février 25, 2021

Sing Street – La Mélodie du Bonheur

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De : John Carney

Avec Ferdia Walsh-Peelo, Lucy Boynton, Aidan Gillen, Maria Doyle Kennedy

Année: 2016

Pays: Irlande, Angleterre, Etats-Unis

Genre : Comédie Dramatique, Musical

Résumé :

Dublin, années 80. La pop, le rock, le métal, la new wave passent en boucle sur les lecteurs K7, vibrent dans les écouteurs des walkmans et le rendez-vous hebdomadaire devant  « Top of the Pops » est incontournable.
Conor, un lycéen dont les parents sont au bord du divorce, est obligé à contrecœur de rejoindre les bancs de l’école publique dont les règles d’éducation diffèrent de celles de l’école privée qu’il avait l’habitude de fréquenter.
Il se retrouve au milieu d’élèves turbulents qui le malmènent et de professeurs exigeants qui lui font rapidement comprendre qu’en tant que petit nouveau, il va devoir filer doux. Afin de s’échapper de cet univers violent, il n’a qu’un objectif : impressionner la plus jolie fille du quartier, la mystérieuse Raphina. Il décide alors de monter un groupe et de se lancer dans la musique, univers dans lequel il ne connait rien ni personne, à part les vinyles de sa chambre d’adolescent. Afin de la conquérir,  il lui propose de jouer dans son futur clip.

Avis :

John Carney fait partie des réalisateurs britanniques que l’on affectionne tout particulièrement. Ses films ne sont pas du grand cinéma, mais pourtant, ils sont diablement attachants et divertissants. En sept films, John Carney s’est bâti une carrière tout à fait honorable et surtout une carrière légère et qui fait du bien. Une carrière dont on retiendra tout particulièrement les très beaux et romantiques « Once » et « New-York Melody » qui sont deux films qui vous greffent un sourire d’emblée sur le visage.

Alors autant vous dire que nous étions assez impatients de découvrir « Sing Street » qui s’inscrivait très bien dans la lignée des derniers films du réalisateur. Et avec son affiche rétro, sa bande-annonce colorée et entraînante, et nous sommes très loin d’être déçus, car « Sing Street » se pose comme une comédie géniale, pleine d’énergie. Une comédie intelligente de laquelle on ressort avec l’envie d’accomplir ses rêves. Avec ce film, John Carney offre autant de rires, de positif, d’optimisme que de musique et de tendresse. Bref, « Sing Street« , quand il donnera sa première note, sera le film à découvrir d’urgence.

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Dublin, 1984, Conor est un adolescent comme les autres qui vient d’intégrer une nouvelle école au règlement strict et religieux. En face de l’école se trouve un foyer pour jeune fille et Conor est très intrigué par la superbe Raphina. Voulant l’impressionner, il l’invite à participer au futur tournage du premier clip de son groupe. Raphina intriguée lui demande alors à entendre la chanson, mais le souci, c’est que si Conor est passionné de musique, il n’a aucun groupe. Il ne lui reste plus qu’à le former alors. Et ce qui au départ était une expérience pour impressionner une fille pourrait bien se retrouver être une révélation.

Avec ce film, John Carney reste dans la lignée de ce qu’il a fait auparavant et offre un film musical qui fait vraiment du bien au moral. Bourré de naïveté adolescente, « Sing Street » est un vrai plaisir à suivre. Son scénario est bien plus complexe qu’il n’en a l’air au premier abord, car s’il est entendu que « Sing Street » va nous raconter une histoire d’amour à travers la musique, quand on le regarde de plus près il va être aussi bien un parcours initiatique et une envolée pour son personnage principal qu’un portrait intéressant des années 80 et surtout de la jeunesse de Dublin dans ces années-là. John Carney nous livre donc un film qui œuvre sur plusieurs fronts à la fois, mais ne se perd jamais. C’est dans une ambiance génialement rétro que le film nous emporte dans sa folie douce. On appréciera énormément l’amourette d’ado que le film aborde. On adore la naissance d’un artiste. Une naissance presque accidentelle. John Carney nous raconte de manière terrible la naissance et le travail de ce petit groupe. Il développe bien les idées, les influences, l’anticonformisme et surtout la passion pour la création qui se fait de plus en plus sentir. On adorera aussi le fait que le réalisateur donne à son film un contexte familial, mais aussi social. Puis enfin, « Sing Street« , dans son scénario, est aussi un film qui fait la part belle au fait de s’assumer tel que l’on est. C’est oublier le regard de l’autre et finalement vivre et vivre à fond comme le chante le jeune Conor.

John Carney nous a donc bien peaufiné son scénario, mais il a fait bien plus, puisqu’il a aussi assuré du côté de sa réalisation, offrant à son film une véritable attitude, un véritable look qui entraîne son spectateur n’importe où. Oscillant entre des scènes classiques sur la vie familiale ou encore celle des cours et les scènes de création pure, que ce soit pour les chansons, les looks, les clips géniaux ou bien le concert, John Carney saura très bien gérer son rythme et son histoire. Comme toujours chez le réalisateur, « Sing Street » jouit d’une BO faite pour l’occasion. Les diverses chansons créées pour le film entraînent, touchent ou font sourire et rire (mention spectacle pour « Brown Shoes » qui est hilarante aussi bien dans ses paroles que dans ses idées de mise en scène). À noter qu’avec « Sing Street« , John Carney livre un film de costume qui fait plaisir à voir. Et la plongée dans les années 80 avec toutes les références aux chansons, films et autre est excellente. On aura même le droit à quelques répliques bien placées qui, remises dans leur contexte, sont vraiment étonnantes et drôles.

« Sing Street« , c’est aussi et surtout une belle troupe d’acteurs, chanteurs et musiciens que John Carney nous présente. Partagé entre les visages inconnus de Ferdia Walsh-Peelo, Mark McKenna et Lucy Boynton qui sont tous trois de beaux talents révélés et les visages d’acteur plus connus comme Aidan Gillen, Maria Doyle Kennedy ou Jack Reynor, « Sing Street » est un vrai plaisir à suivre de côté là aussi, parce que chacun a un rôle à jouer. Chacun est touchant et creusé, même dans les plus insignifiants, comme la brute du collège. John Carney tire le meilleur et le plus naturel de chacun et c’est génial tout simplement.

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« Sing Street » c’est de la bonne humeur, c’est des acteurs géniaux, un scénario plus profond qu’il n’en a l’air. C’est une BO terrible que l’on a envie de se passer en boucle. Puis c’est un final magique, naïf certes, mais si optimiste qu’il donne le sourire d’emblée.

Note : 18/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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