est une énergie folle, c’est une complicité qui naît, c’est des rencontres, des escapades dans les couloirs de ce lycée en évitant avec panache le prof surveillant qui est censé les garder. « Breakfast Club« , c’est aussi une ambiance génialement eighties qui met de très bonne humeur. C’est une séquence de danse et d’apaisement absolument inoubliable rythmé au son de « We are not alone » de Karla DeVito.

Enfin, il est bien impossible d’évoquer « Breakfast Club » sans parler de cette troupe d’acteurs qu’a réunie et immortalisée John Hughes. Emilio Estevez, Anthony Michael Hall, Judd Nelson, Molly Ringwald et Ally Sheedy sont tout simplement extraordinaires chacun à leur manière. Tous très différents les uns des autres, au fil du film, ils vont se révéler, être complémentaires de l’autre et c’est ensemble qu’ils sont magnifiques. On notera la présence géniale de Paul Gleason en prof surveillant qui a son importance, notamment dans une scène intime et une très belle confession et remise en question avec John Kapelos.

« Breakfast Club » mérite bien son statut de film culte et c’est même le mot chef d’œuvre qui le définit le mieux. D’une écriture remarquable, d’une ambiance géniale, emporté par une bande de comédiens inoubliables, en l’espace d’une heure et demie, John Hughes nous livre là le plus beau des teens movies !

Note : 20/20

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Par Cinéted

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