Force et Horreur – Historique et Evolution du Cinéma Horrifique

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Au cinéma, s’il y a bien un genre qui divise les critiques, c’est l’horreur. Si certains magnats de la critique renient ce genre le trouvant puéril et complètement en dehors de leur champ artistique, d’autres trouvent l’horreur salvatrice d’une époque morne et complexée, renouant avec un grand guignol ironique et qui rappelle nos plus bas instincts, faisant clairement écho à notre santé mentale et à notre personne. Et quel autre genre peut se targuer d’avoir des magazines spécialisés ? Quoiqu’il en soit, et ce que ça plaise ou non, l’horreur au cinéma a toujours existé et cela depuis les fondations même du septième art. Formidable vivier de talents, genre à la liberté créatrice sans limite, le cinéma d’horreur est un tremplin pour beaucoup de monde et il est aussi le seul genre qui peut bénéficier d’une imagination sans fin.

Seulement, depuis quelques temps, le cinéma d’horreur bat de l’aile, que ce soit dans sa distribution ou dans sa production. En effet, les sorties dans les salles sont épisodiques ou alors cantonnées à quelques salles parisiennes, limitant grandement la vision de certaines œuvres. Bien évidemment, on sait que cela est surtout dû à une population idiote qui s’amuse à mettre le bazar lors des projections de films d’horreur, vivant cela comme une attraction et non plus comme une œuvre. De ce fait, les films sont non seulement moins distribués pour éviter les embrouilles et dégradations, mais en plus de cela, on voit une recrudescence de métrages de qualité moyenne, voire médiocre, ne prenant plus de risque pour pouvoir passer dans les salles obscures. Pourtant, de tout temps et tout âge, le cinéma d’horreur était bien là, sans que cela gêne quiconque. Et il est assez intéressant de jeter un regard en arrière pour pouvoir comprendre pourquoi le cinéma horrifique est aujourd’hui boudé par la presse ou les distributeurs. Alors faisons un petit récapitulatif de l’évolution du cinéma d’horreur, décennie par décennie.

  1. Les Années 1920

Si on aurait pu parler des œuvres de Georges Méliès dans un premier temps, pionnier du genre avec notamment La Caverne du Diable de 1896, c’est surtout le cinéma muet qui est à l’origine des premiers longs-métrages horrifiques. Et pour cela, il faut se plonger dans le cinéma expressionniste allemand. La toute première œuvre horrifique est le Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene. Film complètement fou monté avec des flashbacks, il posera les bases d’un cinéma qui veut susciter la peur chez le spectateur. Le deuxième film important de cette période est résolument Nosferatu le Vampire de Friedrich Wilhelm Murnau datant de 1922. Non seulement le film baigne dans une atmosphère angoissante, mais en plus de cela, la prestation de Max Schreck est impressionnante, qui fait que même aujourd’hui, le film fonctionne toujours.

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S’appuyant très souvent sur la littérature pour  mettre en avant son côté artistique, le cinéma muet va croiser le documentaire avec Haxan ou La Sorcellerie à Travers les Ages, un film de Benjamin Christensen, qui sera le premier à parler de magie noire et de marché avec le diable.

Aux States, deux personnalités vont sortir du lot, Tod Browning et Lon Chaney. En 1927, le premier réalisera Londres Après Minuit et L’Inconnu. Quant au second, il sera l’inoubliable Fantôme de l’Opéra de 1925, lançant ainsi la vague de films d’horreur chez Universal, qui embauchera… Tod Browning.

  1. Les Années 1930

Les années 30 marqueront un tournant dans le cinéma d’horreur, notamment grâce à la vague de films de monstres de chez Universal que l’on nommera Universal Monsters. En premier lieu, trois films pionniers du genre sortent, à savoir Dracula de Tod Browning, Frankenstein de James Whale et Docteur Jekyll et Mister Hyde de Rouben Mamoulian. Comme on peut le voir, ces trois films sont tirés de romans, encore une fois pour bien montrer que le cinéma est un art à part entière. Le succès de ces trois films va pousser Universal à faire d’autres métrages de genre comme La Momie de Karl Freund, L’Homme Invisible et la Fiancée de Frankenstein par James Whale.

