octobre 29, 2020

Ça va sharkler! – Top 10 des Films de Requins Totalement Improbables

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L’univers du film d’horreur est un endroit merveilleux dans lequel pullulent des films plus extraordinaires les uns que les autres. Jouant sur les peurs les plus primaires de l’être humain, le cinéma horrifique peut se targuer d’être le genre le plus créatif et celui qui tente, quasiment à chaque fois, de surprendre pour susciter de nouvelle peur. Et si les tueurs en série ont eu un succès phénoménal donnant des licences interminables et cultes aujourd’hui, ce ne sont pas les seuls à avoir le monopole du cinéma de genre. En effet, certaines thématiques n’ont pas besoin de tueur pour faire peur. On peut jouer sur la possession et la perte de contrôle de soi, ou encore sur la peur du noir et des possibles créatures qui y vivent. Bref, on peut faire beaucoup de choses avec cinéma d’horreur ou fantastique.

Et les bestioles sauvages ne sont pas en reste. Injustement vus comme des mangeurs d’hommes, certains animaux sauvages se sont vus colonisés les écrans de cinéma ou de télé, leur donnant une réputation totalement fausse. Si les tigres, les lions, les serpents ou encore les araignées ont eu leur heure de gloire, les requins font partie du panthéon des créatures préférées des réalisateurs des films d’horreur, débordant d’idées pour parfaire des machines à tuer. Et si certains films dominent comme Les Dents de la Mer de Spielberg, d’autres font la queue du peloton, offrant des spectacles navrants et souvent pénibles à suivre. C’est ainsi que sont nés, pour changer la routine, les requins complètement improbables, qui allient bien souvent mutations et navets pour fournir au spectateur un spectacle hallucinant qui donne à douter sur les substances prises par les producteurs et cinéastes. Ceci dit, ces films demeurent des plaisirs coupables pour beaucoup de cinéphiles, et quand on fait quelques recherches, on se rend compte qu’il y a vraiment tout et n’importe quoi. Enfin… surtout n’importe quoi. De quoi établir un Top 10 des films de requins qui partent vraiment en cacahuètes.

  1. Shark in Venice de Danny Lerner

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Les lieux d’apparition des requins est une donnée très importante dans les nanars de squales. Il faut dire que maintenant, on peut les trouver de partout, même dans les prisons pour femmes comme pour Sharkansas Women Prison Massacre. Mais le film qui nous attire là est caractéristique de sa ville. En effet, certains scénaristes ont imaginé un grand blanc dans la baie de Venise avec pour but de protéger un trésor de templiers. Il en résulte un film hallucinant de bêtises, avec un Stephen Baldwin en roue libre et surtout des CGI affreux. Alors le film devient n’importe quoi à cause de son requin qui fait un massacre dans Venise sans que cela ne choque personne, mais surtout à cause d’une chasse au trésor qui part en vrille avec des gangsters au charisme de moule. Bref, un film qui fait n’importe quoi et qui oublie surtout de rester dans un ton humoristique, se prenant beaucoup trop au sérieux.

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  1. Atomic Shark de A.B. Stone

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Quand on commence à voir des taglines du style “the coast is toast”, on peut être certain de tomber sur un bon gros nanar des familles. Cependant, il faut être farfelu pour foutre des requins dans une histoire de catastrophe nucléaire. Sauf si lesdits requins sont équipés de système d’explosion. Sorti aux States en Juillet 2016, Atomic Shark raconte comment une sauveteuse en mer va réunir une équipe pour faire une mission suicide, arrêter une escouade de requins équipés de bombes atomiques. Un pitch complètement loufoque pour un résultat qui risque d’être affreux, en attestent les effets spéciaux vraiment dégueulasses de la photo. A noter qu’il n’y a pas de date de sortie encore pour chez nous, mais on se frotte les mains d’avance.

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  1. Sharktopus de Declan O’Brien

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Des requins de base, comme les requins marteaux, les grands requins blancs ou encore les requins bouledogues, c’est surfait. La mode est à la mutation, à la manipulation génétique pour créer le monstre parfait et ainsi attirer la foule dans les aquariums. Se basant presque  sur le pitch de l’Etrange Créature du Lac Noir, Sharktopus propose, à la base, sur le papier, un pamphlet sur l’exploitation des aquariums et des créatures marines. Sauf qu’entre temps, la drogue a circulé de mano à mano chez les producteurs et les scénaristes et c’est ainsi que naquit Sharktopus, une créature mi-requin mi-pieuvre, qui va dézinguer du pauvre bougre à tout va. Entre des effets spéciaux horribles et un scénario à bout de souffle (mais qui donnera naissance à des suites et de nombreuses confrontations), Sharktopus est un navet pur jus mettant en scène l’un de requins les plus laids du cinéma.

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  1. Sharkenstein de Mark Polonia

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S’il y a bien quelque chose qui fascine le créateur de nanar, c’est le nazi. Qu’il soit mort, qu’il soit vivant, qu’il soit mort-vivant, on aura tout vu de l’officier SS, allant même jusqu’à placer Hitler dans un robot ou encore des nazis sur des dinosaures. Mais sans pour autant afficher des nazis, la rumeur d’essais ésotériques durant la Seconde Guerre Mondiale fait rêver bon nombre de scénaristes. C’est ainsi qu’est né Sharkenstein, un requin mort-vivant créé par l’armée allemande qui reprend vie 60 ans après et qui sème la terreur dans un petit bled américain. Doté d’un design frôlant l’arnaque quand on regarde la jaquette, ce film semble tenir toute ses promesses de nanar effronté.

