Braveheart

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De : Mel Gibson

Avec Mel Gibson, Sophie Marceau, Patrick McGoohan, Angus Macfadyen, …

Année : 1995

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame

Scénario : Randall Wallace

Résumé :

A la fin du XIIIe siècle, Edouard le Sec règne sur l’Angleterre. Il occupe également l’Ecosse dont il exploite les terres et les habitants. Lors d’une échauffourée avec des soldats anglais, le shérif tranche la gorge de Murron,  la femme de William Wallace, un écossais fraichement revenu au pays après avoir élevé à l’étranger par son oncle. Celui-ci se révolta, en décimant, à l’aide de quelques villageois, la garnison locale et trancha la gorge du Shérif. La rébellion contre l’envahisseur tyrannique anglais vient de débuter et les troupes de Wallace ne cessent de s’agrandir et gagnent du terrain. Jusqu’où iront-ils ?

Avis :

Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur, de la meilleure photo, des meilleurs maquillages et du meilleur montage sonore… Voilà un bon résumé de Braveheart, prouvant l’excellence tant du point de vue technique que narratif de ce film.

Inspiré d’un poème du XVe siècle, l’histoire a assurément été romancée, si bien qu’il y a beaucoup de divergences entre les faits historiques et le scénario (la princesse Isabelle était âgée d’une dizaine d’années lors de la mort de Wallace, la bataille de Stirling se déroule près du pont du même nom, …) , et aura fait grincer des dents les historiens et les pseudos intellos (je serais curieux de savoir qui parmi eux connaissaient la vraie histoire avant de voir le film… Merci Wikipedia, car il me semble que personne n’a hurlé au scandale lorsque Quentin Tarantino réinvente la fin de la seconde guerre mondiale dans Inglorious Basterds). Alexandre Dumas disait : « Tant qu’à tromper l’histoire, il faut lui faire de beaux enfants ». Et c’est ce qu’ont fait Mel Gibson et Randall Wallace.

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Le film reste tout de même ce qui se fait de mieux en matière de fresque historique. Bien loin des cascades et des combats tellement chorégraphiés qu’ils en deviennent ridicules (La colère des Titans, Les Immortels, …), les scènes d’actions sont limpides, brutales, violentes, sanglantes, mais surtout : crédibles. En effet, à chaque coup d’épée, de hache ou autre, on y croit. Tout comme la charge de la cavalerie sur les écossais qui, en brandissant d’énorme pieux, empalent chevaux et cavaliers (Mel Gibson a d’ailleurs eu des soucis avec les organismes de protection des animaux car ils pensaient réelles les morts animales, qui sont bien évidemment fausses, comme en atteste les images sur le making-of présent sur le Blu-ray).

La musique est somptueuse et est probablement une des meilleures bandes originales. Composée par James Horner (qui a été nommé à l’Oscar de la meilleure musique de film mais qui fut remporté par … Le Facteur), les morceaux sont en parfaite osmose avec les images du film, la bande son nous fait frissonner (ah, le fameux « LIBERTEEEEEEEEEEE » final), parfois même au point de nous arracher une petite larme, car Braveheart n’est pas qu’un film de bataille épique, loin de là.

Derrière ce film se cache avant tout une poignante histoire d’amour, entre William Wallace et Murron. La mort de celle-ci déclenchera la révolution et la barbarie de ses combats, mais tout ce que fait William, il le fait pour venger sa bien-aimée, injustement tuée par le despotique magistrat local. Le tout filmé dans de sublimes paysages, beauté renforcée par les airs de cornemuses de la bande originale.

Les partitions de James Horner renforcent encore plus la magnifique et, paradoxalement, très cruelle scène de mise à mort de Wallace. Il fut condamné au châtiment « Hanged, drawn and Quartered » (châtiment réel pendant lequel le condamné se fait rouer de coups, puis est pendu, éventré, éviscéré et émasculé et, pour finir, décapité et le corps divisé en 5 morceaux pour éparpiller son corps… Des sauvages ces anglais. Mel Gibson a d’ailleurs été taxé d’anglophobe) cette scène a d’ailleurs dû être coupée car jugée trop choquante.

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Le film dure trois heures mais ne souffre pourtant d’aucune longueur. Tant de qualités qui font de ce film un monument du 7ème art.  A l’heure actuelle, je n’ai toujours pas vu de film mettant aussi bien en scène des combats comme Braveheart le fait. Au risque de me répéter, elles sont parfaitement crédibles par rapport aux bouses numériques actuelles. Mel Gibson a prouvé qu’il était aussi bon réalisateur qu’il était bon comédien (Apocalypto est, lui aussi, une réussite) et, malgré ses déboires, on espère le revoir derrière la caméra pour nous servir une autre bombe cinématographique.

Petit clin d’œil rapide, un Braveheart (aussi appelé Wall Of Death) est également un pogo dans les concerts de métal hardcore, consistant à séparer en deux le public et à les faire se foncer dedans, comme les scènes de bataille du film

Note : 20/20

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Par Trasher

ServalNote de Serval: 19/20

cobra-original-1-290x290Note de Casey Slyback: 18/20

mobile-2012-10_00-07-imgNote de Mickey: 19/20

psychose-545x293Note de Juli: 15/20

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