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Ce succès du cinéma de genre inspire d’autres studios et c’est en 1932 que Michael Curtiz sort Docteur X, premier film d’horreur en couleurs bichromiques. La même année sort Les Chasses du Comte Zaroff, œuvre séminale de ce que l’on appellera plus tard le Survival.

  1. Les Années 1940

Durant cette décennie, le genre se fait un peu plus discret. RKO Pictures, qui avait déjà produit Les Chasses du Comte Zaroff, va produire trois films qui vont marquer l’histoire du cinéma d’horreur, à savoir La Féline et Vaudou de Jacques Tourneur et The Body Snatcher de Robert Wise. Deux de ces trois films connaîtront d’ailleurs des remakes, ce qui montre leur importance dans la genèse du cinéma d’horreur. Paramount, moins versé dans le cinéma de genre, va quand même produire l’un des premiers films de fantômes et de hantise qui se nommera La Falaise Mystérieuse (The Uninvited) de Lewis Allen.

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  1. Les Années 1950

Là aussi c’est une décennie charnière pour le cinéma d’horreur puisque certains éléments extérieurs vont influencer les producteurs, scénaristes et réalisateurs. Entre la chasse aux sorcières de McCarthy, la peur du nucléaire et la guerre froide, on retrouvera des films mythiques d’horreur qui commence à verser dans la science-fiction avec notamment L’Invasion des Profanateurs de Sépulture de Don Siegel ou encore La Chose d’un Autre Monde de 1951 dont John Carpenter en fera un remake plus tard.

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On retrouvera aussi des monstres issus de mutation à cause de radiations nucléaires, à l’image du Godzilla de Ishiro Honda ou encore de La Mouche Noire de 1958.

Dans une horreur plus conventionnelle, la France voit apparaître un certain Georges Franju avec son film Les Yeux Sans Visage.

Mais le pays qui réussit le mieux sa transformation en horreur, c’est la Grande-Bretagne avec la Hammer. Produisant son premier film en 1957, Frankenstein s’est Echappé, la firme va connaître un succès fulgurant et ne lâchera plus son statut de maître incontesté de l’horreur gothique jusque dans les années 60/70.

  1. Les Années 1960

Les années 60 vont permettre à quelques personnalités de sortir du lot. Terence Fisher continue son statut de maître de l’horreur gothique pour la Hammer en sortant une palanquée de film dont Dracula, Prince des Ténèbres ou encore les Maîtresses de Dracula. Mais c’est surtout le nom de Roger Corman qui va sortir. C’est dans les années 60, après moult débats, qu’il obtient le droit de faire le film La Chute de la Maison Usher issu d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe. Le succès étant au rendez-vous, il va alors réaliser d’autres films issus du célèbre poète, à savoir Le Corbeau, La Chambre des Tortures et Le Masque de la Mort Rouge.

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Un autre nom va ressortir en 1963, c’est celui de Mario Bava, qui va poser les bases de ce que sera la giallo avec La Fille qui en Savait Trop et Six Femmes Pour l’Assassin.

On remarquera alors que l’horreur commence à changer, se focalisant de moins en moins sur des aspects fantastiques et s’ancrant dans un réalisme plus proche du public. Psychose d’Alfred Hitchcock et Le Voyeur de Michael Powell sont deux œuvres séminales du genre, ancrant leur récit dans une histoire très terre à terre et sans atours fantasmagoriques. Hitchcock appuie cela avec son film Les Oiseaux en 1963.

La même année, un autre nom sort du lot, qui sera connu sous le pseudonyme Le Pape du gore. Herschell Gordon Lewis va réaliser Blood Feast, le premier film gore de l’histoire du cinéma. Ici, tout est montré dans les moindres détails et le public fait face au premier film d’horreur frontal, ce qui sera confirmé par la suite avec 2000 Maniacs.

