February

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Titre Original : The Black Coat’s Daughter

De: Osgood Perkins

Avec Emma Roberts, Kiernan Shipka, Lucy Boynton, James Remar

Année: 2016

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Parce qu’étrangement leurs parents ne sont pas venus les chercher pour les vacances d’hiver, Rose et Kat sont retenues dans la prestigieuse institution pour jeunes filles où elles suivent leurs études. Dans un pèlerinage sanglant à travers les paysages gelés, Joan décide de s’y rendre. Au fur et à mesure qu’elle s’en rapproche, Kat est assaillie de visions terrifiantes et Rose voit avec horreur sa camarade devenir possédée par une force invisible et maléfique.

Avis:

Le monde du cinéma est un endroit où le népotisme règne en maître. Quand on regarde le nombre de fils et de fille de célébrités qui font le même métier que papa ou maman, c’est un peu la folie et il y a très peu de place pour les nouveaux arrivants ne bénéficiant pas d’un passe-droit. Si Will Smith est devenu un as en la matière, on peut aussi compter sur Johnny Depp et Vanessa Paradis ou encore sur Kirk Douglas qui a su faire de son fiston un acteur incontournable du tout Hollywood. Osgood Perkins demeure moins connu et pourtant son papa est une légende du cinéma américain puisqu’il est le fils d’Anthony Perkins, l’incarnation même de Norman Bates. Et visiblement, l’épouvante coule dans les veines du fiston qui livre ici avec February sa première réalisation, un film de possession dans une école bourgeoise où la solitude fait place à l’angoisse et à l’arrivée de ce cher Satan. Mais ne nous y trompons pas, February reste un film mineur, sans saveur, qui se plombe tout seul avec une thématique déjà vue et surtout, un traitement lénifiant à la lisière du film d’auteur qui n’a rien à dire.

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Le film prend place dans une grande école pour filles perdue au fin fond des Etats-Unis. Les vacances d’hiver arrivent et tout le monde rentre à sa maison auprès de ses parents. Sauf pour Rose et Kat, dont les parents semblent avoir d’autres préoccupations, ou tout du moins du retard. Contraintes à vivre ensemble en attendant leur famille, les deux jeunes filles cohabitent dans un endroit lugubre aussitôt toute vie disparue. Jouant sur le tableau de la grande bâtisse un peu gothique, le réalisateur tente de faire peur avec de longs couloirs et une ambiance froide et presque étouffante. Certes, cela frôle le déjà-vu, mais il réside une certaine patine assez intéressante dans certaines séquences, ce qui peut rendre le film un poil effrayant au début. Sauf que cette ambiance ne va pas vraiment servir le film, hormis sur quelques explorations solitaires dans des sous-sols encore plus glaciaux, où des fulgurances transpercent le métrage. En effet, on ne peut pas dire qu’il se passe grand-chose dans le film, et par moments, on sent que le cinéaste a un éclair de lucidité et va injecter une dose d’horreur malsaine pour mieux surprendre le spectateur. Cependant, le procédé ne marche qu’à moitié, à cause d’un équilibre peur/attente trop précaire.

En effet, le film souffre grandement d’un rythme lénifiant au possible. Lent, mou, ne racontant finalement pas grand-chose hormis la possession progressive d’une jeune fille qui va zigouiller tout le monde dans l’établissement (à savoir 4 personnes puisque tout le monde est parti chez soi). Le film n’arrive à aucun moment à gérer son ambiance pesante au profit d’un montage plus dynamique et donc plus intéressant. Cela est d’autant plus vérifiable lorsque le film se perd dans l’histoire d’une troisième fille qui veut se rendre dans cette école sans aucune justification. Le film s’entrecoupe alors de séquences larmoyantes et molles d’une jeune fille dont l’objectif est totalement obscur. On se rend bien compte qu’il y a deux lignes temporelles dans ce métrage, mais il faudra attendre la toute fin pour comprendre et quand bien même, on restera dubitatif sur l’intérêt d’enclencher une nouvelle histoire si ce n’est pour rajouter du temps à un film qui manque cruellement d’idées et d’ambition.

On aurait pu penser à un Fargo horrifique avec cette neige omniprésente et ce froid pesant. On aurait pu croire à une nouvelle mouture d’un film de possession entre American Horror Story et L’Exorciste, mais il n’en est rien et le film brasse du vent pour finalement ne rien raconter. C’est bien simple, le film ne possède aucun fond et aucune justification ne vient apporter une raison à la possession ou au meurtre ou au road trip sanglant d’Emma Roberts. En fait, tout comme la mise en scène, le film est plat du début à la fin. On aurait pu saluer le travail sur l’ambiance, mais finalement, elle reste banale et bancale, notamment sur la fin, lorsque les meurtres commencent à prendre place et qu’ils sont à l’image du film, lent et sans intérêt. Alors il reste la prestation de la mignonette Kiernan Shipka qui joue les possédées, mais cela demeure une bien maigre consolation face à un film qui s’étire en longueurs et n’offre rien à son spectateur.

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Au final, February est une amère déception pour un film qui pourtant partait sur de bonnes bases. Lent, avec une histoire qui ne tient pas debout et qui ne dénonce rien de particulier, le film veut se payer une mise en scène de luxe mais ne parvient jamais à décoller et à proposer autre chose qu’un type qui se regarde filmer pour finalement brasser du vent. Bref, un film qui ne vaut pas grand-chose et dont la sortie directement en DVD/Bluray est pleinement justifiée.

Note: 05/20

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Par AqME

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