Small Town Folk

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De : Peter Stanley-Ward

Avec Chris R. Wright, Warwick Davis, Dan Palmer, Sophie Rundle

Année: 2007

Pays: Angleterre

Genre: Horreur, Comédie

Résumé:

Dans une petite ville du nom de Grockleton, se trouvait un manoir isolé au sommet d’une colline, qui dominait toute la région. Retiré dans son manoir, l’inquiétant Lord Beesley contrôlait les environs avec son armée de monstres, tous plus effrayants les uns que les autres. Dans une quête permanente de la femme pouvant porter son enfant et ainsi perpétuer le nom de Beesley, le Lord surveille la région et sa milice arpente les alentours. Quand trois jeunes improbables héros arrivent sur ses terres, la paisible campagne anglaise se transforme rapidement en champ de bataille sanglant où grouillent bon nombre de tueurs, plus cruels les uns que les autres. Le lord de Beesley arrivera-t-il à accrocher de nouveaux trophées à son tableau de chasse? Trouvera-t-il une nouvelle épouse ou sera-t-il tout simplement pris à son propre jeu? Bienvenue au Manoir de Grockleton…

Avis :

La comédie horrifique est un genre qui connait de beaux jours et qui a toujours fonctionné, depuis le Braindead de Peter Jackson jusqu’au Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer. Cependant, dans ce sous-genre qui emprunte aussi bien à la comédie pour l’aspect burlesque qu’à l’horreur pour le côté gore, si beaucoup sont de véritables perles cultes comme Shaun of the Dead d’Edgar Wright, d’autres sont de véritables purges qui ne sont qu’un prétexte pour surfer sur un genre qui marche et pour mettre en avant de l’absurde avec du sang, sans aucun liant dans le métrage. Et c’est exactement ce qu’il se passe avec Small Town Folk, un film britannique dont la réalisation aura duré quatre ans, faute à un budget minimaliste et où chaque acteur mettait du sien pour faire avancer le bousin. Sauf que le résultat n’est pas du tout à la hauteur, que c’est non seulement filmé avec les pieds mais aussi avec un esthétisme plus que douteux, et que le scénario vise le zéro absolu.

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Dès le départ, le ton est donné sur la photographie du film. C’est moche et l’image est complètement saturée. D’ailleurs, le DVD sera une honte technique tant l’image est médiocre et les sous-titres gavés de faute d’orthographe et tout grésillant. Le problème, c’est que le fond vert se voit à des kilomètres et que tous les contours des protagonistes sont flous. Si à la rigueur cela aurait pu passer pour quelques saynètes, ce ne sera vraiment pas le cas ici puisque tout le film, qui se déroule en extérieur, sera filmé avec un fond vert. Même le manoir, qui ressemble à une vieille maison, est fait en images de synthèse et montre les défaillances techniques de l’objet, mais aussi et surtout le je m’enfoutisme qui englobe tout le métrage. Non seulement c’est laid, mais en plus de cela c’est clairement irrespectueux envers le spectateur qui s’attend à une comédie horrifique correcte. C’est-à-dire qu’il semble plus cohérent de filmer avec de vrais décors, une vraie bâtisse, plutôt que de tout faire en images de synthèse dignes d’une Atari ! Même la mise en scène est dégueulasse, avec des aspects gores hors champ ou en gros plan afin de masquer des effets spéciaux douteux et finalement sans intérêt.

Mais clairement, ce qui fait le plus de mal dans ce film, c’est la vulgarité ambiante et l’humour balourd et pas drôle. Voulant faire dans la surenchère de gags graveleux et bouffant à tous les râteliers du cinéma horrifique, Small Town Folk se vautre grassement dans le mauvais goût aussi bien visuel qu’humoristique. Entre les vannes sur le cul, les punchlines à deux balles que se disent les rednecks ou encore l’attitude débile de tous les protagonistes, on nage en plein délire nanardesque mais qui ne décroche pas un sourire. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a mensonge sur la marchandise. Entre les affiches et les synopsis disponibles sur le net, on s’attend à un vrai film d’horreur avec son lot de rednecks et finalement, on se retrouve face à un film amateur qui n’a ni queue ni tête et aucun sens de la narration.

Le film part dans tous les sens, devient rapidement frénétique, mais sans jamais qu’il y ait un sens ou du liant entre les scènes. On retrouve une bribe d’histoire sur fond de descendance et de kidnapping de nanas, ou encore de rivalité entre une famille de dégénérés qui sème du maïs et qui porte des masques, mais in fine, rien ne semble cohérent et l’ensemble est perclus de faux raccords et d’ellipses temporelles. Les passages gorasses sont très amateurs avec des effets visuels dégradants et certains effets numériques piquent les yeux, comme lorsque cette cheminée s’envole vers le ciel pour s’écraser sur un consanguin. Là aussi, il y a un véritable problème dans les débiles de service. Si les pseudos héros sont cons comme les blés, les méchants sont absolument imbuvables avec une imagerie qui est piquée dans plusieurs autres films. On retrouve un pseudo cowboy, un hippie, un mécanicien zinzin ou encore un nain dans un sac à dos. Tout cela fleure bon le déjà vu et l’ambiance du film n’en est qu’entachée à cause d’un traitement laborieux, d’un surjeu omniprésent et d’une nullité absolu dans tous les domaines.

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Au final, Small Town Folk est une purge sans nom qui ne mérite même pas son statut de nanar. Débile du début à la fin, moche à un tel point que cela devrait être interdit, sans histoire et sans aucun sens, le film fait partie des pires expériences à vivre, laissant le spectateur avec les yeux qui saignent et la tête qui bourdonne. Véritable navet abject, ce film ne possède aucune qualité et rate ses deux objectifs, celui de faire rire et celui de présenter des séquences gores. A éviter à tout prix.

Note : 01/20

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Par AqME

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