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Enfin, en 1968 sort LE film qui a posé les bases d’un genre horrifique aujourd’hui bien connu, le zombie. George A. Romero sort de l’ombre avec La Nuit des Morts-Vivants et signe une œuvre magistrale avec plusieurs niveaux de lecture. C’est durant cette année aussi que Roman Polanski sort Rosemary’s Baby, un film d’épouvante qui porte un regard acerbe sur la religion et le christianisme plus précisément.

  1. Les Années 1970

Les années 70 seront certainement les années les plus riches dans le cinéma horrifique. Plusieurs sous-genres vont voir le jour et d’autres seront exploiter dans d’autres pays pour fournir une vision différente.

Ainsi, le giallo prend son envol grâce à Dario Argento et sa trilogie animale avec L’Oiseau au Plumage de Cristal, Le Chat à Neuf Queues et Quatre Mouches de Velours Gris. Il sera suivi par Sergio Martino et sa Queue du Scorpion ou encore par Lucio Fulci et Mario Bava avec sa Baie Sanglante.

En 1972, Wes Craven va sortir un premier film polémique qui va mettre en avant un nouveau genre dans l’horreur, le rape and revenge. La Dernière Maison sur la Gauche parle de viol et d’une jeune fille qui va se faire justice elle-même en butant ses violeurs. Le film donnera lieu à d’autres œuvres malgré la polémique dont Œil Pour Œil de Meir Zarchi ou La Proie de l’Autostop.

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Toujours en 1972, un film va marquer le public et poser les bases d’un nouveau genre, le Survival Horror. Pourtant non issu du cinéma de genre, John Boorman signe avec Délivrance une œuvre importante qui va avoir une palanquée de petits enfants, dont le plus marquant sera Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper. Film d’une violence inouïe, il ne montre pourtant rien et suggère plus qu’autre chose. Le plus drôle, c’est que le film véhicule une image de film gore, alors qu’il ne l’est pas du tout. Parmi les autres œuvres de Survival Horror, on peut citer La Colline a des Yeux d’un certain Wes Craven.

En 1973, la critique pamphlétaire de Polanski avec Rosemary’s Baby va inspirer les studios et c’est ainsi que William Friedkin va tourner L’Exorciste. Œuvre culte du cinéma d’épouvante, la religion sera alors un sujet prisé dans le cinéma de genre et le plus bel exemple reste La Malédiction de Richard Donner qui sortira en 1976.

En 1974, un nouveau genre très important nait, le Slasher. Black Christmas de Bob Clark fait office de premier film de ce genre, mettant en scène un tueur mystérieux, souvent masqué, tuant de jeunes donzelles sans défense. Ce genre connaîtra un succès fou quelques années plus tard.

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En 1975, c’est Steven Spielberg qui lance un nouveau genre qui ne tarira jamais avec Les Dents de la Mer. Précurseur du film d’horreur animalier, on retrouvera d’autres exemples la même décennie dont Piranhas de Joe Dante produit par Roger Corman.

En 1976, David Cronenberg va fusionner l’horreur avec un aspect médical dans son film Frissons. Il en fera une trilogie avec Rage et Chromosome 3, préfigurant le film où la mutation et la déliquescence de la chair prend une autre dimension.

Enfin, deux autres films majeurs vont sortir en 1979. Alien, le Huitième Passager de Ridley Scott qui mélange SF et horreur. Puis Amityville, la Maison du Diable, qui parle de maison hantée.

  1. Les Années 1980

Durant cette décennie, on va remarquer une nouvelle évolution dans le cinéma de genre. Tout d’abord, le fantastique va revenir peu à peu dans les films, pour montrer l’inexistence des limites dans ce genre. Ces années seront aussi charnière pour le genre puisqu’elles verront naître les plus grandes figures du cinéma horrifiques, avec ce que l’on appellera les Boogeymen, des tueurs sanguinaires au design particulier et complètement increvables.