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  1. Sand Sharks de Mark Atkins

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L’eau, ça mouille et sur la plage, certains touristes sont trop tranquilles. C’est vrai quoi, quand on est un requin, c’est compliqué de tuer des gens et les surfeurs ont tous le même goût. Chaque requin a envie de goûter de la pouffiasse au monoï qui fait la raie sur sa serviette de plage. Du coup, un tremblement de terre réveille des requins préhistoriques qui nagent dans le sable. Voilà le pitch de Sand Sharks, qui une fois plus, prouve que les scénaristes redoublent d’idées pour susciter la peur avec des requins. En annulant le dernier lieu sûr de la plage, les scénaristes ont dû se dire qu’ils tenaient là l’idée du siècle. Mais ils font comment pour respirer les requins ? Et ils se déplacent comment dans le sable ? Ils creusent avec leur nez ? Bref, un nanar de plus avec Corin Nemec (Parker Lewis), qui pour le coup, perd.

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  1. Avalanche Sharks de Scott Wheeler

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On a fait le sable, on a fait Venise, s’il y a bien un endroit où l’on ne s’attend pas  voir un requin, c’est à la montagne. Mais des scénaristes l’ont fait ! Avalanche Sharks raconte l’histoire d’un requin préhistorique pris dans les glaces qui se fait libérer par des explosions déclenchant des avalanches. Il va alors perturber un concours de bikini. Après tout, on a bien des requins qui arrivent à nager dans le sable, alors dans la neige, c’est beaucoup plus facile et en plus, à la base, c’est de l’eau. Un film qui prouve, une fois n’est pas coutume, que le requin est devenu au fur et à mesure des années, la bestiole préférée pour faire des nanars aux CGI horribles.

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  1. Ghost Shark de Griff Furst

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Quand une bande de rednecks tue un grand requin blanc lors d’une pêche au grand large, son esprit revient pour se venger et il va faire un carnage dans la petite ville de Smallport. Avec ce film, on revient au changement physique du requin et pas forcément sur le lieu. Sauf que Ghost Shark fait l’effort de partir dans tous les sens et de fournir un requin qui peut aller partout. En effet, ce requin fantôme peut se faufiler dans la moindre goutte d’eau et on peut le voir dans les éviers ou encore dans les piscines, ce qui est très efficace pour tuer du quidam. Ghost Shark n’a donc plus de limites et change complètement le film de requin pour en faire quelque chose entre le fantastique, l’horreur et la comédie. Certes c’est mauvais, très mauvais, mais au moins, c’est original.

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  1. Sky Sharks de Marc Fehse

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Pas encore sorti et prévu pour 2017, Sky Sharks se révèle très excitant par son scénario surréaliste mettant en scène des nazis morts-vivants.  Et oui, Dead Snow ou Frankenstein’s Army n’auront plus le monopole du zombie nazi. Sauf qu’ici, encore une fois, les expériences nazies vont faire des miracles, mettant en avant quatre officiers chevauchant fièrement quatre requins volants. Reprenant les cavaliers de l’apocalypse, Sky Sharks semble bien partie pour devenir une référence en matière de films de requins où le n’importe quoi prévaut sur tout le reste. Surtout quand on sait que l’armée américaine va ressusciter quatre soldats tombés au Vietnam pour contrer ces quatre officiers nazis à dos de requin.

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  1. Sharknado de Anthony C. Ferrante

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Une tornade dans l’océan, un banc de requin et le tour est joué. The Asylum a fourni il y a quelques années un film qui a fait beaucoup de bruit autour de son pitch qui racontait n’importe quoi et qui pourtant a fonctionné du tonnerre, donnant même lieu à une saga plus que douteuse. Mais qu’importe, voir des requins dans une tornade semble plaire, surtout quand les effets spéciaux numériques, complètement à côté de leur pompe (volontairement), sont là pour prouver le cynisme de ses producteurs. Il en résulte un navet imbuvable, mais qui a su trouver son public et qui a permis de relancer certaines carrières. Il s’agit-là du nanar de requins le plus connu au monde et pourtant, il n’est pas premier dans notre classement. Mais qui a bien pu voler la vedette aux requins tombant sur Los Angeles ?

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  1. Shark Exorcist de Donald Farmer

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Il n’y a plus de respect. Voulant assimiler le film de possession avec celui des requins, Donald Farmer a fait le pari de réaliser un film improbable et complètement débile. Car Shark Exorcist est un vrai film de requin puisque une femme réussit à mettre l’esprit du malin dans un grand requin blanc. Désespérée, une ville envoie un prêtre pour régler le problème. Complètement hallucinant, visiblement désespérément nul, ce film éclate les limites du film de requin, essayant d’y mettre une pointe d’épouvante, sans que cela ne fonctionne un seul instant. Maintenant, allons-nous avoir un film de requin vampire ou encore un film de requin-garou ?

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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