octobre 29, 2020

Peaky Blinders Saison 2

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D’Après une Idée de : Steven Knight

Avec Cillian Murphy, Sam Neill, Noah Tyler, Helen McCrory

Pays: Angleterre

Genre: Historique

Nombre d’Episodes: 6

Résumé:

En 1919, à Birmingham, soldats, révolutionnaires politiques et criminels combattent pour se faire une place dans le paysage industriel de l’après-Guerre. Le Parlement s’attend à une violente révolte, et Winston Churchill mobilise des forces spéciales pour contenir les menaces. La famille Shelby compte parmi les membres les plus redoutables. Surnommés les « Peaky Blinders » par rapport à leur utilisation de lames de rasoir cachées dans leurs casquettes, ils tirent principalement leur argent de paris et de vol. Tommy Shelby, le plus dangereux de tous, va devoir faire face à l’arrivée de Campbell, un impitoyable chef de la police qui a pour mission de nettoyer la ville. Ne doit-il pas se méfier tout autant la ravissante Grace Burgess ? Fraîchement installée dans le voisinage, celle-ci semble cacher un mystérieux passé et un dangereux secret.

Avis:

En 2014, l’excellent scénariste et réalisateur Steven Knight se lançait le défi de créer sa propre série. Sous le doux nom de « Peaky Blinders« , Steven Knight a donc lâché une belle bombe dans l’univers de la télé et en seulement six épisodes presque parfaits, le showrunner nous a offert une sacrée plongé dans l’Angleterre des années 20. En six épisodes, Steven Knight a su créer l’addiction et c’est avec beaucoup de curiosité et un soupçon d’impatience que l’on avait hâte de découvrir sa deuxième saison, surtout après le final de la première.

Avec toujours ses six épisodes, « Peaky Blinders » et son Angleterre rock’n’roll est alors pour notre plus grand plaisir de retour et tout en étant dans la lignée de la première saison, cette nouvelle plongée s’avère tout aussi magistrale et jouissive. Toujours aussi parfaitement écrite, après avoir installée les bases, « Peaky Blinders » continue à étoffer son univers, approfondissant aussi bien le contexte social de cette Angleterre ravagée que les conflits de la famille Shelby, désormais toute-puissante, mais qui va se retrouver confrontée à plus d’un problème.

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Birmingham, 1922, le gang des Peaky Blinders règne sur la ville et la région, pari clandestin, contrebande d’alcool, prostitution et le tout avec la complicité de la police local. Mais pour Tommy Shelby, ce n’est pas assez et c’est avec ses frères et son clan qu’il décide de conquérir Londres, et même s’exporter sur les Etats-Unis qui viennent de voter la prohibition. Mais Londres n’est pas si facile que ça à conquérir, car le marché est déjà pris par les Juifs, dirigés par Alfie Solomon et les italiens tenus d’une main de fer par Darby Sabini. Si Tommy veut mettre la main sur Londres, il va lui falloir s’associer à l’un des deux chefs.

La première saison de « Peaky Blinders » était de très grande qualité et sa deuxième en sera tout autant. La série de Steven Knight sera toujours aussi fine et raffinée dans son écriture, tout en étant percutante et saisissante de réalisme. Si certains sujets seront moins développés comme tout ce qui traitait du syndicalisme, « Peaky Blinders » va s’ouvrir sur bien d’autres. Sur fond de guerres de gangs, de manipulations gouvernementales et policières, la série n’oubliera pas d’aborder les marchés illégaux qui s’ouvrent avec le vote de la prohibition aux États-Unis. La série développera la guerre entre les différents gangs qui voient ici un sacré paquet d’oseille à faire. « Peaky Blinders » montre et développe les filières clandestines, les pots-de-vin et les alliances qu’il a fallu faire afin que ce nouveau marché soit saisissable. La série traite à la perfection ce fond et ce contexte et tout en en faisant sa ligne directrice, « Peaky Blinders » sera aussi développer d’autres sujets et partir sur d’autres horizons.

