octobre 26, 2020

Alan Wake

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Avis :

Les jeux vidéo du genre survival horror ont connu leur heure de gloire durant les années 2000. Après l’avènement de Resident Evil, puis de Silent Hill sur la Playstation, le genre est devenu très prolifique durant sept ou huit ans. Par la suite, il y a eu une grosse période de vache maigre avec des titres horrifiques, mais très clairement orientés vers l’action. C’est alors que surgit sur toutes les consoles Dead Space, qui signe le renouveau de ce genre, avec une ambiance digne des plus grands films de genre, entre Alien et Event Horizon, et surtout un scénario vraiment flippant. Sentant le vent tourner, les boîtes vont recommencer à faire des jeux de survival horror malgré une très forte propension à l’action comme l’atteste Resident Evil 5 ou encore Dead Space 2. Puis arrive Alan Wake, l’air de rien, s’éloignant volontairement des zombies et autres monstres  avec trop de pattes pour prendre une direction plus artistique et surtout plus littéraire. S’appuyant sur les écrits de Stephen King et des séries telles que Twin Peaks, le jeu va offrir une nouvelle dimension au genre et suggéré une peur avec autre chose que du gore. Bienvenue à Bright Falls les amis !

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Faut être con pour foutre des passerelles en aluminium au dessus d’un torrent !

Le scénario d’Alan Wake se veut original en prenant un aspect beaucoup plus psychologique que ses congénères. Dans ce jeu, pas de zombies assoiffés de cervelle ou de monstres à dix-huit pattes, mais juste des êtres humains visiblement possédés par un ombre noire. En fait, le jeu reste très mystérieux dans son déroulement, et assez complexe dans sa tournure. En effet, on incarne Alan Wake, grand écrivain de thriller et qui part pour Bright Falls en vacances pour retrouver l’inspiration. Avec sa femme qui a la phobie du noir et lui qui a la phobie de la page blanche, on voit bien que tout va se passer dans la tête des personnages. Seulement, sa femme disparait et il va tenter de la retrouver, enfin, on va tenter de la retrouver. Et on va vite se rendre compte que la nuit, une ombre prend possession des habitants et les rend très agressifs (un peu comme des gonzesses en période de soldes dans les galeries Lafayette). Donc, déjà, au niveau histoire et immersion, on est dans un jeu qui se veut original et bien tordu. Seulement, le jeu est très linéaire. On suit une piste et on peut rarement s’éloigner de cette piste, car soit il n’y a rien à trouver, soit des possédés surgissent et nos munitions en prennent un coup. La collection de thermos de café reste anecdotique tout comme le ramassage des feuilles du roman, même si ces dernières donnent quelques indications sur l’histoire.

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M. Wake, venez voir la taille du pénis de ce chien !

Graphiquement parlant, le soft s’en sort moyennement. Si les décors sont assez beaux, ils ne sont pas très variés. On va crapahuter pendant un bon moment dans une forêt de conifères, puis se retrouver dans la ville de temps à autre. Cela étant dit, ce n’est pas très moche non plus, il y réside un certain charme. En fait, ce sont surtout les animations des personnages qui pêchent un peu. Les visages sont assez mal modélisés et la démarche des personnages reste assez gauche et rigide. Cependant, un travail particulier a été donné à la mise en scène et aux méchants. Si le bestiaire est assez faible, puisque l’on a des possédés (de diverses tailles et puissance quand même) et des corbeaux, on a aussi des objets ou des moyens de transport qui sont très bien foutus. Grosse scène lorsqu’un chalutier nous tombe dessus en plein milieu d’une forêt. Néanmoins, les effets de lumière sont ahurissants de vérité et le soft mise beaucoup là-dessus. Mais l’autre point fort compensant ce malaise technique, c’est la mise en scène. Le jeu est coupé en six chapitres qui font comme une série en six épisodes, avec mise en scène, rappel de l’épisode précédent et images de ce qui risque de se passer. Le tout est très dynamique et les quelques scènes d’évènement dans le jeu donne un réel élan et souffle au joueur. De plus, l’envie de savoir le fin mot de cette histoire est très forte.

Au niveau de la jouabilité, c’est très instinctif et il faut dire que le personnage répond très bien à ce qu’on lui demande de faire. On est armé d’une lampe de poche et d’une arme et ce sera comme cela tout le long, avec bien entendu des armes différentes et des lampes plus ou moins puissantes. Pour tuer un possédé, il faut d’abord l’éclairer avec la torche pour lui enlever sa protection et ensuite le dézinguer avec notre flingue. Du coup, la gâchette sert de visée pour la lampe et la droite pour le pistolet (ou le fusil à pompe). C’est simple, et on ne perd pas trop la main si on doit s’arrêter un peu pour reprendre après un long moment. Au niveau du maniement du personnage, les esquives sont assez pénibles à réaliser car la caméra se place souvent assez mal et des ennemis peuvent nous attaquer par derrière sans qu’on le sache et il arrive souvent de se prendre un coup de hachette en traitre. Cela étant dit, le jeu est assez facile car les points de contrôle sont nombreux et la vie régénère lentement, voire rapidement si l’on est sous une lumière.

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Mais qu’est-ce que c’est ? Les 2Be3 reviennent ?

Au final, Alan Wake est un excellent jeu dans le genre survival horror, mais avec la frayeur en moins. Plus psychologique, mais aussi plus intelligent, le jeu se suit comme une série à la télé et la mise en scène est exemplaire, empruntant énormément au cinéma. Le jeu n’est pas très difficile et les quelques énigmes qui parsèment la galette sont assez faciles et logiques. Bref, un jeu un peu hors normes grâce à un scénario inventif et à une jouabilité fort simple ou la lumière est la clef de l’histoire. Je conseille donc.

Note : 16/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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