All Girls Weekend

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De : Lou Simon

Avec Jamie Bernadette, Katie Carpenter, Gema Calero, Karishma Lakhani

Année : 2015

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

Quatre amies d’enfance partent en randonnée montagnarde. Très vite, elles se perdent et doivent combattre la faim et une météo capricieuse. La situation devient tendue et l’amitié des filles s’en ressent, d’autant qu’une force mystérieuse semble vouloir les empêcher de quitter la forêt.

Avis :

Les films d’horreur, beaucoup ont tendance à dire que les trois quarts sont très mauvais. Il faut dire que c’est un formidable tremplin pour les réalisateurs en devenir et qu’il est beaucoup plus accessible que le cinéma d’auteur, car il a une portée générationnelle plus importante. Alors certes, très souvent on tombe sur des daubes infâmes, mais il arrive de temps à autre que l’on retrouve des perles insoupçonnées. Et le terreau fertile du cinéma horrifique se trouve aux States, le pays où le cinéma est roi et où on peut faire n’importe quoi sans que cela ne gêne presque personne. Ainsi arrive dans nos vertes contrées All Girls Weekend, avec une affiche aguicheuse et certainement trompeuse, mais que nenni, un film d’horreur avec des filles charmante se doit d’être vu. Et pour la même occasion détesté.

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Il faut dire que rien ne permet à ce métrage de décoller hors de sa zone de confort qui se situe entre le bac à 2 euros et le don dans un vide-grenier. Doté d’un budget famélique, fait par un illustre inconnu de par chez nous et avec des actrices dont le cv doit se limiter à quelques danses dans un boui-boui texan, All Girls Weekend part avec tous les handicaps du film d’horreur minimaliste et sans envergure. Et c’est totalement ce qu’il va être sans jamais chercher à faire autre chose que ce qu’il y a marqué dans le script d’origine, blindé de trous scénaristiques et d’incohérences.

On retrouve donc cinq nanas qui essayent de se retrouver autour d’un weekend en forêt. Au programme, tyrolienne, kayak et randonnée dans les bois. Sauf que le bois est soi-disant maudit et comme par hasard, les filles ont une soudaine envie d’aller se balader dans les feuilles mortes. Pitch de base de tout film horrifique lambda, le scénario essaye de jouer la surprise avec un twist final incongru et d’une nullité affligeante, ne distillant pas suffisamment d’indices durant le métrage pour réellement happer le spectateur dans une enquête intéressante. Les filles se baladent, se perdent, s’engueulent et meurent. Du moins pour certaines, puisque le film réussit le pari d’oublier l’une des protagonistes en plein du métrage, la laissant moisir dans une cabane putride. En fait, le plus gros problème de ce film vient de son histoire rocambolesque, qui ne tient pas la route et qui affiche clairement ses défauts, ne mettant même pas en avant ladite malédiction, preuve que le pitch est totalement sous-exploité.

Bien entendu, qui dit budget inexistant, dit réalisation digne d’un téléfilm. Là, c’est peut-être pire. Dès le départ, le film semble être un soap mexicain sur fond de couverture pub pour le cinéaste qui est aussi producteur de films d’horreur. Comment gagner de la crédibilité si dès le premier il y a un poster avec le titre du film dans la pièce principale ? Sans aucune mise en abîme, sans rien. C’est totalement idiot en plus de rajouter un amateurisme certain. Les mouvements de caméra sont anodins, tout comme la mise en scène qui est au ras des pâquerettes, ressemblant plus à une vidéo de vacances familiales plutôt qu’à un vrai film. Et là aussi, c’est un vrai souci, car si des gars comme Sam Raimi ont fait des merveilles avec trois bouts de ficelle lors de leurs premiers films (Evil Dead en tête), ici, il n’y a rien pour sauver le métrage du naufrage. C’est plat, il n’y a pas d’envie, pas de challenge, pas même de technique qui ajouterait une plus-value au film. Pire que ça, l’ambiance s’en trouve bâclée, voire inexistante, et on s’emmerde sec devant un film qui n’a pas réellement d’objectifs.

Peut-on alors se rattraper sur les effets gores ou les actrices ? Non et non. Les effets gores sont invisibles et se résument à deux bouts de chair sur un tronc d’arbre. Ce qui suffit à effrayer la compagnie féminine ceci dit, mais le spectateur restera de marbre, voire de glace. Mais le pire provient de certaines morts, dont la palme de la plus ridicule jamais vue au cinéma, à savoir une femme qui meurt étouffée par des feuilles mortes qui volètent au vent. Un foutage de gueule à peine masqué qui mérite presque une récompense tant c’est débile. En ce qui concerne les actrices, là aussi c’est la douche froide et personne ne sort du lot. Entre les trois grognasses qui servent de chair à canon ou encore la badass qui tire la gueule tout le temps, autant dire que ce n’est pas jouasse. D’autant plus que les réactions des protagonistes sont complètement à côté de la plaque, puisque lorsqu’une des nanas meurent ou se blessent, les autres en ont clairement rien à foutre, continuant leur route pour sauver leurs miches. Alors il reste un passage rigolo, lorsque la nana perd ses doigts et se gratte le sexe à cause d’une plante urticante. Avec ce genre de film, il faut toujours taper en dessous de la ceinture pour faire rire.

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Au final, All Girls Weekend est une purge infâme qui n’a pas même pas le droit d’exister. Sans ambition, sans réel scénario, sans vraie envie de faire du cinéma, le film se fourvoie complètement dans la facilité et la débâcle. Sorte de produit non fini destiné à un public ado en manque de sensations, le film tombera vite dans l’oubli et les bacs d’occasion, dans lesquels il ne trouvera même pas de seconde vie. Certainement l’un des pires films d’horreur qui existe.

Note : 00/20

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Par AqME

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