Drowning Pool – Resilience

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Avis :

Drowning Pool est un groupe de métal qui s’est formé en 1997 à Dallas. Se formant autour d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur, il manquait à l’origine du groupe un chanteur. C’est alors que Dave Williams, un habitué de la scène rock au Texas semble tout désigné, surtout qu’il chante bien et qu’il est extrêmement charismatique. La première démo du groupe tombe dans les mains du groupe Sevendust. Il parte alors en tournée ensemble et font la rencontre d’autres groupes. C’est en 2002 que sort Sinner, le premier album du groupe et c’est un immense carton. Ils participent à de nombreux festivals comme le Ozzfest. Malheureusement, le groupe subit un drame lors de ce festival, puisque le chanteur décède d’une défaillance cardiaque dans le bus de la tournée. Du coup, le groupe se remet doucement du deuil après deux ans de silence radio. L’arrivée de Jason Jones en tant que chanteur permet au groupe de sortir un deuxième album qui sera de qualité mais qui n’aura pas le succès du premier, l’aura de Dave Williams étant partie. C’est alors que Jason Jones décide de quitter le groupe. En 2007, c’est Ryan McCombs qui prend la relève. Deux albums voient le jour, Full Circle et Drowning Pool. Mais ce dernier décide à son tour de quitter le groupe pour se consacrer un peu plus à son groupe à lui, Soil. Il faudra attendre encore deux ans avant de voir un nouveau chanteur se profiler, Jasen Moreno, et Resilience est sorti le 02 avril 2013. Alors qu’en est-il de ce skeud ?

Que peut-on attendre d’un groupe maudit comme Drowning Pool en panne de chanteur depuis le début et l’accident tragique de Dave Williams ? Si le précédent album était très bon avec son lot de morceaux intéressants, ce n’est pas tellement le cas de Resilience. En effet, sonnant plus comme un album de hard rock qu’un album de Nu Métal, le groupe fait un album typiquement américain et taillé pour les radios rock de leur pays. Préférant l’énergie à la technique, le groupe s’appuie sur son nouveau chanteur pour faire autre chose d’un peu moins travaillé et ambiancé pour faire un skeud peut-être plus énergique mais moins varié. On peut oublier les ballades ou encore les solos de guitares (magnifique passage de Tear Away sur l’album Sinner !), ici, on ne fait pas de concessions, il faut aller droit au but sans artifices. Le ton est donné dès le début avec Anytime AnyPlace et Die for Nothing, avec un rythme rapide, des riffs bien sympathiques mais que l’on a déjà entendu des milliers de fois. L’ambiance générale n’est pas terrible non plus, on notera d’ailleurs une absence de fil conducteur tout au long du skeud. Bien entendu, certains morceaux sont plus intéressants que d’autres et rentrent plus facilement dans le crâne comme One Finger and a Fist, Digging These Holes ou encore Saturday Night. Mais encore une fois, il s’agit de morceaux qui ne possèdent pas tellement de personnalité. Le véritable seul morceau qui possède un poil d’ambiance, grâce à une introduction fort sympathique, c’est Low Crawl, surement la meilleure de l’album. Mais le problème, c’est que faire la fin du skeud, on sent un réel essoufflement avec des titres comme Skip to the End ou encore In Memory of…. C’est dommage et l’album en pâti donnant un sentiment de facilité de la part du groupe, capable de faire beaucoup mieux et beaucoup moins mercantile. Néanmoins, on peut aussi ressentir cela comme un revival des années 90 et 2000, avec l’avènement du Nu Métal. Le problème, c’est que les groupes ont su évoluer et que maintenant, il faut innover pour surprendre.

Drowning-Pool

La grande question que l’on pet se poser, c’est que vaut Jasen Moreno au sein du groupe en tant que frontman et en tant que chanteur. Vraisemblablement, il tient vraiment la route en concert, débordant d’énergie et assurant le show. Maintenant, difficile de passer après Dave Williams et sa voix si spécifique ou encore Ryan McCombs et son voix plus profonde. Et il faut dire que le jeune chanteur fait un peu pâle figure. Si on ressent une profonde énergie, sa voix n’est pas grave, allant chercher vers le punk plus que dans le métal et du coup, le groupe change son univers et sa façon de jouer. Il suffit d’écouter Bleed With You, morceau se rapprochant le plus d’une ballade, mais qui ressemble à n’importe quel morceau « joli » de groupes de métal commerciaux. Il faut oublier aussi les passages un peu gutturaux et les cris dont nous avait habitué Dave Williams, car le jeune homme en semble incapable sans aller vers des aigus pénibles. Cela étant dit, il possède un fond de voix assez intéressant qu’il pourrait travailler pour devenir un bon growleur, permettant au groupe de retrouver un peu de prestance.

Au final, Resilience, le dernier album de Drowning Pool est tout de même une petite déception. Loin d’égaler Sinner ou Drowning Pool, cet album semble être monté exprès pour les radios américaines et pour faire quelque chose de plus accessible et donc de plus commerciale. Alors bien évidemment, tout n’est pas à jeter et certains morceaux s’écoutent avec plaisir, mais le skeud demeure redondant et beaucoup trop de pièces semblent inutiles.

  1. Anytime Anyplace
  2. Die for Nothing
  3. One Finger and a Fist
  4. Digging These Holes
  5. Saturday Night
  6. Low Crawl
  7. Life of Misery
  8. Broken Again
  9. Understand
  10. Bleed With You
  11. Skip to the End
  12. In Memory Of…
  13. Blindfold

Note : 11/20

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Par AqME

Note de Mickey: 10/20 Ce n’est plus ce que c’était…

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