octobre 29, 2020

De la Guerre

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De : Bertrand Bonello

Avec Mathieu Amalric, Asia Argento, Guillaume Depardieu, Clotilde Hesme

Année : 2007

Pays : France

Genre : Comédie Dramatique

Résumé :

A la suite d’un incident, Bertrand se retrouve enfermé dans un cercueil pour la nuit. Le matin, il n’est plus le même. Reconsidérant sa vie, il décide de suivre un homme dans un lieu isolé du monde, Le Royaume, à la tête duquel se trouve Uma, une mystérieuse et charismatique Italienne.

Avis :

Bertrand Bonello est l’un des cinéastes français qui a émergé au cours des années 2000 et qui s’avère être l’un des plus intéressants à suivre que ce soit de par ses choix, son sens de l’esthétisme ou encore les sujets qu’il choisit de traiter. Qu’il s’attaque à un vieux réalisateur de film pornographique, au destin d’un transsexuel ou encore qu’il adapte la vie d’Yves saint Laurent, Bertrand Bonello a toujours su offrir des points de vues intéressants et surtout qui s’éloignaient de ce que le cinéma français à l’habitude de faire.

Alors quand Bertrand Bonello met Mathieu Amalric en scène pour tenir la tête d’affiche de « De la guerre« , C’est forcément intéressant. Mais là, pour le coup, Bertrand Bonello a réalisé un film chiant comme ce n’est pas permis.

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Bertrand est un réalisateur qui est parsemé par les doutes. Une nuit, alors qu’il faisait des repérages dans un service de pompe funèbre, il se retrouve accidentellement coincé toute une nuit à l’intérieur d’un cercueil. Après avoir passé la nuit piégé dans cette boite, Bertrand se remet fortement en question. Cette nuit singulière a changé bien des choses. La nuit suivante, il croise Charles, un homme énigmatique qui a l’air de le comprendre. Après avoir discuté ensemble, Charles l’emmène alors dans une maison isolée au milieu des bois. Cette maison, qui est tenue par Uma, une femme étrange, est régie par des règles peu conventionnelles où seul compte la jouissance et le repos.

Avec « De la guerre« , on ne peut pas parler de déception, même en y ajoutant tous les adjectifs qualificatifs possibles que l’on veut, ça ne suffirait pas à décrire l’ennui profond et le désintéressement que ce film a pu apporter.

Si l’idée de départ est bonne, qu’elle pouvait donner un film qui analyse bien les tréfonds de l’âme humaine, si le sujet d’une secte est toujours (ou presque) intéressant à traiter (Comment peut-on se laisser embarquer dans une secte ?), si encore le début du film est intéressant, qu’il démontre bien les pièges et autres les manipulations que ces sectes peuvent faire pour convertir ces futurs membres à leurs causes, très vite, Bertrand Bonello va nous faire déchanter et surtout décrocher de son film, en nous entraînant dans une intrigue insipide, décalée et surtout soporifique au possible.

Il y avait tellement de possibilités de parler des sectes, de leur fonctionnement et de leur pouvoir sur l’autre et Bertrand Bonello passe totalement à côté, nous enfonçant dans un film étrange, glauque, incohérent, qui est totalement en roue libre. Un film qui part dans tous les sens et sans retenue. Si au départ, on se demande où le réalisateur veut nous emmener, plus le film avance et plus le constat est que l’on se fout de là où il veut aller.

« De la guerre » est parcouru de silences et de scènes interminables, qui à force d’être étirées au possible, finissent par ne plus rien vouloir dire. Le propos du film est totalement noyé sous la mise en scène prétentieuse de Bertrand Bonello qui s’essaye presque au cinéma expérimental, filmant des gens en train de danser dans une forêt, abordant des têtes d’animaux, cherchant on ne sait trop quoi finalement. Puis en plus d’être ennuyant, le film ne nous aide pas du point de vue de ses dialogues qui n’ont ni queue ni tête. La plupart du temps, on reste largué par ce que l’on entend et dans l’autre moitié, il va falloir déchiffrer ce que le réalisateur essaie de dire, puisque ce sont des silences et des regards, accompagnés d’une musique des plus ridicules qui parcourent le reste du film

On ajoutera à cela une musique à l’image du film, étrange et souvent agaçante et enfin des acteurs, des grands acteurs, auxquels on ne croit pas. Mathieu Amalric essaye tant bien que mal, mais n’arrive pas à nous emporter dans sa quête, surtout que son personnage n’est absolument pas attachant pour un sou. Il va falloir vous accrocher pour comprendre ce que nous raconte Asia Argento, qui est affublée d’un accent tellement fort, qu’on ne comprend rien du tout quand elle communique. Guillaume Depardieu agace, Clotilde Hesme ne sert à rien, tout comme Laurent Lucas, qui finalement est plus là parce que c’est le pote de Bonello. Bref, seul Léa Seydoux s’en sort, alors même qu’elle a un rôle des plus étranges elle aussi.

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« De la guerre » est donc plus qu’une déception. Si le film commençait bien, au fur et à mesure que « l’intrigue » se déroule, Bertrand Bonello, à grands coups de n’importe quoi, finit par nous désintéresser totalement de ce qu’il essaye de nous raconter et c’est complétement en dehors du film qu’on le finit.

Note : 02/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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