En 1980, un scandale va éclater dans la sphère du septième art. Ruggero Deodato sort son Cannibal Holocaust et il va faire d’une pierre deux coups. Il va mettre en avant le found-footage et le film de cannibales qui ne s’arrêtera que dans les années 90. Seulement, entre des morts véritables de bestioles pour les besoins du tournage et des séquences très gores, le film a suscité un émoi particulier, le rendant culte aujourd’hui.

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La même année sort Shining de Stanley Kubrick d’après un roman de Stephen King, et le film va alors s’écarter volontairement des standards du scare jump pour fournir une œuvre où la peur monte crescendo au fur et à mesure de l’intrigue jusqu’à un plan final glacial, montrant une certaine intelligence dans le traitement de la folie.

Toujours la même année, William Lustig propose son Maniac qui connaîtra un joli succès avec les effets gores de Tom Savini et Joe Dante va connaître la notoriété avec Hurlements, qui remet au gout du jour les loups-garous donnant lieu à des films comme Le Loup-Garou de Londres ou Wolfen.

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Si Michael Myers est la première figure horrifique à sortir du lot, c’est en 1980 que Sean S. Cunningham propose son Jason Voorhees qui deviendra par la suite culte. Freddy Krueger ne verra le jour qu’en 1984 sous la houlette de Wes Craven.

C’est en 1981 que Sam Raimi crève l’écran avec Evil Dead, une œuvre culte, gore, drôle mais qui montre aussi une mise en scène dynamique et des idées à foison. Deux suites verront le jour dont un deuxième épisode en 1987. Pendant ce temps, le giallo connait ses dernières heures et David Cronenberg continue son exploration du corps et des mutations avec des films comme La Mouche.

En 1982, John Carpenter signe une œuvre magistrale en faisant un remake de La Chose d’un Autre Monde avec The Thing, un film mêlant SF et horreur dans un climat oppressant.

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En 1987, l’écrivain Clive Barker décide de prendre à bras le corps sont œuvre Hellraiser pour en faire un film. Le succès est incroyable malgré l’imagerie très trash des cénobites, sorte d’extraterrestres sado-masochistes. L’un d’eux deviendra culte en la personne de Pinhead.

Enfin, en 1989, Tom Holland tourne Jeu d’Enfants, mettant en scène la poupée Chucky qui deviendra l’un des principaux boogeymen.

  1. Les Années 1990

Cette décennie marquera le début de la fin pour le cinéma de genre. En effet, sans trop savoir pourquoi, les majors se lassent de ce cinéma et après la prolifération des années 80, c’est une longue période de vache maigre pour le fan de films d’horreur. D’ailleurs, hormis quelques maisons indépendantes, il n’y aura pas grand-chose à se mettre sous la dent hormis les versions tronquées des films de Clive Barker qui délaissera le cinéma par dégoût et la notoriété naissante de Peter Jackson grâce à Braindead ou David Fincher avec le troisième opus d’Alien.

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Cependant, en 1996 sort Wishmaster qui mettra en avant une créature démoniaque à l’humour noir et surtout Scream de Wes Craven qui va relancer le slasher movie. En effet, on verra par la suite des licences juteuses comme Urban Legend ou Souviens-Toi l’Eté Dernier.

Mais pour voir des nouveautés, il faudra soit se plonger dans des films d’origine étrangère autre que les Etats-Unis, comme Ring de Hideo Nakata qui connaîtra un succès retentissant en Europe. Il sera d’ailleurs le précurseur d’une vague de films d’horreur japonais sans précédent.

Enfin, en 1999, Le Projet Blair Witch fera le buzz à cause de son aspect found-footage et deviendra l’un des plus gros succès commerciaux de tous les temps avec des bénéfices incroyables.

  1. Les Années 2000

Toujours en perte de vitesse, le cinéma d’horreur aura du mal à survivre au début des années 2000. La faute à des films crétins qui visent un public adolescent et qui n’arrivent pas à trouver le bon ton pour faire peur. De ce fait, le film d’horreur devient une attraction devant lequel on fait semblant d’avoir en criant.

