octobre 28, 2020

In Dubious Battle

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De : James Franco

Avec James Franco, Bryan Cranston, Selena Gomez, Vincent D’Onofrio

Année : 2016

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame

Résumé :

En Californie, dans la vallée de Salinas plantée de vergers, neuf cents ouvriers migrants se soulèvent « en un combat douteux » contre les propriétaires terriens. Tirant sa force de chacun des individus qui le composent, le groupe a pour meneur un certain Jim Nolan dont l’idéalisme tragique conduit les grévistes à avoir désormais le courage de « ne plus jamais se soumettre, de ne plus jamais céder ».

Avis :

Comédien reconnu depuis une bonne quinzaine d’années, James Franco est un peu l’électron libre d’Hollywood. Acteur, réalisateur, scénariste, producteur, mais aussi peintre, poète, écrivain, James Franco est un caméléon touche à tout, et à seulement trente-huit ans, James Franco a déjà un parcours des plus impressionnants. C’est en 2005 qu’il se lance dans la réalisation et depuis le comédien alterne avec beaucoup d’aisance et surtout une productivité surprenante, puisqu’il enchaîne les projets les uns derrière les autres et en onze ans de carrière, James Franco, court-métrage compris, a déjà réalisé plus d’une quinzaine de films.

James Franco est un passionné de littérature et la plupart de ses réalisations sont des adaptations de romans qui ont tapé dans l’œil de l’acteur. Le dernier né de cette série est « In Dubious Battle » de John Steinbeck que l’acteur réalisateur a décidé de porter à l’écran. Si les romans de John Steinbeck ont bien souvent été portés à l’écran, notamment « Les raisins de la colère » par John Ford ou encore « Des souris et des hommes » par Gary Sinise, c’est la première fois que « In Dubious Battle » est porté à l’écran. Avec ce film, James Franco s’attarde sur un film engagé et politique qui aborde un mouvement de grève dans les années 30 et même si l’on passe un bon moment devant, il est vrai que le film est loin d’être aussi percutant que ce que l’on espérait.

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Californie dans les années 30, Mac McLeod et Jim Nolan sont deux ouvriers idéalistes qui sont bien décidés à réclamer leurs droits et aider la classe ouvrière et paysanne à vivre correctement. Etant embauché dans la plantation Bolton, Mac et Jim vont alors convaincre la centaine d’employés payés un dollar par jour de se mettre en grève, afin que leur patron les paye convenablement. Une grève longue et difficile commence alors.

Présenté en avant-première dans le cadre d’un hommage à James Franco, « In Dubious Battle » a tout de suite de très bons points qu’il met en avant, notamment tout l’aspect politique et historique qui traverse le film. Adapter le roman de John Steinbeck était une idée des plus intéressantes, surtout qu’il est parcouru de conflits qui peuvent encore trouver un sens aujourd’hui et le fait que ce soit James Franco que l’on trouve aussi bien devant que derrière la caméra nous laissait présager quelque chose de bon, le comédien ayant déjà fait de très belle preuve dans le domaine de la réalisation.

Ce qui est très intéressant avec « In Dubious Battle« , c’est bien évidemment les thèmes qui sont traités et évoqués. Le réalisateur parle de la lutte des classes et des pauvres et des riches. Il aborde les conditions de travail rigoureuses de l’époque. Il évoque la lutte et les revendications de l’époque pour être payé décemment. James Franco aborde la lutte pour une cause, le don de soi pour quelque de choses de bien plus grand que soi-même. Les sacrifices que cette lutte implique. Il évoque le communisme, le socialisme et bien sûr le capitalisme. James Franco parle aussi de la difficulté de tenir une grève, le fait de redonner de la motivation aux hommes. Le réalisateur aborde aussi l’entraide, la débrouille, tout comme il n’oublie pas les doutes ou les conflits qui éclatent. Vous l’aurez compris, « In Dubious Battle » est un film très riche dans ce qu’il nous raconte, dans ce qu’il aborde, évoque et même ne fait que soulever. James Franco montre la difficulté de vivre pour la classe ouvrière et les dangers d’une rébellion. « In Dubious Battle » est donc un film pertinent et intelligent dans ses propos.

Mais si le film de Franco est très bien dans ce qu’il nous raconte, on sera déçu du côté de sa mise en scène, qui n’arrive pas vraiment à investir son spectateur. « In Dubious Battle » se suit avec beaucoup d’intérêt, car les thèmes que Franco met en lumière sont intéressants et forts, mais il nous les raconte dans une mise en scène molle qui détient plusieurs longueurs. James Franco s’attarde à plusieurs moments et laisse traîner ses scènes. On a l’impression par moments que le scénario et ses thèmes sont bien trop lourds pour un seul film, et même si le tout est intéressant, James Franco n’arrive pas tout le temps à faire vivre son film. « In Dubious Battle » est aussi un film inégal visuellement parlant, car à plusieurs reprises, le film est mal éclairé, particulièrement les scènes où le soir commence à s’imposer. Un défaut qui est étrange venant du réalisateur, qui a toujours su convaincre de ce côté-là.

C’est James Franco lui-même qui est l’un des premiers rôles de son film et le comédien s’en sort bien. Mais il laisse la vedette à Nat Wolff qui se révèle être un personnage captivant. Si le film, dans son ensemble, manque de « vie », il reprend bien souvent du poil de la bête quand le personnage joué par Nat Wolff s’impose. James Franco s’est offert un casting imposant pour son film, et ainsi on pourra retrouver des acteurs et des pointures tels que Vincent D’Onofrio, Robert Duvall, Ed Harris, John Savage, Sam Shepard, Bryan Cranston, et d’autres qui feront plaisir à voir, Josh Hutcherson, Zach Braff, Analeigh Tipton. Seule petite ombre dans le décor, Selena Gomez qui ne dégage pas grand-chose.

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« In Dubious Battle » est donc un film plaisant, instructif tout en étant divertissant. Bien entendu, il est loin d’être parfait, longueurs, moments confus ou encore des erreurs techniques sont de la partie, mais franchement, le fond est si fort et présent qu’on préférera en garder les meilleurs souvenirs.

Note : 14/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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