octobre 29, 2020

Everyone Else

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Titre Original : Alle Enderen

De : Maren Ade

Avec Birgit Minichmayr, Lars Eidinger, Hans-Jochen Wagner, Nicole Marischka

Année: 2010

Pays: Allemagne

Genre: Drame

Résumé:

Pendant leurs vacances en Sardaigne, Chris et Gitty rencontrent un autre couple qui va remettre en cause leurs certitudes…

Avis :

Maren Ade est une réalisatrice allemande qui réalise très peu. Après deux courts-métrages, elle réalise en 2003, son premier long « Der Wald vor lauter Bäumen » qui est aussi son film de fin d’études. Depuis, la réalisatrice a réalisé deux films qui sont très loin d’être passés inaperçus, puisque « Everyone else » a remporté l’ours d’argent à Berlin. Et son troisième sorti en 2016 remporte un beau succès puisqu’il s’agit de « Toni Erdmann« , le tendre ovni de cet été.

Suivant un couple (en vacances ou au travail, on ne sait pas trop), Maren Ade s’aventure dans une histoire d’amour excessivement agaçante et bourrée d’incohérences qui laisse sur le carreau, si bien qu’on finît par suivre cette échappée italienne de loin et sans s’y intéresser. C’est vraiment dommage…

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Une grande maison en Sardaigne, Chris et Gitty sont en « vacances ». Le couple est amoureux et compte bien passer de beaux et bons moments de détente. Mais très vite, des tensions naissent et l’arrivée sur l’île d’un ami de Chris ne va rien arranger.

Difficile, très difficile de trouver de l’intérêt pour parler de « Everyone else » tant le moment fut désagréable. Un couple en vacances se déchire, ou s’aime en se déchirant, on pouvait s’attendre à un drame profond et puissant qui aurait laissé éclater des non-dits, ou bien une passion dévorante qui fait qu’on passe outre les engueulades, car l’amour est plus beau et plus fort. On pouvait aussi s’attendre à une alchimie qui se dégage de ce couple et qu’on ait envie de les suivre n’importe où sur cette île. Mais voilà, tout ceci n’existera pas et après une belle ouverture de film, après un premier quart d’heure bourré de naturel et spontanéité, « Everyone else » tombe d’un coup dans l’incompréhensible. Mesquineries, rabaissements, réactions et réflexions incompréhensibles, misogynie, et surtout souffrance pour rien s’invitent à l’écran et l’on reste là, au départ dubitatif. On essaie de comprendre, on veut et on y croit, mais plus le film avance et plus il s’enfonce dans le gratuit et le morbide. Les personnages passent leur temps à se rabaisser (faut entendre ce qu’ils s’envoient dans la gueule) et l’on essaie de faire passer le tout pour une histoire d’amour à la dérive.

Mais le principal élément d’une histoire, c’est justement l’amour et ici, on peine à croire que le personnage, où du moins celui de Chris, est un quelconque sentiment envers sa compagne. Alors bien sûr, on pense à « Mon Roi » de Maiwenn, on comprend bien dans les grandes lignes que la réalisatrice peint le portrait de ces relations dit toxiques, qui empoissonnent et emprisonnent un couple, mais là où le film de Maiwenn avait une certaine subtilité, ici, Maren Ade offre quelque chose de grossier, de très malsain et qui surtout n’arrive pas à tenir en intérêt. Très vite, on a qu’une envie, c’est que le supplice finisse au plus vite, afin de retrouver notre liberté. Mais malheureusement « everyone else » fait ses deux heures et on les sent passer. Car oui, en plus d’être désagréable à suivre, le film de Maren Ade est aussi terriblement long. Un rythme lent et beaucoup de contemplatif qui vont nous emporter vers un film des plus ridicules et grotesques.

On pourra se consoler sur une belle photographie, car oui, la dame a du talent et ça se voit. On se consolera aussi avec les beaux paysages de la Sardaigne qui sont de toutes les scènes ou presque.

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Mais bon, une belle photographie et de beaux paysages, c’est loin de faire un film malheureusement. « Everyone else » est donc un film agaçant, peuplé d’incohérences qui sont assez incroyables et qui n’ont aucun sens. Le film est tenu par des acteurs peu convaincants, passant leur temps à se haïr et « s’aimer », si bien qu’on bien du mal à croire au moindre de leur sentiment, qu’il soit bon ou mauvais… Bref, un supplice dont on cherche encore le pourquoi de ce parti pris, pour peindre les vacances d’un couple mort avant de s’aimer…

Note : 05/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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