Fort heureusement, les années 2000 marquent un retour aux sources assez prégnant avec une violence plus démonstrative et des films plus rentre-dedans. Il faudra cependant chercher du côté de l’Espagne ou de l’Angleterre pour trouver des films intéressants comme The Descent de Neil Marshall ou encore Dagon de Brian Yuzna.

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Cette radicalisation se retrouve dans plusieurs autres films comme Haute Tension d’Alexandre Aja, Wolf Creek de Greg McLean ou encore Creep de Christopher Smith. Les années 2000 verront aussi naître un nouveau genre, le Torture Porn, avec la saga Saw et Hostel d’Eli Roth, filmant des actes de torture comme de la pornographie remplaçant le foutre par du sang. Cette exubérance dans la violence se retrouve aussi chez Rob Zombie qui signe La Maison des 1000 Morts et The Devil’s Rejects.

Autre phénomène remarquable durant cette période, c’est le retour du zombie sous différentes formes, notamment en infectés dans 28 Jours Plus Tard de Danny Boyle puis sous une forme plus conventionnelle avec L’Armée des Morts de Zack Snyder. Quant au père Romero, il continuera son exploration du genre avec divers films de plus ou moins bonne qualité.

Enfin, les années 2000 marquent la grande vague des remakes, montrant finalement que les studios n’ont plus d’idées et décident de ne pas prendre de risques en surfant sur des titres qui ont eu leurs heures de gloire comme Massacre à la Tronçonneuse, Amityville ou encore La Colline a des Yeux.

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La surprise viendra du cinéma asiatique qui viendra envahir le monde de l’horreur avec des films particuliers, très souvent à base de fantômes et de possession. On peut citer en vrac The Grudge mais aussi Dark Water parmi les plus intéressants. Malheureusement, si le succès est souvent au rendez-vous, le genre finit par lasser la faute à un manque de renouvellement dans le genre, montrant quasiment toujours des fantômes sous la forme de jeunes filles aux cheveux longs et sales.

  1. Les Années 2010

Il est complexe de parler d’une décennie qui n’est pas encore terminée sur le plan des sorties horrifiques. On notera cependant une certaine morosité dans les films d’horreur actuels, qui ont du mal à sortir des sentiers battus et qui ont une forte tendance à surfer sur un succès. Ainsi, si James Wan a créé la surprise avec The Conjuring ou Insidious, remettant au gout du jour le film d’horreur paranormal, on a vu une vague de métrages du même genre sans jamais atteindre la cheville de l’un des deux films précités. Pire que ça, le found-footage a quasiment tué le film d’horreur, n’arrivant jamais à se renouveler pour surprendre le spectateur.

Stephen Lang stars in Screen Gems' horror-thriller DON'T BREATHE.

Alors certains films sortent du lot dont It Follows, Don’t Breathe ou encore You’re Next et The Witch, mais c’est bien peu face aux années 70/80. On remarquera tout de même que tous ces films, de plutôt bonne qualité, offrent une alternative aux scares jumps, devenus monnaie courante pour faire peur et préfère avoir une réalisation soignée et une montée crescendo de la peur, ce qui se fait de plus en plus rare aujourd’hui…

On peut aussi parler de la renaissance de la Hammer avec La Dame en Noir de 2012, mais depuis, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, à part peut-être l’horreur gothique de Guillermo Del Toro avec son sublime Crimson Peak. Bref, il y a tout de même de petites choses, mais on est loin du faste des années 70 et 80.

Le cinéma d’horreur connaîtra-t-il une renaissance ? Rien n’est moins sûr quand on voit la méconnaissance du sujet par les producteurs et l’attitude insupportable du public au cinéma face à ce genre de film.

Par AqME

One Comment to "Force et Horreur – Historique et Evolution du Cinéma Horrifique"

  1. Lassoue hanen dit :

    jadore

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