Confession of Pain

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Titre Original : Seung Sing

De : Alan Mak et Wai Keung Lau

Avec Tony Leung Chiu Wai, Takeshi Kaneshiro, Shu Qi, Chapman To

Année: 2006

Pays: Hong-Kong

Genre: Thriller

Résumé:

Un détective aide un ami à découvrir le meurtrier de son beau-père. Les détails de l’enquête montrent que le crime est parfait…ou presque.

Avis:

Alan Mak et Wai Keung est un duo de réalisateurs qui a marqué le cinéma asiatique des années 2000. S’il avait chacun une carrière de leur côté, les deux réalisateurs se sont bien trouvés avec la trilogie « Infernal Affairs« , qui donnera « Les Infiltrés » de Martin Scorsese. Et depuis cette trilogie, les deux réalisateurs ne se quittent plus.

Depuis leur trilogie culte, les deux réalisateurs se sont retrouvés sur « Initial D » l’année suivante et sur « Confession of pain« . Espérant trouver un thriller de haut vol, comme le cinéma asiatique nous en offre régulièrement, « Confession of pain » est un film confus, tiré par les cheveux et qui se perd totalement. C’est un film qui réunissait pourtant beaucoup de bons ingrédients, mais qui malheureusement ne réussit jamais à convaincre et à décoller.

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Il fut un temps où Bong était dans la police et il se trouvait être un très bon inspecteur. Mais Bong a démissionné à la suite du suicide de son amie. Depuis, il est détective privé et en dehors des heures de travail, il se noie dans l’alcool. Un beau jour, son ancien partenaire et ami vient le voir afin qu’il enquête sur le meurtre de son beau-père. La police ayant peu de pistes, son ami espère bien que Bong saura trouver ce qui échappe à la police. Bong accepte et ce qui semblait être le meurtre parfait, va très vite l’orienter sur une piste qu’il n’aurait préféré ne pas soupçonner.

Une enquête glauque et pleine de coups tordus, une ambiance noire, d’excellents acteurs qui se font tête et s’entraident, une bonne affiche qui annonce la couleur, deux excellents réalisateurs derrière la caméra ou encore et tout simplement un synopsis qui donnait envie, avec « Confession of pain » la route était déjà établie et le plaisir présent avant même d’avoir jeté les yeux dessus.

Mais très vite, malheureusement, on déchante devant ce film qui n’est que déception sur déception. « Confession of pain » est l’exemple parfait du pétard qui a pris l’eau. Très peu convaincant, le film s’avère être lourd et confus. L’intrigue a tendance à partir en roue libre et n’arrive jamais à décoller comme on s’y attend. D’ailleurs à plusieurs reprises, on restera comme en arrêt, essayant de comprendre le pourquoi de cette volonté d’essayer de noyer le poisson, alors que le piège ne fonctionne pas puisque c’est incohérent, les deux réalisateurs se trahissant eux même, la scène d’après venant nous conforter dans ce que l’on sait déjà. Le film ne jouit d’aucune ambiance et sur l’avancée de son intrigue, on va très vite se rendre compte que c’est sans surprise. Et ce sera assez triste, car très vite, on comprend qui est l’assassin et alors qu’on aurait pu avoir un face-à-face prenant entre deux personnages, les deux réalisateurs n’installeront aucune tension. Il n’y aura aucun moment que l’on pourrait craindre. Aucun retournement de situation qui pourrait surprendre le public. « Confession of pain« , c’est un peu comme une autoroute, long et fade.

Le constat se fera de même du côté de la réalisation qui va s’avérer être toute aussi confuse que l’intrigue. Quand on regarde ce film, on a l’impression que les deux réalisateurs ne savent pas trop où ils vont. Passant d’un style, de la couleur au noir et blanc, introduisant des flashbacks gratuits qui n’étoffent rien, essayant certaines choses, le tout est un vrai boxon qui finit par ressembler étrangement à un épisode des « Experts« . C’est vraiment dommage.

Puis enfin, histoire de conclure le tout en apothéose, les deux réalisateurs n’ont pas réussi à emmener leurs comédiens dans leur histoire. Dans « Confession of Pain« , la seule confrontation qui sera surprenante c’est bien celle qui oppose le jeu des deux acteurs qui n’arrivent pas à s’accorder. Takeshi Kaneshiro qui incarne Bong est trop dans l’excès, que ce soit son personnage ou son jeu. On ne peut passer à côté du fait qu’il soit alcoolique. À ça, on est bien au courant… Quand à Tony Leung, l’immense Tony Leung, il est complétement effacé et finalement se trouve être pris dans un non-jeu. On ajoutera à cela que la présence de rôle féminin n’apporte finalement pas grande chose, alors que ça aurait pu être l’inverse total.

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« Confession of Pain » est donc un thriller qui s’avère décevant, très décevant, surtout venant de la part de réalisateurs tels qu’Alan Mak et Wai Keung Lau. Sur le papier, les deux réalisateurs avaient tous les ingrédients pour offrir un très bon thriller. Les idées étaient présentes, les acteurs au rendez-vous, mais finalement il n’y a pas grand-chose qui fonctionne ici et l’on en ressort déçu, mais aussi frustré à l’idée de ce que le film aurait dû être…

Note : 06/20

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Par Cinéted

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