Ainsi, la série développe bien plus le contexte familial. Elle aborde l’amour, la haine, la confiance ou la honte de faire partie d’une telle famille. La série abordera à merveille les tensions et les haines que l’on trouve entre les différents clans, les différentes communautés. Juifs, Gitans, italiens ou encore les Anglais de « souche », Peaky Blinders les fait s’affronter, se haïr et se respecter. Trahisons et autres manipulations sont génialement de la partie. Surtout qu’à cela, la série n’oubliera pas de tirer sur les cordes qui ont bâti la série avec le personnage de Sam Neill qui est devenu glaçant. Un personnage haineux, près a tout pour arriver à ses fins et qui finalement est devenu la parfaite ordure de ce qu’il combattait. « Peaky Blinders » est donc une très grande richesse et arrive à tout développer à la fois sans jamais perdre son fil et ennuyer celui qui la regarde. Chaque épisode a son importance. Chaque épisode renforce et approfondit la série. Chaque épisode tisse et détruit des liens, met en lumière de nouveaux contextes, de nouvelles idées pour s’enrichir et étendre son pouvoir ou encore de nouveaux espoirs pour essayer d’infiltrer la légalité, chose qu’il y avait dans la saison précédente ce qui laisse deviner et désirer plusieurs choses pour la suite.

« Peaky Blinders » est aussi une série à l’esthétisme poussé et réussi. Pour du petit écran, la série vise bien plus haut et chaque épisode, de par sa mise en scène, ses images, sa photographie vise le cinéma, le grand écran, et c’est même presque dommage d’avoir une telle série avec de telles reconstitutions, de telles scènes violentes, hargneuses et tendues, pour n’être réservée qu’à la télévision. Pour cette nouvelle saison, Steven Knight a fait appel à la crème de la crème du petit écran justement puisque la saison deux est entièrement réalisée par Colm McCarthy, un réalisateur qui a officié sur ce qui se fait de mieux à la télé anglaise. Sur son CV, on trouve des séries comme « Sherlock« , « Doctor Who« , « Les Enquêtes de Morse » ou encore « Ripper Street » une série qui a pas mal de similitudes avec « Peaky Blinders » justement.

« Peaky Blinders« , dès sa première saison, s’était payée un casting de luxe qui avait su percuter pendant six épisodes. Entre un Cillian Murphy impressionnant de sang-froid, un Sam Neill fourbe à souhait, une Helen McCrory très touchante dans sa façon d’essayer d’arranger les choses ou encore un Paul Anderson flippant, la série détient de sacrés personnages pour de sacrés acteurs et bien entendu, il est inutile de dire que les acteurs sont encore au top dans cette nouvelle saison et tous leurs personnages sont bien approfondis, surtout Helen McCrory qui saura toucher un peu plus ou Sam Neill qui devient l’homme à détester de manière jubilatoire. Avec « Peaky Blinders« , Steven Knight a des envies de cinéma et il le confirme encore une fois avec les nouveaux arrivants dans la série qui se paye le luxe de s’offrir Tom Hardy en chef de gang, tout comme Noah Taylor, lui aussi en chef de cartel. Les deux acteurs qui prennent de l’ampleur au fur et à mesure de la série sont passionnants, intrigants (Tom Hardy) et flippants (Noah Taylor). La série accueille aussi pour d’excellents rôles-surprises, Finn Cole ou Charlotte Riley, et enfin marque sur la fin le retour de la magnifique Annabelle Wallis.

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Cette saison deux est donc d’une tout aussi belle qualité que la première. Steven Knight qui en a écrit le scénario a su la faire évoluer de manière intelligente, développant des sujets et des tensions passionnantes, tous en gardant ce que l’on avait adoré à la découverte de cette série. L’ambiance est toujours incroyable, « Peaky Blinders » est crasseux et paradoxalement très classe ! Puis il y a toujours cette BO rock et décalée qui donne le petit truc en plus et puis ces acteurs qui sont toujours au top. « Peaky Blinders » est une série qui marque, qui passionne, qui a son putain de caractère et qui par conséquent mériterait d’être bien plus connue qu’elle ne l’est déjà. Maintenant, on attend de jeter un œil sur la saison trois avec impatience !

Note : 17/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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