décembre 5, 2020

The Fits

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De : Anna Rose Holmer

Avec Royalty Hightower, Alexis Neblett, Da’Sean Minor, Antonio A.B. Grant Jr.

Année: 2017

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Résumé:

Toni, 11 ans, s’entraîne dans la salle de boxe de son grand frère. Elle découvre qu’à l’étage au-dessus, un groupe de filles apprennent une variante très physique du hip hop, le drill. Attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, Toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse…

Avis:

Anna Rose Holmer est encore un nom que l’on découvre à Deauville. Réalisatrice de « The Fits » qui vient de gagner le prix de la critique internationale, Anna Rose Holmer réalise là son premier film de fiction (elle a réalisé un documentaire en 2010). Mais avant de se lancer dans la réalisation, Anna Rose Holmer a fait ses armes comme assistance sur plusieurs longs-métrages, dont le premier « Twilight« .

Avec « The Fits« , la réalisatrice débarque donc sur les planches avec un film qui s’annonçait intéressant. À la vue de l’affiche magnétique et du synopsis, on pensait trouver une sorte de « Billy Elliott » au féminin remixé à la sauce Hip Hop, mais le résultat va être loin du film de Stephen Daldry. Que ce soit dans son intrigue ou sa qualité, « The Fits » divise autant qu’il agace, notamment par le manque d’explication à travers cette intrigue qui n’a finalement ni queue ni tête. La réalisatrice nous laissera sur plusieurs questions qu’on n’avait pas du tout envie de se poser en entrant dans la salle.

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Toni est une petite fille de onze ans passionnée par la boxe. Elle s’entraîne énormément et essaye d’être la meilleure possible. Un jour, elle jette un œil sur la salle de danse du dessus et découvre le drill, une variante de la danse Hip Hop. Toni décide alors de laisser tomber petit à petit la boxe pour apprendre cette danse si expressive.

« The Fits » est l’exemple type du film qui divise et qui te donne la désagréable impression de t’être fait avoir. Alors que le film a des qualités évidentes et qu’il dégage un vrai travail d’auteur, on ne peut s’empêcher de quitter la salle avec des pourquoi.

C’est sur un rythme longuet mais doté d’une magnifique ambiance que la réalisatrice nous emporte dans un film à la fois beau et lourd. Beau dans le sens où « The Fits » respire le travail. Si l’on prend le film d’Anna Rose Holmer d’un point de vue technique, c’est une pure petite merveille visuelle. La réalisatrice filme les corps et les efforts de façon superbe. Elle est intéressante en tout point sur le visuel de son film qui comporte de très beaux plans et des séquences magiques, qui pour certaines seront même très poétiques. On ajoute à cela une photographie des plus soignées et l’on obtient un film vraiment envoutant. « The Fits« , c’est aussi une petite comédienne pleine de grâce, au jeu magnétique. La réalisatrice a très bien su la mettre en valeur, tout comme elle a su parfaitement filmer les relations qu’elle peut entretenir avec la boxe ou la danse.

Mais voilà, un film n’est pas qu’un défi et une réussite technique, et c’est là où « The Fits » perd son public, car face à cette perfection visuelle, « The Fits » accumule les défauts, à commencer par une histoire qui n’amène nulle part. Une histoire qu’on ne comprend pas, ce qui est rageant dans le sens où l’on s’attendait à un film parlant d’une petite qui se laisse envahir par une passion. Et le pire, c’est que « The Fits » est bien ceci, à la différence que la réalisatrice y incorpore une maladie étrange qui vient d’on ne sait où. Une maladie qui apporte avec elle des convulsions et des malaises. Une maladie inconnue qui fait autant peur qu’elle fascine la petite héroïne du film. Alors que tout était bien parti, hormis le rythme bien trop lent, ce changement de direction demeure incompréhensible, surtout que la réalisatrice ne nous donne aucune réponse et nous laisse avec nos questions. On ressort donc agacé, saoulé et surtout largué dans l’incompréhension de cette histoire qui ira de plus en plus dans le fantastique. Pourquoi avoir choisi cette voie qui ne laisse même pas une libre interprétation de ce que l’on a suivi pendant cette petite heure et quart qui est passée comme deux heures et demie ? Car oui, plus le film avance et plus il devient incompréhensible et plus on trouve le temps long, car la réalisatrice étire en longueur les magnifiques plans qu’elle a mis en place.

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« The Fits » est donc un film aussi magnifique à regarder que chiant à suivre. C’est un film qui énerve et qui laisse l’impression d’avoir été pris pour une buse. Alors qu’on pensait trouver un joli petit film à la « Billy Elliott« , on se retrouve devant un film qui nous fait chercher et creuser pour trouver la réponse qui finalement n’arrivera pas. Et finalement, la seule véritable question qui hante nos esprits à la sortie c’est : pourquoi ?

Note : 06/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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