Epic – La Bataille du Royaume Secret

20492868-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Titre Original : Epic

De : Chris Wedge

Avec les Voix de Amanda Seyfried, Josh Hutcherson, Colin Farrell, Steven Tyler

Année : 2013

Pays : Etats-Unis

Genre : Animation

Résumé :

L’histoire d’une guerre insoupçonnable qui fait rage autour de nous. Lorsqu’une adolescente se retrouve plongée par magie dans cet univers caché, elle doit s’allier à un groupe improbable de personnages singuliers et pleins d’humour afin de sauver leur monde… et le nôtre.

Avis :

On a souvent tendance à croire que le monde de l’animation est dirigé par Disney et Pixar. Et s’il est vrai que les deux studios sont sur le toit du monde à chaque que l’une de leur production sort sur grand écran, il faut désormais compter sur Dreamworks, mais aussi et surtout sur Laika. Le principal problème des deux studios précités provient de la publicité et de l’attractivité de certains projets. Si Laika se concentre sur des dessins animés très matures en relecture comme Les Boxtrolls ou encore Kubo et l’Armure Magique, Dreamworks essaye de trouver un juste milieu entre les deux, proposant des films d’animation assez enfantins dans leur trame principale, mais détenant des fulgurances touchantes et relativement adultes. Epic – La Bataille du Royaume Secret fait partie de ces films qui n’ont pas fait grand bruit lors de leur sortie et qui pourtant détiennent un message intéressant, intelligent et surtout, des personnages très attachants.

21021863_20130723140154498-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Le film s’axe énormément sur une thématique qui a le vent en poupe en ce moment, l’écologie. Mais plutôt que de mettre en avant les méfaits de l’homme avec la pollution et les déchets, le film préfère se concentrer sur la guerre qui fait rage ente la vie et le pourrissement. Bien loin des clichés et des véhémences qui circulent à tours de bras dans le monde de l’animation, Epic préfère faire une allégorie à la vie sauvage, montrant l’importance de chaque chose et de l’équilibre naturel. D’un côté, nous aurons les hommes-feuilles, protégeant le monde de la vie et sa reine, Tara, qui peut contrôler les plantes. De l’autre côté, nous avons les Boggans, des êtres qui aiment la pourriture et qui veulent tout détruire. Dès l’entame du film, on peut voir que cette guerre dure depuis belle lurette et le métrage évite ainsi tous les poncifs du genre avec un drame à la clé d’une guerre sans merci. Ici, les enjeux sont différents et le film les présente avec justesse, dans un monde miniature où chaque chose a sa place et où les drames touchent chaque clan, la perte d’un fils pour l’un et la chute d’une reine pour l’autre.

En dehors de cela, l’impact de l’homme est aussi traité, mais pas dans le domaine de l’écologie, plutôt dans la recherche et la volonté de découvrir de nouvelles choses. Sans aucune remontrance sur l’Homme en général, le film le présente comme un être stupide, mais finalement nécessaire pour la réalisation de certaines choses. L’héroïne est donc une humaine qui sera rétrécie et qui trouvera dans cette quête le pardon nécessaire à son père et la réponse à sa question sur le deuil, puisqu’elle a perdu sa mère et semble avoir du mal à lui dire au revoir. On peut voir aussi que certains passages, certaines réflexions, sont très adultes et posent un regard touchant et juste sur des problèmes de grands. Du coup, Epic est très riche dans ce qu’il raconte et pousse l’enfant à comprendre le monde de la nature, mais aussi à pousser à être curieux sans pour autant détruire la nature. C’est d’ailleurs pour cela que le film est asexué, ce qui est une bonne chose, livrant ainsi un message totalement universel et qui parlera à toutes les têtes blondes.

Mais le plus fort dans ce métrage, c’est clairement la qualité de l’animation et la mise en scène. On peut lire parfois que le film est une sorte d’Avatar pour enfants, et on n’est pas loin de la vérité, puisque le titre trouve un sens dans l’action du métrage. Epique dans les bagarres et les scènes de guerre, le film est non seulement beau à regarder, mais aussi bien pensé dans les scènes d’action. Tout est lisible, même lorsque ça va vite et le film fourmille d’idées à la seconde, trouvant toujours des métaphores au monde vivant et offrant parfois des plans incroyables, comme lorsque la reine s’échappe du guet-apens des boggans. On sent aussi qu’un traitement particulier a été fait auprès des deux mondes. Si chez les hommes-feuilles c’est verdoyant et sublime, chez les boggans, tout est gris et froid, un peu comme le monde des elfes et le Mordor dans le Seigneur des Anneaux. D’ailleurs, le film rappellera toutes sortes de films épiques comme ceux de Peter Jackson, proposant finalement une alternative aux enfants à une héroic-fantasy pas toujours facile d’accès.

21021870_20130723140159842-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Au final, Epic – La Bataille du Royaume Secret est une bien belle surprise qui n’a malheureusement pas suscité l’engouement lors de sa sortie. S’il pioche un peu trop à droite et à gauche pour son intrigue et que certains personnages sont trop sous-développés comme Bufo la grenouille, le film s’en sort haut la main grâce une thématique vue différemment qui ne met pas l’homme comme responsable de la destruction de la forêt, mais aussi grâce à une mise en scène et une animation particulièrement réussies. Bref, un joli film qu’enfants comme adultes devraient adorer.

Note : 16/20

Image de prévisualisation YouTube

Par AqME

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net